[Chronique] VOICE OF WINTER – Devil Eats My Parts

Bernard-Henri Leviathan
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Note : 7/10

Vous voyez le tableau : Marichoune (enfin, R. General pour vous, lecteurs) courant dans les couloirs de Lords Of Chaos, prête à miauler pour qui pourrait chroniquer l’album de VOICE OF WINTER, trio de notre hexagone, parce que voyez-vous, elle ne pouvait pas le faire elle-même… question de seins ou d’attributs dévoilés. Bref, trop d’intimité pour être totalement neutre dans tout ça.

« Vas-y balance, ma poule ! » m’étais-je écrié, passant la tête dans l’entre-bâillement de la porte. Je ne sais plus pourquoi j’étais en caleçon à ce moment précis mais toujours est-il que je n’étais pas très présentable pour sortir complétement dans le couloir. Et puis, l’idée du sauveur en caleçon, je sais pas, c’est assez vendable ! J’attrapais donc le précieux juste à temps pour ne pas me coincer le zigounot en reclaquant la porte. Mieux valait-il se prémunir de ces gens peu recommandables qui arpentent les locaux de la rédaction… surtout quand on est en caleçon et qu’on ne sait toujours pas pourquoi.

Me voici donc en face à face, presque nu, avec « Devil Eats My Parts ». Et mon dieu, n’avais-je pas fini d’en lire le titre que je me jetais déjà sur mon pantalon car mieux valait-il prévenir que guérir. Hors de question que mes attributs virils soient cuisinés en boulettes de viande par quelconque diablotin que ce soit.

Paré à toute éventualité, je me lançais. Neuf titres, d’un premier abord pas forcément définissable, coincé quelque part entre le Death, le Black, le Heavy, se déroulaient donc. « Intriguant » fut ma première approche. Un gros son (coup d’œil au livret : mastering modelé par Dan Swanö) habillait une série de riffs plombés permettant à la voix de moduler des growls tantôt graves tantôt aigus, somme toute assez classiques.

Au fil de l’écoute, le contenu se démarquait notamment par l’expression d’une basse cherchant la liberté, évoquant un peu les collaborations de Chuck Schuldiner et Steve Di Giorgio, quelques prétentions techniques en moins : passage à la lourdeur de WHITE ZOMBIE sur « Colors Of Loneliness », apparitions soliste un tantinet Free Jazz sur « Raped Womanity », expérimentale sur « The Company » ou encore dissonante à la PRIMUS sur « Made At Her Side ». Entre les riffs croisant Thrash ou Death, on y trouvait quelques accalmies le temps de beaux passages en guitares acoustiques et voix claire, venant apporter un peu de fraîcheur.

MOONSPELL. Voilà une autre référence qui me venait à l’esprit, entre le Heavy/Black à voix graves et chuchotées de « The Black Rose » et le côté sombre et clair (à l’accent cependant parfois douloureux et pas toujours gracieux) de « This Is No Cave ». Un côté peut-être un peu CREMATORY sans les claviers, aurais-je également pu citer.

Et c’est à la fin, arrivant déjà à grands pas, que VOICE OF WINTER décide de faire honneur à son patronyme en laissant s’exprimer cette fameuse voix venue du froid, celle fantomatique soufflant comme le vent en guise de choeurs refermant « The Company » ou celles issues de nos sombres rêves laissant hurler à la mort une folie trop profondément enfouie sur le final du très Doom-Death et bien-nommé, « Mad At Her Side ».

Bien sûr, le produit n’était pas que pourvu d’atouts séduisants et, malheureusement, c’est ici les soli qui en prenaient pour leur grade. En effet, à l’approche de ceux-ci ponctuant l’album, le soufflet redescendait assez vite : arrivant comme un cheveu sur la soupe, précipités et avec des notes manquées ou fausses, ils ne rendaient aucunement honneur à la fluidité des riffs ou des rythmes.

Je dressais donc le bilan de « Devil Eats My Parts » comme un album avec de belles idées et une volonté de proposer un contenu varié mais comportant également de nets points d’amélioration. Heureusement, cet album étant une « photographie » du groupe en 2013… je l’imaginais bien avoir déjà progressé depuis.

Alors Marichoune ? Heureuse ?
Allez, je lâchais le futal, parce que ça me revenait en tête : on est quand même mieux quand ça respire.

Au fait, avant de jeter une oreille sur cet album, allez donc déjà poser un œil sur la biographie postée sur leur Facebook, il semblerait que VOICE OF WINTER ait trouvé un sacré public !

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