[Chronique] DEVILDRIVER – Winter kills

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C’est de saison, sortez vos moufles et vos bonnets pompons, ça va peler grave.

Aujourd’hui nous abordons « Winter Kills », sixième album des californiens (Californie célèbre station de ski américaine) de DEVILDRIVER.
Le groupe emmené depuis 2003 par le givré DEZ FAFARA (ex COAL CHAMBER) n’en finit pas de ne pas surprendre et comme il n’a pas déçu dès le début et bien il continu à ne pas décevoir.

Alors DEVILDRIVER c’est du métal bien burné et très soigné notamment pour ce qui est des guitares.

Au niveau des sensations offertes par ce nouvel opus, c’est un peu comme descendre une piste noire tout schuss en ski alpin avec les mains attachées dans le dos et un bandeau sur les yeux, ça va vite très vite et ça fait peur, très peur.

Le rythme est même tellement soutenu que sur le milieu on aurait un peu la lassitude que nous avons tous connus en fin de journée lorsqu’on passait notre première étoile, on a la dalle, on a envie de pisser et on n’en a ras le cul de plus pouvoir sourire avec la gueule congelée.

Détaillons un peu l’engin que le père DEZ nous vend comme une nouvelle réinvention musicale de son groupe… franchement je ne vois pas ce qu’il y a de neuf et tout aussi franchement, heureusement.

On attaque avec « Oath of the abyss » à la très raisonnante batterie. La patate envoyée est tellement chaude que je la garde pour la raclette de ce soir.

On continu avec « Ruthless », léger comme une paire de chaussure de ski dont le premier hurlement me fait penser que celles de DEZ sont trop petites. Il va d’ailleurs rester en colère jusqu’ à ce qu’on les lui retire. C’est un très bon morceau très évolutif qui part sur une ambiance Death Thrash et qui part un peu vers le black en milieu de morceau.

On enchaine le titre suivant avec les roues de la bagnole, c’est le moderne et edulhardcoré « Desperate times ».

Vient ensuite « Winter kills ».

Alors là, l’anecdote est nécessaire. DEZ explique à qui veut l’entendre qu’il se livre à l’écriture automatique, admettons ; que les mots « winter kills » lui sont venus comme par magie et que par hasard et seulement par hasard, il a appris que sa belle deuche qui était peut-être bien sorcière avait été actrice dans un film intitulé « when winter kills »…

Tout respect étant du, moi je pense que t’es un gros fumeur de chichons à la cannelle DEZ…

Cela dit vu la qualité de ce titre, il n’y a rien à dire, il est à cet album ce que la descente au flambeau du vendredi soir est à votre semaine de ski.

On continue avec « The appetite », alors quand DEZ a faim il crie fort, très fort, le titre est pour le moins orgiaque.

On digèrera avec le lourd « Gutted », le pas est lourd, depuis qu’on voulait se la faire cette raclette mais ça ne va pas être facile de retourner sur les pistes.

Pourtant, nous y revoilà avec « curses and epitaph » le morceau un peu indigeste souffre de ses trops riches prédécesseurs et de son manque de personnalité.

« Caring overkills » est du même acabit, on se fait toujours un pu chier au téléphérique quand on y pense.

« Haunting refrain » nous permet de nous remettre en piste et retrouve l’efficacité que l’on attend de DEVILDRIVER.

On approche de la fin de journée avec le très (trop ?) lourd« Tripping Over Tombstones ».

On se fait une dernière descente avec « Sail » le très mélodico-nostalgique final de cet album et oui, c’est triste quand c’est fini et le petit DEZ traine les pieds dans la neige, il ne veut pas rentrer.

Bien sûr s’il y’a des crêpes au chocolat on peut toujours réfléchir.

En conclusion « Winter kills » est un album qui glisse tout seul, on ne regrettera que quelques pistes vertes en milieu de parcours.

Un petit mot sur la pochette avant de rentrer, perso, la tête de mort à bois de renne j’adore, c’était ça ou une bombasse sorcière avec des moufles et un bikini en moumoute (mais ça m’aurait plu aussi).

 

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