[Chronique] AKSAYA – Troisième Guerre

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« Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ ; toute la scène est occupée par les coreux… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles blackeux résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires coreux … »

Ainsi est nommé AKSAYA la troupe de trois valeureux guerriers décidés à assurer la représentation d’un black metal de tradition sur la scène française en partant du Loiret (courage).

AKSAYA se veut un groupe authentique et héritier de la culture des civilisations anciennes, le nom même signifiant « incorruptible » dans l’énigmatique et complète civilisation sumérienne.

Les sujets abordés par le groupe sont la fabrication des marshmallows et la coloration des Smartie’s comme le nom de l’EP l’indique.

Pourtant , Fanny, la batteuse de ce trio m’a longuement, très longuement, mais alors très très longuement indiqué que le groupe puisait aussi dans l’optimisme d’une 3ème guerre induite par les tensions religieuses, ethniques, étiques, écologiques, économiques qui mèneront l’homme à des choix n’ayant pour le résultat que le chaos. C’est ainsi que l’Homme pourra se reconstruire dans un contexte apocalyptique…

Bref un groupe qui ne veut pas puiser dans le coté dragons et princesse emprisonnée mais plutôt dans l’esprit de l’indignation d’un Stéphane Hessel.

AKSAYA si vous faites une soirée pizza, soyez cools ne m’invitez pas…

Pour ce premier EP, ou plus exactement cette première démo, le groupe nous offre quatre titres qui ont les qualités de leurs défauts.

Nous sommes fasse à un trio, donc Fy à la batterie, Allan à la basse et Chris à la guitare et au chant. Point positif, c’est moins dur de se caller sur un rythme à trois qu’à douze.

Le produit proposé est peu masterisé, proche de la condition réelle de jeu.

Personnellement je préfère ce type de prod qui ne peut pas mentir à un produit trop léché, cela dit je sais que cela jouera probablement en leur défaveur pour de nombreuses personnes habituées à de la grosse production professionnelle.

Passées ces conditions d’enregistrement, nous avons la bonne surprise de trouver des titres bien black mais « easy listening » grâce à une composition mélodique assez évidente.

La batterie est très en avant, on en revient aux questions d’enregistrement et de balances.

Si ces aspects sentent un peu l’erreur du débutant (que tous les groupes font), force est de constater que le groupe fournit un travail intéressant, je pense qu’il lui manque surtout pour le moment un peu de moyens et surtout une oreille extérieure neutre.

Les quatre titres sont bien distinguables et le groupe aurait déjà un peu de personnalité.

Coté artwork, le groupe a choisi de faire dans le simple ce qui lui évite une faute de goût trop fréquente dans le black (genre je suis ridicule à hurler à Fontainebleau avec ma hache Eurodisney et la gueule en noir et blanc).

Je conclue donc, il y a une idée, il y a de l’implication, il n’y a pas de faute de goût, il y a une jolie batteuse, c’est un groupe qui a de lui même voulu se soumettre à la critique, cela mérite d’être précisé.

Cela dit, une question, pendant que votre batteuse se démène à vous faire chroniquer et vous faire de la pub, il faudrait peut-être voir à vous sortir le cul du bistrot…

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