[Chronique] BOOZE CONTROL – Heavy Metal

Bernard-Henri Leviathan
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BOOZE CONTROL “Heavy Metal” – STEEL INFERNO « Arcade Warrior”

Chronique d’une écoute intensive en quatre mouvements : Partie 2 : BOOZE CONTROL « Heavy Metal »

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Note : 8/10

 

Avec un visuel kitsch mais ô combien traditionnel et un titre d’album comme celui-ci, le tri sélectif est vite réalisé parmi les acheteurs. Fondé en 2009 en Allemagne, ce second album voit le jour en 2013. Réédité en 2015 par Kernkrafttritter puis la promotion laissée aux mains d’INFERNÖ RECORDS, ceci explique pourquoi l’avoir si tard entre les mains! Passé après STEEL INFERNO, l’expérience est tout à fait intéressante puisque, tant musicalement que vocalement, on croirait qu’il s’agit du même groupe. Si l’effet se dissipe après quelques instants, BOOZE CONTROL se place bien dans le même créneau. Le titre d’album ne pouvait être trompeur! Voici donc dix titres s’inscrivant dans une tradition colorée, raclant à nouveau une recette Heavy/Speed, avec cependant une force d’interprétation personnelle.

Bien entendu, on reconnaît du GAMMA RAY/HELLOWEEN sur des titres comme « Thunder Child », « Gruesome Twosome » au refrain très proche d’un « Judas », « Hellspawn » et la voix nasillarde de David Kuri (également guitariste de la formation), rappelant le timbre de Kai Hansen notamment dans les graves, n’y est pas pour rien. Cette voix particulière tranche agréablement avec celles typiques du genre et donne une bonne accroche aux morceaux. Mais ces speederies oscillent de temps à autre avec des choses parfois plus hard, permettant également de casser une certaine linéarité rythmique, comme sur l’enjouée « Powertrain », la kitsch « Atlantis » à la force positive mais rappelant quand même certains génériques du club Dorothée! « We Are The Booze », plus progressive et à la voix plus Rock, ainsi que « Swim With The Shark », bon mid-tempo, arrivent au bon moment pour clore l’album en gommant une lassitude qui aurait pu s’installer à partir du huitième titre.

Le travail des deux guitaristes est très expressif, allant parfois tabler du côté du doigté infaillible de Ritchie Blackmore sur les soli, des petits plans so metallo-british dans les harmonisations.

Un groupe avec du caractère et beaucoup d’humour si l’on en croit également son look tiré des années les plus hautes sur talon des GUNS’N’ROSES. Un moment bien agréable… qui peine tout de même à laisser la trace indélébile mais quelque chose me dit qu’on n’a pas fini de grimper l’échelle qualitative aujourd’hui!

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