[Chronique] DEATHRONED – The Curse Of Power

Mike Elektrökuthör
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Bandcamp

Formé en 2012, en région parisienne, autour d’Arno Mazzari (guitare/chant), Julien Caudmont (Basse) et David Caudmont (Batterie), DEATHRONED est un jeune groupe de Thrash qui commence petit à petit à faire parler de lui en assurant quelques dates en ouverture de groupes comme NERVOSA, VULCANO ou encore THRASHBACK avec, à son actif, une démo (« Fallen In Vain ») et un EP fraichement sorti « The Curse Of Power ».

Le disque ouvre sur une courte intro avant de réellement entamer les hostilités avec le redoutable « Cut You Down », morceau qui a dû être composé lors d’une prise de stéroïdes combinée aux amphétamines vue la vitesse enchaînement, violent, mélodique et accrocheur, tout pour plaire au thrasher lambda.
La suite est plus ou moins du même acabit, « Liberticide » et « Terrible Disgrace » brillent par leurs breaks astucieusement placés et leurs refrains aisément mémorisables. Le seul véritable défaut que je constate sera l’impression que « Terrible Disgrace » tourne un peu en rond et semble s’étirer en longueur dû à quelques répétitions en trop, le tout se sort relativement bien de la mélasse grâce à ses breaks qui, reconnaissons le, déboîtent méchamment.
On termine avec, ce qui apparaît comme étant LE classique du groupe, le titre « Deathroned » déjà présent sur la démo. Il n’y a pas à dire, ce morceau défonce. Renforcé par un son plus clair que sur la démo, « Deathroned » semble boosté comme jamais et offre son lot de cassage de nuque !!

En à peine 2 ans qui séparent les 2 offrandes, on ne peut que constater le travail qui a été fait par nos 3 musiciens. Les riffs et les rythmiques paraissent beaucoup plus travaillés. Les parties solos, sans être forcément exceptionnelles, ont au moins le mérite de ne pas tomber dans l’esbroufe en partant dans un shred nul et mal maîtrisé, ce qui est bien agréable et certains groupes devraient en prendre de la graine. Le chant semble mieux maîtrisé lui aussi, cf les petits hurlements à la Sheepdog/Schmier. Les refrains se retiennent très facilement et on n’a jamais l’impression d’écouter les mêmes morceaux, bien que les parties en tapping de « Liberticide » et « Terrible Disgrace » présentent quelques similitudes mais je pinaille.
L’essai est marqué, il ne reste plus qu’à transformer tout ça avec un album !!

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