[Chronique] Desert Mountain Tribe – Either That The Moon

Cyanide
Les derniers articles par Cyanide (tout voir)
Rating:

12784567_10208790367819044_1633001016_nIl y a une semaine, nous vous proposions de découvrir le clip de  » Enos in space », premier extrait de l’album « Either That The Moon » de Desert Moutain Tribe.

Si le propos n’est pas destiné au plus poilu des gros metalleux, il s’adresse néanmoins à un public de Rock Psyché ( très très Brit) qui compose une partie de notre lectorat [(youhou c’est intello ça) ( bref un mec qui lit ça et qui écoute du prog)].

Créé autour de deux frères, le groupe a déjà sorti un EP outre Manche et nous présente un premier album tout de même assez clean et complet.

Alors évidemment tout n’est pas à se taper le cul au sol mais tout de même, il y a du bon.

Le premier titre « Feel the light » est très prog ambiant et est soutenu par un jeu de batterie assez habile et subtil, il constitue une introduction logique vers « Take a ride » qui progressivement mène à un riff rock’n’roll très bien senti. C’est là encore un bel amené vers le troisième titre  » Midnight sky » qui donne dans le Brit Rock plein tarif avec des accents très 70’s, qui, bien que conventionnels rendent très bien notamment au moment du riff final.

Le bas blesse au moment du quatrième titre. « Heaven and Hell » évoque volontiers une dualité que l’on ne ressent pas du tout dans la composition qui tourne rapidement en rond.

Dans ce style c’est impardonnable, car au final ce morceau est bien chiant.

Heureusement, il est suivi de « Runway » , autre extrait ayant donné lieu à une vidéo de la part du groupe. C’est d’ailleurs le titre le plus commercial par sa rythmique. On notera une belle sonorité 60’s qui ravira certains.

« Enos In Space », je vous l’ai  dit c’est là: Think by yourself !, ce titre reste le plus riche à mon sens au vu du nombre d’influences mélangées qui oscillent du Brit rock au Rock Us. J’ai  même une petite pensée pour Neil Young à l’écoute.

Après ça, c’est plus compliqué, mon esprit metalleux me submerge, I need growl, I need fuckin’ guitar, I need faire la soupe pour les petits et au moment de « Way down » mon attention est monopolisée par l’épluchage d’une carotte, au moment de « OC Dream » je suis en plein effeuillage d’un panais et pour « Interstellar » je suis comment dire… soporisé, ça me parait bien comme terme.

En conclusion, cet album oscille entre un style très défini et abouti qui tient sur des éléments subtils et est victime de ses limites qui résident justement dans ces éléments qui doivent intervenir efficacement et au bon moment pour ne pas perdre l’auditeur.

11

 

 

 

Share This:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *