[Interview] CATAPULT THE DEAD

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Tout a fait captivé par un premier opus d’un doom grande classe chroniqué en nos pages et constitué d’un seul et unique titre de 38 minutes, j’ai voulu savoir d’où venait précisément ce groupe pour le moins surprenant.
Par la magie des technologies modernes, j’ai rapidement pu joindre Emad Dajani, guitariste du projet… 

Bonjour,
Je viens juste de découvrir votre doom très personnel, assez intéressé je souhaiterais en savoir un peu plus sur vous, pour nos lecteurs. 

Tout d’abord, Pourrais-tu me présenter le groupe, ses membres et me dire si vous venez d’autres formations auparavant ?

Nous sommes Catapult the dead et sommes six membres, Ben Hiteman au chant, Thomas Lilliston à la guitare, Garrick O’Connor en Pianno/orgue/guitare, Dan Brownson à la bass et enfin moi, Emad Dajani à la guitare. Malheureusement, le batteur, Ryan Thompson, a dû quitter le groupe avant la sortie de l’album, pour se concentrer sur ses études.
Nous avons donc travaillé avec notre nouveau batteur Kyle Bray et nous allons pouvoir revenir sur scène.
Chacun de nous à joué dans d’autres groupes avant et la plupart d’entre nous participe à différents projets. Mais c’est de loin le projet le plus intéressant auquel chacun d’entre nous ait participé.

D’où venez-vous exactement et quand avez-vous commencé à jouer ensemble ?

Nous sommes tous issus des environs de la Bay Area de San Fransisco mais notre base arrière est Oakland. Ca fait 2 ans que Ben, Garrick, Tom et moi avons rencontré notre batteur d’origine Ryan.
Nous venions tous les quatre de divers projets musicaux dont un prioritaire à Catapult the dead. En conséquence, nous avions déjà beaucoup de titres écrits ensemble avant que le groupe ne prenne vraiment son envol.

Comment définirais-tu la philosophie du groupe ?

Je crois que la musique n’est pas une course où tu dois franchir des obstacles de plus en plus difficiles mais juste un moyen de partager des émotions et des impressions.
Pour moi, une bonne musique est une musique qui te fait ressentir quelque chose.
L’important ce sont toutes les impressions et changement d’impressions que tu ressens au cours d’un morceau. « All is sorrow » est un titre très sombre.
Nous voulions vraiment travailler en utilisant des méthodes inhabituelles du « heavy ».
Le travaille de couches et l’interaction entre les diverses parties étaient la clef de l’écriture de « All is sorrow ».
Avec six musiciens, on peut créer des compositions complexes en conservant des parties individuellement simples.

“All is sorrow” est votre première réalisation, c’est un projet très spécial avec un titre de presque quarante minutes que vous présentez ensuite en six parties. Pourquoi avoir choisi de présenter les deux formats en même temps ?

Ca a été un sacré sujet de débat entre nous. C’est notre première réalisation et c’est compliqué lorsqu’on veut enregistrer sur un support physique comme une cassette ou un vinyle.
De nos jours nous aurions été fous de ne pas offrir un format digital mais livrer 37 minutes d’un coup, ça parait beaucoup.
Nous nous sommes dit que nous pouvions proposer les deux et que l’auditeur ferait son choix sur la manière dont il voulait vivre l’expérience «  All is sorrow ».
Contre toute attente, ça n’a fait que créer la confusion ou fait croire aux gens qu’ils étaient obligés d’acheter les deux copies de l’album.
Nous l’avons réalisé ainsi mais ça devrait changer dans un futur proche.

Vous avez un son très particulier qui semble venir d’un vrai orgue, c’est un gros boulot avec beaucoup de couches à gérer, comment avez-vous procédé?

Ca n’a pas été facile et ça a été long mais on s’est beaucoup amusés à le faire.
Nous avons décidé de procéder aux différentes prises nous-mêmes, en dehors de notre temps de travail, avec le peu de temps que nous avions. C’était un sacré galop d’essai que de travailler sur un titre de 37 minutes avec 6 personnes. Nous avons commencé par la batterie et les parties rythmiques et tout s’est emboité progressivement et facilement.
Le plus gros a été enregistré dans notre « home-studio » dans une atmosphère agréable et confortable. Les percussions ont été enregistrées dans un bâtiment industriel en ville et nous avons trouvé un endroit avec un piano demi-queue qui nous a accueillis et laissés enregistrer.
Le « vrai orgue » n’est en fait que différents samples enregistrés sur un synthé et que nous avons réutilisés en les passants par nos amplis de guitares pour leur redonner un son plus live.
En tous cas c’était vraiment amusant et nous avons appris beaucoup de choses.

Etes-vous en train de composer de nouveaux titres, avez-vous un projet pour bientôt ?

Dès que nous avons fini “All is sorrow”, nous avons commencé à travailler sur d’autres titres. Nous avons déjà un nouveau morceau prêt à l’état de démo et qui sonne lourd.
Nous en avons un autre conceptualisé dont nous allons commencer l’écriture.
Notre projet pour ces deux nouveaux titres est de sortir un split avec un autre groupe, dès que nous le pourrons.

Votre artwork semble être l’œuvre d’Adrian Broutchy, pouvez-vous nous dire pourquoi cet artiste et ce que signifie cette couverture?

Oui, c’est Adrian Broutchy (qui dessine sous le nom de « Coven illustration ») qui a réalisé l’artwork.
Nous sommes de gros fans de son travail et étions surexcités lorsque l’on a vu ce qu’il nous a proposé.
Auparavant, la première chose que nous avons réalisée était un clip vidéo que nous avions filmé et édité nous-mêmes pour la partie de « All is sorrow » connue sous le titre « Valencia ».
Coven a utilisé les concepts de notre vidéo pour développer l’artwork. C’est un hasard étrange mais il est originaire de Valence en Espagne.
Le concept de base de « All is sorrow » est une tragédie narrative, la vieille histoire de mourir pour pouvoir vivre.
C’est le principe de la recherche du bonheur mais malheureusement à travers des moyens intuitifs, un effort qui ne fait que créer toujours plus de destruction et de désillusion.

Pourrais-tu me citer quelques groupes qui vous ont influencés musicalement ou d’un point de vue spirituel ?

Nous avons tous un baguage musical très différent qui, à mon avis, contribue à la personnalité de notre musique.
Nos grosses influences sont malgré tout Pink Floyd, Black Sabbath, Neurosis, Cult of Luna, Breach, Swans, et Tangerine Dream…

Pour terminer cette interview, une question ouverte, y-a-t-il quelque chose de particulier que vous voudriez dire à nos lecteurs à propos de la musique ou quoique ce soit d’autre ?

We just want to say thank you to everybody who has supported this album. This is something that we have released completely on our own, without any label backing. We don’t have marketing people, managers, or a publicity team. All we have are you awesome people out there helping us out, just because you want to. It absolutely means the world to us.

Be on the look out for the “All is Sorrow” vinyl that will be out in about 3 months or so with pre orders starting in a couple months!

On veut juste dire merci à tous ceux qui ont soutenu cet album, c’est quelque chose que nous avons réalisé par nous-mêmes sans aucun label. Nous n’avons personne pour nous manager, faire notre promotion ou nous faire de la pub.
Tout ce que nous avons c’est vous, personnes géniales de partout qui nous aident juste parce qu’elles en ont envie.
Ca représente vraiment tout pour nous.

Soyez aux aguets pour la sortie de « All is sorrow » en vinyle d’ici trois mois ou pour les préventes qui vont commencer bientôt.

Je remercie beaucoup le groupe pour ces réponses très complètes. J’ai remarqué que des groupes comme celui-ci partageaient toujours très facilement leurs méthodes de composition ou d’enregistrement. Ce sont elles qui font que leur son est si particulier et qui permet au doom et au stoner de livrer quelques chefs d’œuvres sonores.
Encore une fois un groupe que je suis très heureux d’avoir découvert et que je ne manquerai pas de suivre pour vous, lecteurs du chaos !

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