[Report] SABATON + APOCALYPTICA + AMARANTHE

1 date française, 1 scène et 3 groupes qui font leur petit bonhomme de chemin dans le monde du metal moderne européen. Le Zénith de La Villette affiche complet en ce vendredi soir pour accueillir l’affiche de la grosse tournée européenne de ce début d’année. Venus du grand Nord, les Suédois de SABATON et AMARANTHE et les Finlandais de APOCALYPTICA ont fait trembler de nombreuses salles avant de s’attaquer au Zénith parisien.

Il est 19heures quand AMARANTHE foule la scène devant une audience déjà au taquet et prête à en découdre. Un nouvel album (Helix) sous le coude, le groupe ne lui fait pourtant pas honneur et commence son set par le raccoleur “Maximize” et ne jouera finalement que 2 titres issus de ce dernier opus en milieu de set. Les 3 vocalistes sont en parfaite forme et Elize nous enchante sur “Amaranthine” à la lumière des téléphones du public tandis que Nils improvise un petit mash-up entre “That Song” et “We will Rock you” de QUEEN. Avec un goût de trop peu, les Suédois nous quittent sur le désormais traditionnel titre de fin “Drop Dead Cynical”.

Changement de plateau relativement rapide et les Finlandais d’APOCALYPTICA débarquent à leur tour. Cell-0, leur dernier album est dans les bacs depuis quelques semaines seulement mais a déjà trouvé son public et c’est sur le titre d’ouverture de l’album que s’ouvre leur concert. “Ashes of the Modern World” donne tout de suite le ton et si le public s’était chauffé à blanc sur le set d’AMARANTHE, l’ambiance retombe un chouilla sur celui des violoncellistes qui se donnent le mal qu’on leur connait pour faire vivre leur prestation malgré l’absence totale de titre chanté sur leur album et donc de chanteur les accompagnant sur cette tournée. Pourtant, pour y pallier, le groupe nous ressort une vieille cover de derrière les fagots, le sublime “Seemann” de RAMMSTEIN revu et corrigé avec Elize au chant pour un moment magnifique et une interprétation toute particulière qui donne une nouvelle saveur au titre. Le public est subjugué et Elize nous offre un autre titre avec “I don’t care”. APOCALYPTICA n’a pas oublié ses origines et ne nous quitte évidemment pas sans nous interpréter une petite reprise de METALLICA “Seek & Destroy” qui réveille le Zénith et d’autant plus quand on reconnait les premières notes de “Thuderstruck” d’AC/DC qui s’immiscent au milieu du pont. Comme toujours, le set se termine sur une ballade, cette fois ce sera “Nothing else Matters”, repris en choeur par le public sous le charme.

Avec 10 minutes d’avance, la première intro de SABATON se fait entendre, il faudra 5 grosses minutes instrumentales pour voir arriver le groupe sur scène, au son du désormais incontournable titre d’ouverture “Ghost Division” la fosse est pleine à craquer (la faute au placement libre assis/debout), la chaleur est intense et il est difficile pour les fans de se faire une place avec une visibilité raisonnable. Une chose est sûre, SABATON est passé dans la cour des grands et le décor, la pyro et tout le reste nous le confirme! La scène est transformée en véritable tranchée entre barbelés et tank, le Puy du Fou n’a qu’à bien se tenir!! L’ambiance générale est incroyable, les garçons sur scène sont très en forme, comme ils savent l’être et Joakim nous épargne quelques uns de ses monologues interminables dont il a le secret, sans pour autant rester muet entre les morceaux et ce pour mon plus grand plaisir! Contrairement à leurs compatriotes d’AMARANTHE, leur setlist fait la part belle à leur nouvel album “The Great War”, sans pour autant oublier quelques incontournables de leurs anciens opus. C’est justement après l’excellent “Night Witches” que le concert, déjà intense, prend un nouveau souffle avec l’introduction de “Angels Calling” et le retour sur scène des violoncellistes d’APOCALYPTICA très vite rejoint également par leur batteur Mikko Siren armé d’un tambour. Les titres joués en duo sont absolument incroyables et il semble que les collaborations ne vont jamais en finir et quand on croit avoir tout vu, les 2 groupes nous offrent une version de “Carolus Rex” absolument incroyable! C’est la fin de la première partie du concert mais évidemment, comme on en a également l’habitude maintenant, les Suédois nous reviennent avec le puissant et fédérateur “Primo Victoria” s’en suivent les hits incontournables du groupe dont l’évident “Swedish Pagans” réclamé par toute l’audience. Le concert se termine sur “To Hell & Back” et nous donne l’impression d’avoir duré 5 minutes!

 

Une soirée plus que réussie, une technique et un public au taquet, même si on regrette des lights qui nous auront tantôt ruiné brûlé la rétine et tantôt troublé la vue. Des duos et des collaborations inoubliables et des groupes qui semblent réellement humainement unis. Le genre de date dont on aurait besoin plus souvent!

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