[Chronique] SLAUGHTER (Can) – Strappado

Mike Elektrökuthör
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Peu de gens pensent au Canada quand on parle de Metal et c’est dommage parce que ce pays regorge de groupes intéressants. Ne serait-ce qu’en Thrash on a de quoi satisfaire nos esgourdes avec des groupes comme ANNIHILATOR et VOIVOD pour ne citer que 2 des plus connus. Mais si on farfouille un peu on tombe sur EXCITER, RAZOR, SACRIFICE, INFERNÄL MÄJESTY, SOOTHSAYER, DYOXEN, ENTROPY, ARMOROS, DBC, OBLIVEON et SLAUGHTER pour ne citer qu’eux.

SLAUGHTER (qu’il ne faut pas confondre avec les américains de Las Vegas qui jouaient du Hard Rock, ni avec les français de Miramas qui jouaient du Heavy Metal) propose un Thrash  nerveux et lourd grâce à des rythmiques parfois lentes et brutales (« Nocturnal Hell », « Fuck Off Death ») mais qui peut être ultra rapide, voire même épileptique quand le tempo s’accélère (« Desintegrator », « Strappado »). Le groupe parvient tout aussi bien à distiller les 2 en proposant des accélérations et des décélérations (« Tortured Souls », « The Curse »).
Si vous doutiez que le Thrash trouve ses origines dans le Punk, SLAUGHTER se chargera de vous convaincre avec des titres comme « Incinerator », « Tyrant Of Hell » et « Tales Of The Macabre ».

Avec tout ça, on serait en droit de s’attendre à un album bien travaillé, avec de la maîtrise et tout le toutim. Que nenni, on dirait que les 3 zikos ont appris à jouer dans la semaine. Les rythmiques, qu’elles soient rapides ou lentes, sont encore plus primitives que le Neandertal lui même, leur simplicité est telle qu’elle a réussi à faire fuir Chuck Schuldiner. Oui, oui, OUIIIIIIII !!!!! Vous avez bien lu, la tête pensante de DEATH a joué dans SLAUGHTER, pas longtemps mais il a fait quelques sessions dans le groupe.
Bref, pour revenir à nos moutons, je pense que les mecs ont dû potasser la guitare et la batterie pour les nuls et sont restés bloqués à la page 2. Vous voulez apprendre un instrument ? Commencez par SLAUGHTER, c’est encore plus simple que NIRVANA…
Malgré ce défaut, on prend quand même son pied et il y a de quoi satisfaire son envie de musique brutale car « Strappado » est un album qui dégage une violence assez incroyable et qui a de quoi défouler l’auditeur.

Si on compare parfois le groupe à SLAYER, le seul lien que l’on peut faire entre les 2 est l’intensité que les 2 combos parviennent à transmettre dans leur musique. Mais là ou SLAYER offre des riffs chirurgicaux, SLAUGHTER se contente d’un travail digne d’un boucher beurré comme un P’tit Lu à 7h du matin. Amateurs de groupes obscures bien bourrins, ceci est pour vous, par contre si vous êtes du genre « progueux » passez votre chemin, y a rien à voir.

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