[chronique] LIVING DEATH- Protected From Reality

Mike Elektrökuthör
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Living_Death_Protected

 

Après 2 albums de Speed de qualité assez douteuse (« Vengeance Of Hell » aurait pu être mieux avec une meilleure production, je suis un peu vache sur le coup), LIVING DEATH se lance dans le Thrash bien nerveux. Il faut dire que pour ses voisins teutons, ça marche plutôt bien le Thrash et en plus on est dans les années 80 et c’est encore tendance.

Bref, LIVING DEATH potasse le sujet et nous sort son meilleur album. Ni plus, ni moins.

– Woooow !!! mais c’est une tuerie alors ton bidule !!

Bah non. C’est un bon album, rien de plus. Ce qu’a fait le groupe avant et après est tellement en dessous de cette œuvre que ça en fait automatiquement le meilleur. Et de loin.
Sans être une perle injustement oubliée, il faut reconnaitre que nos allemands s’en sortent plutôt bien. Les riffs sont assez sympas, ça s’enchaine très bien, le côté Heavy/Speed est encore un peu présent (« The Galley ») et les solos sont relativement mélodiques dans l’ensemble (« Horrible Infanticide Part. 1 »). On notera la présence de chœurs sur certains titres comme l’instrumentale « Woods Of Necrophiliac » qui est un peu le « Orion » de LIVING DEATH. Pas aussi bien mais très bien ficelé avec une ambiance malsaine. Le groupe ose même taper dans le « Prog » avec « Natures Death ». On atteint des sommets avec « Intruder » et son refrain guttural, et « War Of Independance » qui aurait pu être un classique du groupe. Un savant mélange de Speed/Thrash bien cousu qui fait du bien aux cages à miel.

Un des plus gros défauts de cet album reste le titre de fin « Eisbein (Mit Sauerkraut) »*. Un titre à l’esprit Thrash Crossover à la D.R.I./WEHRMACHT sans intérêt et qui fait tâche au milieu du reste.
Un autre point qui peut être un défaut ou une qualité selon la perception des auditeurs, c’est la voix de Toto (non, ce n’est pas une blague). Ses hurlements aiguës sont assez bestiaux et donnent un rendu très agressif aux chansons. Mais ce n’est pas Halford non plus. La voix de Toto est un peu plus éraillée et c’est un timbre que tout le monde ne supporte pas. Surtout quand c’est hurlé sur tous les titres (Si chez Rob, les hurlements semblent plus naturels, chez Toto on sent que c’est forcé à mort et que le bougre en chie parfois) !! Et que ça sonne faux aussi de temps en temps. Mais relativisons, c’est toujours plus juste que sur les 2 albums précédents.

Un bon album à ressortir par ci par là, mais on est loin du chef d’œuvre. Les ambiances sombres et morbides (à l’image de la pochette) sont appréciables et font mouche. La production, bien qu’old school semble bien vieillir mais force est de reconnaître qu’à force de l’écouter je ne l’apprécie plus comme aux premières écoutes, un peu comme si ça devenait lassant à la longue… ce disque aurait mérité un successeur digne de ce nom mais à la place on se retrouvera avec une bouse de Trash (oui sans le H cette fois) technique mal bricolé et un autre album encore plus mauvais…

* Plat allemand à base de choucroute et de jambonneau, ach !!

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