[Chronique] NO VALE NADA – Demain

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nvnDemain sera un autre jour ne dit-on pas?

Ce n’est pas No Vale Nada qui contredira l’adage. Après un EP  (Le coma des mortels / 2013) et un split avec le groupe Aleska en 2014 , voici « Demain ».

Il ne faudra pas même une minute entière pour que le groupe vous emmène de la mélancholie romantique à l’ultra brutalité.

Fidèle à son esprit screamo des débuts, le groupe ne cesse de peaufiner son style qui associe aujourd’hui l’efficacité et la force de l’esprit punk du screamo à une extrême subtilité.

Ce sont non seulement les très bons intros (« 01 ») et outros qui enrichissent le style mais aussi un incroyable travail rythmique (« Dignité », « Sans gravité ») et surtout un vrai travail sonore ( « L’éloge des sens ») renforcé par les touches de synthé d’Amaury Sauvé.

Je m’intéresse pour ma part à ce groupe depuis ses premières heures et il ne cesse de me surprendre d’opus en opus.

Celui-ci nous propose huit titres tous plus intenses les uns que les autres avec leur richesse et leur personnalité propre, le tout dans un ensemble  parfaitement cohérent.

Certains titres nous emmènent de plus en plus vers un style proche du mathcore, je pense notamment à  « L’impasse » qui applique cet esprit de composition à des accords très thrash le tout associé au chant screamo.

« Demain », titre eponyme de l’album par exemple mélange des notions bluesy à ce style extrême, comme quoi les limites ne tiennent qu’à l’imagination.

Le travail de ce trio puisque No Vale NAda n’est composé que de trois membres (Davy au chant, Noze à la guitare et Chrys à la batterie) est à considérer comme un produit élitiste. La richesse d’un seul titre comme  » Mon inconnue » en étant clairement la preuve.

La fin « Sans gravité » est un  petit chef d’oeuvre du genre en quelque sorte, la rencontre de Coprofago et Fantomas, d’ailleurs dire que la fin en est une est peut-être bien faux ici…

No Vale Nada est un univers, un savoir faire, on notera des choix graphiques cohérents ( illustrations par Ergo Nomik) et surtout une qualité de textes ce qui n’est pas simple avec les contraintes d’un tel style musical.

S’écoutera en boucle et vous paraîtra toujours trop court…

Crédit photo de couverture: Jonathan Fantoni

 

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