[Chronique] WHITESNAKE – The Purple Album (2015)

Wicasa Wakan
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Facebook/Whitesnake.official

Label : Frontiers Music
9,5/10

J’avoue que j’avais accueilli la nouvelle de la sortie de cet album avec une certaine réserve… Étant un fan invétéré (et non invertébré…) de David Coverdale et de son serpent blanc, enfin…, hem, son groupe bien sûr, la venue d’un album de covers du groupe qui lui avait permis de sortir de l’anonymat il y a plus de quarante ans maintenant, m’avait fait me demander : « Est-ce bien raisonnable ? ».

Je m’explique. Cela n’allait-il pas compromettre la réalisation d’un futur album de compos ? En effet, DC devait atteindre l’âge fort respectable de 64 ans après la sortie de cet opus… Ce n’est un secret pour personne, en vieillissant les cordes vocales ont la fâcheuse tendance à s’allonger, finissant par rendre impossible toute montée dans les aigus et par abaisser considérablement le registre. Certains en ont d’ailleurs déjà fait les frais…
Bref, pendant combien de temps pourra-t-il encore pouvoir être fidèle à lui-même ? La réponse n’a d’ailleurs pas tardé à venir car à l’annonce de la tournée « Greatest Hits 2016 », l’ami David en a profité pour annoncer que la set-list ne serait composée que de titres de « Slide It In », « 1987 », et « Slip Of The Tongue » et qu’il ferait ainsi ses adieux à l’Arena Rock ! Que nous prépare-t-il donc ? Un retour au Hard Blues des débuts ? Depuis l’annonce récente qu’il pensait prendre sa retraite en 2017, rien n’est moins sûr… L’avenir nous le dira.

Mais, revenons donc au « Pourpre album » puisque, pour l’instant, c’est encore l’objet de cette chro, je l’avoue, un peu tardive… Passé donc le désarroi qu’il ne fut pas un album de nouveaux titres du SNAKE, les explications du pourquoi du comment de cet album par Mr Coverdale dans la presse achevèrent de me convaincre du bien fondé de la démarche. Bien plus qu’un album de reprises, c’est en fait un remerciement en forme d’hommage que DC adresse à ceux qui lui ont tendu la main il y a maintenant bien longtemps. Hommage car certains ont disparu (Jon Lord, Tommy Bolin) et, au-delà de la simple reprise, WS revisite ces chefs-d’oeuvre à sa sauce, c’est à dire, épicés !

Ne voulant pas offrir un ersatz du jeu incroyable de Jon Lord aux claviers, DC a préféré rendre ces derniers plus discrets au profit de sa paire de six-cordistes dans laquelle le très talentueux Joel Hoekstra est venu prendre la place laissée vacante par Doug Aldrich. Le résultat est pour le moins explosif et donne une dimension différente à ces morceaux qui ont écrit une partie de la légende vivante du Hard Rock.
Si les versions de « The Gypsy » et « Soldier Of Fortune » m’ont donné le frisson, celle de « Lay Down, Stay Down » m’a bien fait secouer la moumoutte, et l’ensemble m’a bien fait taper du pied ! On relèvera que « Burn », un des rares titres que WHITESNAKE jouait déjà régulièrement en live, tout comme l’inénarrable « Mistreated » sont aussi de la fête, alors que deux perles issues du sous-estimé « Come taste The Band » (les excellents « Love Child » et « You Keep On Moving ») figurent aussi au tableau, au milieu d’autres titres marquants du « Pourpre Profond ». Les trois albums de DEEP PURPLE auxquels DC participa sont donc tous bien représentés. Enfin, l’album se termine sur un coup de tonnerre avec le titre qui inspira sans doute le « Wrathchild » d’IRON MAIDEN, le très Heavy « Stormbringer ».

David Coverdale boucle joliment la boucle de sa carrière, tel un serpent qui se mord la queue ! Ne lui reste plus qu’à ajouter au collier ainsi formé, un ultime diamant en guise de pendentif, à moins qu’il n’ait finalement envie d’une rivière… (note de BHL : ou d’un string…. Hein? Ah pardon!)

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