[Chronique] THE BYMZ – EP

Bernard-Henri Leviathan
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Note : 8/10

 

Bernard-Henri Leviathan : Putain mais qu’est-ce que c’est que ce BYMZ?!
Rasé de près et l’humeur matinale, me voilà stupéfait devant une trouvaille déposée sur mon bureau fraîchement lustré. Nouvelle matière, semble-t-il, à graver quelques lignes sur le site de Lords Of Chaos.

Affaire sérieuse s’il en est puisque ce nouveau groupe venu des terres dépravées de L.A. (Les Ardennes) compte en ses rangs notre nom moins célèbre collègue, Wicasa Wakan – Franck « Wolfy Moondog » Midoux pour le public, Moulfy pour les intimes. Après un parcours de ministre qu’il saurait vous décrire en 3 pages : chant sur le troisième album du guitariste Chris Savourey en 1998, chant sur le premier album de NORTHWIND en 2002, pas chant mais copain avec Fred Leclercq de DRAGONFORCE (si, si, je vous jure), concerts avec des fosses à photographes, Fred Leclercq de DRAGONFORCE encore (si, si je vous jure), des nouveaux copains aux goûts éclectiques pour monter un super groupe, une glorieuse campagne de crowdfunding, des gonzesses qui se désapent (enfin, c’est ce qu’il raconte… je ne les ai toujours pas vues), nous voici avec le premier EP de THE BYMZ entre les mains et avec Fred Leclercq de DRAGONFORCE dans les remerciements (si, si, je vous jure).

A toute affaire grave, réunion d’équipe immédiate. Le matin même, rendez-vous dans les locaux dernier cri du webzine avec chacun pour mission de plancher sur un titre. Il sera toujours temps à la fin de faire une synthèse très classe pour rendre le papier. Entre les retardataires et les excusés, on n’est pas nombreux, ça tombe bien, y a 5 titres. Je propose de boire un coup pour se mettre en jambe mais Herbert Léonard , toujours très consciencieux, nous dit qu’il vaut mieux avoir les idées claires parce que Wicasa Wakan a des godasses à bouts pointus qui font des trous dans les jeans à patchs et que, de toute façon il vaut mieux remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui. Un peu penauds donc mais quand même le baume au coeur de découvrir ce que fait réellement Wicasa au lieu d’écrire des millions de chroniques, nous nous installons.

On passe sur les filles qui nous tannent une fois de plus pour montrer leurs seins.
Tour de table… ah mince, c’est vrai, on commence par « Fastlane »! Alors que tout le monde s’était positionné sur les autres titres, puis tout le monde sur « Fastlane », puis tout le monde sur les autres titres, c’est Rottendrums qui passait par là, les mains un peu dans les poches il faut le dire, qui a hérité du droit inaliénable d’ouvrir le bal.
Tour de table…

« Fastlane » par Rottendrums
Je vais vous le dire ce que c’est que ce BYMZ moi : « BooYa MaZette ». Parce que ça envoie le pâté ce truc-là !!!
D’entrée on a un gros son bien couillu avec une guitare très chaude, une basse bien ronde et une batterie proprement balancée. Puis vient le « ooooooooooooh come on !!! » de notre Moulfy national. Mais c’est qu’il a une sacrée bonne voix celui-ci ! Entre une bonne diction de l’anglais et une voix haut perchée qui se permet de belles envolées très justes il doit en voir des T-shirt soulevés lors des concerts le coquin.

Musicalement il n’y a pas vraiment de surprise mais cette rythmique syncopée bien sympathique nous fait déjà secouer la tête. Cette recette à base de couplet/refrain et du solo de gratte qui va avec est évidemment bien connue mais il faut admettre que ce Hard Rock très bien exécuté est d’une efficacité redoutable.
En tout cas ce titre met la patate d’entrée, c’est un excellent choix de hors d’œuvre pour l’EP. Typiquement le titre que tu écoutes à fond dans ta caisse, lunettes de soleil baissées sur le nez à l’affut des postérieurs féminins qui se dandinent au bord de la route.

« Not Enough » par Herbert Al West
Mon rédac’ chef (forcément quinquagénaire, les cheveux rares et grisonnants, moustachu et doté d’un ulcère à l’estomac carabiné qu’il soigne à coups de pilules avalées comme des bonbons) m’a dit « Herbert, t’aimes découper, triturer, disséquer ? Ben tu vas être servi ! On t’envoie un nouvel EP venu tout droit des Ardennes. On a une équipe qui bosse dessus 24H/24 car c’est visiblement du lourd ! Faut que tu trifouilles quelque part entre la vertèbre numéro 1 et la numéro 3, genre la 2 tu vois ! » – « Mais qu’est-ce que c’est qu’ce bymz ? » –  » Ben justement, le groupe s’appelle The Bymz, alors tu me dis tout ce que tu trouves ! Prends tout ton temps, j’ai besoin de ça dans une heure sur mon bureau. Comme d’hab’, tu peux garder la bidoche. » Je sors donc les outils illico et m’attaque à la bête ! Sur l’étiquette est indiqué Not Enough. T’en veux encore ? Pas d’problème ! Je gratte, je racle, je déchire et je cisaille. Y’a de la chair autour de l’os, m’a l’air solide tout ça ! Je dois d’abord traverser une couche de riff sudiste bien épais aux allures de stoner à peine travesti. On croirait entendre du Zack Wilde ouvrant pour son (ancien) pote Ozzy ! La voix, par contre, c’est autre chose qu’un canard enroué, et elle vous balance quelque chose de beaucoup plus léger quand on arrive à l’os, un truc un brin glamouze qui donne un air de cool attitude à la barbaque, me rappelant le Motley Crüe de la grande époque. Puis on arrive à la moelle qui révèle deux belles surprises : un solo là encore Zack Wildesque, tellement sud profond que j’ai soudain peur de voir débouler un crotale énervé, et une voix qui part dans les aigus à vous donner envie de la suivre. Cette échappée dans le registre haut perché me fait juste regretter que cette voix ne suive pas sur tout la fin du morceau. Bref, c’est plutôt bon tout ça. Servi avec une petite sauce barbecue, ça donne carrément envie de s’attaquer aux autres parties du corps ! M’a ouvert l’appétit ! Bon, par contre, j’ai pas pu m’empêcher de jeter un oeil au contenu de l’estomac, et je sais fichtrement pas ce que foutaient là des restes de moule-frites…

« Lay Down, Stay Down » par Blackdog
J’ai toujours été un peu méfiant avec le heavy et le glam voyez-vous. Il m’a toujours semblé qu’il y avait quelque chose d’incohérent entre un metalleux, un collant et du Rimmel.
Lorsque mon ami Frank «Moulfy Mouledog» chanteur de « The Bymz » m’a dit qu’il avait un titre pour moi, j’étais assez enthousiaste… mais… « Lay down, stay down »…. C’est à ce moment que je me suis demandé si notre amitié n’était pas mal interprétée.
Ayant pris quelques précautions essentielles et rassurantes (un poing américain notamment) je me suis dit qu’il ne fallait pas se fier aux apparences et je me suis convaincu de prêter attention à ce titre et à son texte.
Bien, bien, bien « Lay down, stay down until the river of love…»…..
You really want to see the « fire in my eyes » ?!!!!
Moulfy, mon copain, tu sais que je tiens beaucoup à toi, que notre équipe est soudée et que ses membres n’ont pas à se monter les uns contre les autres, et encore moins les uns sur les autres (Encore que Langue de velours, Minou et Chachatte ne soient pas des plus sauvages).
Alors oui ce titre est bien monté, il fait montre d’une belle expérience du milieu et de ses codes, et tes petits cris aigus y font merveille.
On se croirait presque dans du David Lee Roth (quel chant c’est à en perdre Halen).
Je sais que tu as tenu à ce que d’autres membres aient leurs morceaux et j’avoue que j’étais curieux de savoir quelles propositions tu avais pu leur faire.
Et là, pour le coup, j’ai été rassuré, je me suis rendu compte que je me trompais  d’orientation.
En effet, cet EP est un véritable hymne  pour néo  hippies !
Jugez plutôt, « Fastlane » pour les endurants, « Not enough » pour les  précoces, « High and short » pour les pressés et « Best savoured cold » pour les nécros !
Enfin un album de  heavy metal dans la plus pure tradition d’ouverture du genre!
Je suis vraiment pressé de voir ce que nos collègues ont pensé de leur titre!
PS  (dont tout le monde se fout):
Je connaissais certains titres en prémix, on sent une intervention raisonnable au niveau du mix final, quelques  doublements de voix à certains moments, un peu de réverb qui donne un peu de profondeur.
Ça reste volontairement très vintage mais sans rentrer dans la ressemblance trop flagrante avec un groupe d’ainés en particulier, c’est ce qui est bien fait sur cet EP.
L’ensemble est très cohérent et assez démonstratif sans rentrer dans l’excès.
Un seul défaut, on regrette vu la qualité d’ensemble que THE BYMZ n’ait pas poussé jusqu’à un album complet, il y a un goût d’inachevé.

« High and Short » par presque Freyja
BHL : – T’es qui toi ?
Presque Freyja : – moi ? Ben je suis Freyja !
BHL : – Freyja ? Tu ressembles pas à ça !
Presque Freyja : -_-
BHL : bon, passons, c’était quoi ton titre ?
Presque Freyja : – J’avais « Bella ». Tout commence par un beat carrément glucose. C’est soul, c’est funky et la voix la plus grave et goulue de toute la bande FM entre en jeu pour..
BHL : – la voix la plus grave et goulue de toute la bande FM ??? Tu parles de Moulfy ?
Presque Freyja : Moulfy ? C’est qui celui-là ? Non, je parle du grand Maître Gims, voyons !!!
L’équipe : …
Presque Freyja : Quoi ? On n’est pas chez Daubes Of Chaos ?… Ah, désolée…. Je m’en vais comme une princesse en talons blancs !
BHL : Bon… on aura qu’à dire que « High & Short  » est le juste équilibre entre une approche moderne représentée par la surprise d’un riff sous accordé, très groovy, et les intonations classiques d’un chant proche de celui de Vince Neil (MÖTLEY CRÜE). On comprend mieux pourquoi toutes les chroniques de chez Frontiers Records sont raflées d’emblée par Wicasa Wakan. On pourrait peut-être aussi préciser qu’il y a ce petit contrepoint de basse tout à fait remarquable sous un solo très typé héros des années 80, Nuno Bettencourt, Van Halen, tu vois ? Bien claire la basse sur cet EP, j’aime bien ça. Ça vous va ?

« Best Savoured Col » par Mike Elektrökuthör
Cela fait un moment que je ne me suis plus penché sur le Heavy. A part quelques groupes comme WASP, JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou WARRIOR (et encore que le premier album), le Heavy me laisse froid car je ne retrouve plus l’aspect « mandale dans la face » ou alors les titres sont juste de faux tubes en puissance ou tout est bâclé et naze. Pour THE BYMZ je ne savais pas à quoi m’attendre et quand les notes ont commencé à se faire entendre, je n’y croyais pas!! C’est quoi déjà le contraire de chiant, nul, ennuyeux déjà?? Ah oui!!! C’est… c’est… c’est bien!! C’est frais, pêchu et ça envoie du lourd avec un groove implacable!! « Best Savoured Cold »!! Rien que le titre fait penser à une bière bien fraiche!! Allez, hop!! On fait péter une bonne Duvel du frigo et on la savoure tout comme ce titre qui clôture un EP de qualité!! Cette chanson devrait d’ailleurs être diffusée dans tous les établissements qui servent de la binouse car c’est toujours meilleurs frais et ça accompagne très bien une dégustation du service jusqu’à la dernière gorgée. Les premières notes sont comme le pschitt du décapsulage, le chant s’apparente au versement dans le verre avec la montée de la mousse, tout ce groove fait l’effet de la gorgée qui rafraichit le gosier, le solo est comme le râle de satisfaction après la dégustation. Et comme c’est bon, on se sert à nouveau encore et encore!! Et on s’enivre de ce Heavy au gout puissant et frais!! A mes yeux, le renouveau du Heavy made in France!! Cocorico!!

BHL : Bon, je pense qu’on a bossé super dur! Mon doigt ripe sur le bouton rouge du petit boîtier à côté du téléphone. Et bim, THE BYMZ hurlent dans les enceintes, les lights descendent du faux plafond, des femmes nues, et Mike avec, sortent de dessous les tables pour se trémousser sur Blackdog parce que c’est lui qui a réglé la dernière cotisation, les murs se couvrent de rideaux qui scintillent. C’est la LOC attitude les copains, la LOC attitude!

… Et merde, rangez vos strings, v’là Wicasa ! Moi qui pensais qu’il était à Cannes (Wicasa va à Cannes… ouf, j’arrivais pas à la placer!). Tant pis, pour la synthèse, ce sera pour la prochaine. En attendant, ça fait une chronique aussi longue que quand il écrit une présentation de lui pour Lords Of Chaos!

Ceridwen : Ah mais tu ne t’es pas trompé Bernard, il était bien à Cannes ! Je l’ai suivi en douce comme toujours…je l’ai aperçu hier midi en train de manger des moulf(r)y(tes) sur la croisette et de jouer les Apollons auprès des minettes en se promenant lunettes de soleil sur le nez et pectoraux à l’air ! J’en suis encore toute émoustillée ! Ouaaaaaaaah mais comme il était trop sexy et je peux te dire qu’il y en a plus d’une qui s’est retournée sur son passage ! Je crois que j’ai besoin d’une douche glacée !
Je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre en photo, pour enrichir ma collection….

 

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