[Chronique] THRASHBACK – Night Of The Sacrifice

Bernard-Henri Leviathan
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Chronique d’une écoute intensive en quatre mouvements : Partie 3 : THRASHBACK « Night Of The Sacrifice »

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Note : 8,5/10

A peine plus d’un an après la sortie de «Possessed By Thrash» et toujours signé chez EMANES METAL RECORDS, voilà que THRASHBACK remet le couvert avec un album visuellement tout aussi attrayant! Bon alors question style, description du produit, etc. je ne vais pas te retailler un steak, aussi je te renvoie à cette précédente chronique pour en savoir davantage sur ce power (et le terme n’est pas du flan) trio.

Ce qui m’intéresse pour cette chronique, c’est le cheminement du groupe car :
– s’il est indéniable que le son est de suite identifiable,
– si “le premier titre, vous explique […] que vous aurez bien droit à ce que vous espériez : une tripotée de morceaux de cette alléchante vague revival d’un Speed/Thrash sans compromis, sans fioritures et exécuté selon les règles établies”,
– si  “la musique de ce groupe est compacte, homogène, très rythmique.”,
– si encore “ici, on vient chercher de l’adrénaline à l’état pur, on creuse pour trouver l’être sauvage, l’animal enfoui au fond de soi !”

Une évolution est cependant notable! J’aurais, en effet, tendance à percevoir ce second album comme un compromis, un bon compromis. Si le groupe se fait sans doute moins carnassier que lors de son précédent effort, il s’ouvre un peu plus à la diversité (toute proportion gardée tout de même, hein). Et c’est ainsi que sur certains plans ou rythmes, comme « Night Of The Sacrifice », « Under The Hammer » ou « 1888 (Jack The Reaper) » par exemple, on approcherait presque le Heavy. Attention, quand j’écris ça, je ne parle pas du Heavy de midinettes. On reste dans la grosse artillerie, la machine de guerre allemande, moulée dans les slips les plus couillus et poilus.

Cette ouverture, on la ressent aussi, même si de manière parfois infime, derrière le micro où Speed adopte un timbre toujours animal mais souvent plus cadré, moins juvénile. On n’ira pas jusqu’à citer Udo mais pas loin. THE GERMAN PANZER tiens, avec un zest de DESTRUCTION et une louche d’ACCEPT, voilà une bonne idée de référence! Enfin, tout cela pour nous rappeler de toute façon que le Thrash est à l’origine le rejeton enragé du Heavy et quand on tape chez les pionniers, on peut parfois avoir Papa ou Maman qui ouvre la porte.

Au delà de cette considération, « Night Of The Sacrifice » reste un album de pur Thrash et si en seconde partie de l’album, « Rest In Peace » nous offre le luxe de l’interlude à la guitare sèche, il y a toujours une belle collection de titres à l’humeur massacrante. A commencer par l’introductif « Let There Be Thrash », déluge d’accords saturant l’espace sonore, les « Endless War », « Abused », « Maniac » ou encore le très court mais hyper percutant et punkisant « D.I.E. » forment le retour du rouleau compresseur.

THRASHBACK fait une nouvelle fois preuve de son dévouement à WHIPLASH, illustré ici avec la reprise de « The Burning Of Atlanta » dont le solo est apposé par Tony Portaro lui-même. D’ailleurs, pour les musiciens, c’est un peu porte ouverte puisqu’on retrouvera divers guests comme Betov (ADX), Alex Kourelis (The Sticky Boys) et le vieux copain Kriss (ex-EVIL ONE). Bonne idée permettant notamment de rafraîchir et développer un peu l’espace soliste car, si elles ne sont pas vilaines, les interventions de Freddy ont parfois tendance à se ressembler.

Personnellement, j’ai peu à faire de ces conneries mais j’imagine bien quelques râleurs pointer une ou deux variations de niveau dans le mastering général. A ceux-ci, je répondrais : allons, concentrons-nous sur l’essentiel si vous le voulez bien. Et l’essentiel est là : une plongée directe dans ce que le Metal de tradition peut nous offrir de plus goûtu tout en n’oubliant pas l’indélicat pied bottant ton fessier ! Moi, je trouve ça génial. Et quand tu vois sur le site du label que tu peux te le procurer en package CD + LP limité à 35 exemplaires et pour un prix absolument dérisoire, je me demande bien ce que tu fous encore là !

En bonus de cette chronique, je te conseillerais bien de tendre l’oreille jusqu’aux dernières secondes de « (We Are) The ThrashCrew », il se pourrait qu’après un lâché de baguettes tu entendes un « Ahah ! Putain l’niveau !». Si l’on ne peut que donner raison à cette allocution, voilà de surcroît le genre d’intervention que je traque avec grand plaisir…

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