[Chronique] STAINLESS – When Both Ends Burn (2013)

Wicasa Wakan
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Label : Autoproduction
Note : 8/10

Si pour la plupart des français la Belgique n’évoque guère plus que les moules frites, le Maneken Pis et Jacques Brel, encore que pour ce dernier, certains se l’approprieraient volontiers tant il a apporté à la chanson « française », pour nous autres frontaliers, et nous sommes quelques uns ici à Lords Of Chaos, c’est un peu plus que ça… Déjà, en bons hardos, la proximité des abbayes belges, nous rappelle constamment à notre sacré breuvage (et non à l’occasion de se livrer à de quelconques « Satanisteries » ^^), à ces délices de bières trappistes dont on ne saurait se passer… D’autre part, prenant mon cas personnel, mon meilleur ami (français) est marié avec une citoyenne du plat pays et y vit désormais. Donc les occasions de franchir la frontière (c’est quoi ça ???) sont légions. A tel point que cela en devient schizophrénique et qu’on finit par ne plus très bien savoir de quel coté de la force on se trouve, d’autant que l’on reste en francophonie ! Je me retrouve ainsi souvent dans la région de Charleroi, région qui justement nous intéresse puisque nos trois amis de STAINLESS sont justement originaires de cette zone. Ainsi nos amis belges feraient du métal ? Ben oui, mon gars, connaissent pas que ce fondu de Plastic Bertrand et Annie Cordy !!!… Même que depuis les années (glorieuses ?) 80 et encore maintenant, un label fait les beaux jours de notre musique préférée, j’ai nommé Mausoleum, et dont le tableau de chasse laisse rêveur (Anvil, Faithful Breath, Great White, Cinderella, Killer, L.A. Guns, Nazareth, Omen, Ostrogoth, Ian Gillan Band, Warlock…) ! Mais oui Madame !

Pour en revenir à nos amis de STAINLESS, il s’agit ici de la bonne vieille formule du power trio que j’affectionne particulièrement. On retrouve donc l’efficacité propre à cette configuration. Nos trois lascars ( Dominique Dierickx (basse), Olivier Scattone (drums), Eric Taminiaux (Chant/guitares)) ont donc trouvé leur équilibre sur trois pattes, ce qui constitue les bases de la physique statique… When Both Ends Burn est donc la nouvelle rondelle (en inox, bien sûr) de nos amis, et je dois dire que j’ai été séduit. L’album démarre de fort belle manière avec le heavy mais néanmoins mélodique « Good Riddance », un up-tempo bien enlevé ! Déboule ensuite « Remember Me » et son intro basse que n’aurait pas reniée Phil Lynott. « Voodoo Lover » nous emmène dans des bas-fonds chauds et humides, alors qu’ « Insane » nous traîne dans les méandres de l’âme humaine sur un refrain bien catchy… « New Warfare » se fait heavy à l’ancienne, bien pêchu, gras et entêtant. « The Slasher » après une intro fort sympathique nous la joue dos au mur et n’est pas un hymne à Slash, encore un refrain bien cool ! Après un début sur tapis de velours « Give A Damn » s’enhardit avant de nous balancer un refrain bien choisi. L’album se clos sur « Hate » et son rythme enlevé qui vient mourir sur un chorus limite thrash et nous offre un solo bien mélodique…

Bien qu’inoxydable STAINLESS n’en est pas moins un groupe attachant et ne s’évertue pas à rentrer dans un moule. J’ai bien cherché, mais il ne me vient pas vraiment de références auxquelles comparer ce groupe, ce qui est plutôt bon signe. Cette troisième galette est donc un bon crû, et STAINLESS devrait pouvoir continuer tranquillement de tracer son chemin sans devenir une fashion victim, ce qui pour moi constitue un gage de durée.

N’hésitez-pas à leur « prêter » une oreille, vous ne serez pas déçus !

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