[Interview] Atlantis Chronicles

Formé en 2010, Atlantis Chronicles sort son deuxième album studio « Barton’s Odyssey ». A cette occasion, entretien avec Sydney, batteur de la formation…

Tout d’abord, peux tu nous présenter le groupe?

Nous sommes un groupe de Death metal moderne et technique, selon l’étiquette que les gens veulent bien nous coller (rires). En ce qui concerne les membres, je suis à la batterie, Alex et Jérôme à la guitare, Simon à la basse et Antoine au chant Le groupe a débuté en 2010, une première partie du projet appelé « Abyss » a débuté en 2006 mais le projet a beaucoup changé avec l’arrivée d’Antoine en 2010 et a pris le nom d' »Atlantis Chronicles ». Suite à l’arrivée d’Antoine, le fonctionnement du groupe a tellement changé qu’on a décidé de partie sur des nouvelles dates et le changement de nom s’imposait de lui-même.

« Barton’s Odyssey » est votre 2ème album et pour la seconde fois, votre album est sur la thématique « maritime » d’où vous vient cette attirance pour ce milieu?

Notre premier groupe « Abyss » était déjà marqué par cette thématique, je saurai difficilement te dire pourquoi mais on a toujours aimé ça, l’océan, l’image que ça véhicule et la culture qui s’y rattache, notamment la pop culture des années 90 avec le cinéma, la littérature, mais aussi Jules Verne, si on remonte un peu plus loin. Cet imaginaire là nous a toujours nourri quand on était jeune. Rattacher l’univers metal à ça faisait sens, l’océan est quelque chose de si immense, qui donne la vie, la reprend, base aussi de la vie sur Terre, toute cette symbolique nous plaisait vraiment et tout est parti de là. Avec AC on a voulu développer encore plus en s’intéressant à la vie de William Beebe, qui est  un scientifique qui a participé avec Otis Barton à la création du premier engin submersible et qui a permis d’explorer les fonds sous marins au début du XXème siècle. Et malgré toute la culture qui s’y rattache on a jamais entendu parler de ces 2 personnages. Notre premier album est donc un concept album où on suit cette plongée fantasmagorique de William qui part d’un fait réel pour en faire une fiction, descriptif et introspectif, on développe toutes les sensations qu’il peut ressentir en découvrant toute cette faune et cette flore que personne n’a jamais vu avant lui.

atlantischroniclesPeux tu me parler de l’artwork de l’album et aussi du livret qui est assez atypique?

On avait une idée très précise de ce qu’on voulait, on a décidé de travailler avec Olofsson qui fait tout en peinture numérique, on le considère comme un vrai artiste, il avait travaillé pour beaucoup de groupes que l’on admire. On avait déjà travaillé avec lui sur le 1er album, on lui a dit ce qu’on voulait et on a laissé libre court à son travail d’artiste, comme ça a très bien marché on a pas cherché plus loin pour le 2eme album.

Dans cet album, Otis Barton au cours de son voyage imaginaire, va se rendre compte que la fin du monde approche, mais ce n’est pas quelque chose de péjoratif, c’est plutôt une renaissance pour la Terre. A travers ce voyage, il va prendre des notes, un peu comme dans un journal de bord et l’histoire est racontée sur l’album à travers ses notes à une civilisation 2.0. C’est pour ça que le livret est sous la forme de notes avec des taches, des ratures, etc pour marquer cet esprit.

Parmi les sponsors qui vous supportent et que l’on peut découvrir sur le livret on peut voir les « Sea Shepherd », c’est une lutte, un combat qui vous tient à cœur?

On les a rencontré 2 fois, ils sont très pris, on n’a pas de partenariat officiel avec eux, on soutient leur démarche de préservation des océans, de luttes contre le braconnage marin pour marquer ce soutien on appose leur logo sur nos flyers etc. Ce n’est pas grand chose mais c’est le moins que l’on puisse faire

A ce niveau là, si on vous compare avec Gojira vous en pensez quoi?

Gojira étant beaucoup plus médiatisé et avancé ont sûrement un partenariat plus officiel et plus profond. Mais c’est important de défendre ce genre de valeurs.

Toujours à propos du livret, j’ai remarqué que le prologue était écrit à la fois en anglais et en Français, c’est important pour vous cette francophonie?

Les textes ont été co-écrit par un ami, Guillaume Destot, et sont quand même très imagées et très métaphoriques. L’accès peut donc en être assez difficile. On voulait marquer notre appartenance à ce beau pays qu’est la France en faisant honneur aux gens qui nous ont suivi avec le premier album, la plus grande partie de notre fan base étant en France on trouvait dommage que les gens passent à côté du travail et de la thématique de l’album. Difficile de traduire toutes les paroles mais le moins que l’on puisse faire c’est de traduire le prologue, ce qui permet au moins de situer l’action.

Vous avez entamé la 1ère partie de votre tournée il y a quelques jours, quel a été votre ressenti et qu’en attendez vous pour la suite?

C’était un petit cap pour nous car après 9 mois de « gestation » sur les nouveaux morceaux ça fait énormément de bien de retourner sur scène. La salle par laquelle on a commencé, on y avait déjà joué lors de la tournée du 1er album et on a noté qu’il y avait presque 2 fois plus de personnes que lors de notre premier passage ça fait énormément plaisir de voir que de plus en plus de gens nous suivent. On ne savait pas trop à qui s’attendre dans cette salle de banlieue et on a été agréablement surpris de voir autant de monde et surtout que le 1er album est bien rodé, ils chantaient les morceaux avec Antoine, c’était une très bonne date pour nous. On a aussi pu tester les nouveaux morceaux. Pour la suite de la tournée on en attend autant si ce n’est plus de la part du public. Notre objectif est de faire un maximum de concert en France et sur les pays frontaliers, puis voir ce qu’on peut faire dans le spays étrangers, Etats Unis, Canada, pourquoi pas un retour au Japon. En tout cas on se donne à fond pour les concerts, après tout, les gens sont là pour ça! On sait que ce n’est pas toujours pareil de mettre de l’argent dans des CD, des places de concert etc alors on essaye de donner notre maximum et ça nous satisfait aussi de faire comme ça, on ne pourrait pas le faire autrement.

Affiche-Atlantis-Chronicles

Pour ma part je n’ai plus de question, je te laisse le mot de la fin…

Merci aux gens qui nous soutiennent depuis le début, les gens qui prennent le temps de lire les interviews et gardez la pêche de ce milieu de passionnés qu’est le metal, bougez, participez venez au concert. Restez en vie, la scène restera en vie!

Merci.

 

 

 

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