[Chronique] Dave Stewart & Thomas Lindsey – Spitballin’

Cyanide
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A l’appel d’Ellie promotion défendant une sortie du label Membran Entertainement, je me suis demandé un instant si cet album avait sa place sur ce webzine. Je ne vous le cache pas, si vous êtes restés sur le dernier Dead Cowboys Slut l’écart va être grand. Alors qu’il y a à peine quelques jours nous débattions en rédaction de notre « largeur de cible »  sur un projet mi Hip Hop mi muppets…
Néanmoins il m’a semblé que cet album méritait qu’on en parle pour trois raisons.
La première c’est que si Sammy Hagar, Robert Plant et quelques autres artistes emblématiques créaient une passerelle entre le metal, le rock et le blues qu’un bon nombre de métalleux acceptaient de franchir, il en était de même avec Dave Stewart. Ce n’est pas Marylin Manson et sa reprise de « Sweat Dreams » qui me fera mentir car oui, nous parlons bien du Dave Stewart de Eurythmics.
La seconde c’est que  pour une génération élévée à coup de Led Zeppelin, de rock FM et de hard, cet artiste fait partie de leur décor culturel.
La troisième, c’est que ça va énerver mon collègue Zedkuesde parce qu’il va dire que je suis un vieux con qui n’en fait qu’à sa tête (c’est trop vrai).

Bref, toujours est-il que cet album présente quand même un intérêt autre pour que nous en parlions ici.

Déjà d’une manière évidente, l’artiste qui accompagne ici  Dave Stewart, totalement inconnu en Europe, est un vocaliste absolument incroyable. Sa voix androgyne fait très volontiers penser à Anastacia (toute une époque, Not that kind of love, shouing !). Thomas Lindsey maitrise avec une très certaine efficacité cette voix des plus singulière, on trouve d’ailleurs quelques vidéos live à l’arrache sur le net qui forcent le respect et prouvent que la voix est plus maitrisée que tunée.

La seconde c’est le style, nous sommes dans un album de compositions originales majoritairement blues rock, le premier titre « Leave this town » est un très bel exemple simpliste entre voix blues et slides de guitares très….américains.

Autre exemple, ce titre « Another lie »:

On trouve ici de bons titres comme  » When dogs run away »  ou « Crocodile » qui sont par contre malheureusement contrebalancés par les stéréotypes obligatoires des  productions « type majors » comme une ballade franchement inintéressante « Lonely », même le titre est naze vous en conviendrez. On trouve aussi cet artiste inconnu dans nos contrées metal « l’arrangeur » qui me laisse toujours dubitatif et me signale qu’il va y avoir excès de prod.

Alors on ne va pas se mentir, ce n’est pas notre lectorat majoritaire qui va être emballé néanmoins cet album reste d’une facture intéressante.

 

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