[Report] PYHC FEST 2016 – « The age of panic »

Cyanide
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Pour ceux qui suivent régulièrement les pages de Lords Of Chaos, ce n’est pas la première fois que nous vous parlons du PYHC Fest de Pont-sur-Yonne. Il y a une bonne raison à cela, si l’association produit très régulièrement des concerts sur la région depuis 2009, nous en sommes partenaires et cela n’a rien d’un hasard car le PYHC Fest est un Fest et une asso, certes, mais c’est surtout un esprit.

L’esprit du PYHC Fest :

Tout d’abord vous prenez une bonne poignée de bénévoles qui s’impliquent toute l’année sur diverses actions locales et quelques fois même plus loin pour récolter des fonds qui permettront à l’asso de recevoir les groupes dans les meilleures conditions possibles d’hébergement, de nourriture de défraiement, les groupes ne tarissent d’ailleurs généralement pas d’éloges sur le PYHC après leur passage.

Stinky : « Merci à l’orga du PYHC pour l’accueil d’hier soir ! Merci aux personnes présentes, c’était super !! »

Ensuite il y a le public, l’asso cherche en permanence à offrir un accueil familial et de qualité au public, d’année en année on voit de nouvelles têtes dans le public mais surtout on voit aussi les mêmes revenir, ça ne ment pas.
L’asso passe des accords avec le camping local, l’hôtel de la ville, ce qui permet aux festivaliers de trouver un hébergement ou un moyen de dormir confortable entre les deux jours du fest. Mais le PYHC c’est aussi la volonté d’offrir de la bière de qualité (Brasserie Larché) à un prix compétitif. Bon un petit bémol, deux jours de saucisses frites, ça manque un peu de variété.
Mais vous noterez que le public non plus ne manque pas d’éloge sur le PYHC, il suffit de voir sur les pages facebook les messages laissés par les festivaliers.

Clotilde : «Merci pour ces deux jours qui font chaud au cœur. Une organisation agréable, des personnes chaleureuses, de belles rencontres, de très bons moments, des groupes adorables.
De la bonne bière pour ne rien gâcher ?
Encore Merci mille fois à toutes les personnes qui ont fait de ce weekend un très beau weekend.»

Et pour terminer, pour le plaisir de tous, le son et la scène, le PYHC ce sont des conditions de jeu toujours optimisées d’année en année.

Jour 1 : Vendredi 22 juillet:

Le PYHC a pris pour habitude de supporter des groupes locaux, des groupes émergents auquels il croit, le tout associé à des têtes d’affiche de qualité.
C’est ainsi que les locaux de ALAVLA ouvrent le bal, le groupe se caractérise par un hardcore des familles esprit old-school. Bon, on sent bien que le but du groupe n’est pas de fournir un travail de fou en vue de faire le tour du monde mais il est parfait pour gentiment lancer cette soirée.

alavla

Derrière c’est PLEASURE TO KILL, les orléanais qui font du Thrash !!!!! Et dont on vous a déjà parlé.
Nous apprécions chez eux leur esprit old-school, leur thrash sans concession d’une redoutable efficacité sur scène et le charisme des membres.
Concrètement, c’est ce second set qui lance la soirée et qui motive le public.

Heureusement qu’il est motivé le public car derrière (ou devant va savoir) c’est DEFECAL OF GERBE, vous voulez du vrai, du metal pas fait pour ravir les voisins, c’est ce qu’il vous faut avec ce brutal grind des plus extrêmes (après faut vraiment chier sur scène ou chanter avec son cul).

Note de Bernard-Henri Leviathan repiquée éventuellement d’un film avec un mec qui s’appelle Wayne et qui vit dans son monde mais chut, il a pas payé les royalties :

« – Salut les mecs ça donne quoi ce soir?
– Ben, y a les Géants Verts de la Haine.
– Les Géants Verts de la Haine?
– Ouais, et y a les Pue du Cul aussi.
– Et ça donne quoi?
– C’est à chier!
– Alors ils ont choisi un nom valable! »

Bon sauf que là, c’est apparemment pas à chier… Ok, je me casse!

defec

On revient ensuite à des choses un peu plus subtiles (mais pas trop rassurez-vous) avec un autre groupe dont nous avions fortement apprécié l’album : SOUND OF MEMORIES. Une occasion pour ce groupe de parisiens de présenter son death mélodique mais tout de même burné sur le fond. Il envoie bien et utilise efficacement l’espace offert sur scène.

som
Pour ce soir, la tête de l’affiche est tenue par ALEA JACTA EST qui réunit tout le public présent, public qui mettra son gros bordel motivé par le set clairement pro du groupe.

Alea

Jour 2 : Samedi 23 juillet

Un petit défaut du PYHC : l’heure de reprise des concerts le samedi, avec une réouverture des portes de la salle vers 18h. Si c’est l’occasion pour les festivaliers de profiter du charmant village de Pont-sur-Yonne et de ses commerces, c’est un peu long pour ceux qui ne rentrent pas chez eux entre les deux soirs.

Ce soir, c’est SLAVE ONE qui vient de Montargis qui tire le coup d’envoi avec son death très personnel, une petite découverte pour nous, nous allons surement vous en reparler prochainement.

slave one

Derrière ce sont les coreux parisiens de THE BEARDED BASTARDS. Là, les gros poilus mettent tout le monde d’accord avec un gros core pas révolutionnaire du tout mais diablement efficace. Si le public n’est pas encore totalement présent physiquement, ceux qui sont là sont clairement à fond !

bearded

On ne relâche pas la tension, c’est STINKY de Clisson qui prend la scène d’assaut. Emmené par une frontwoman des plus efficaces, le groupe balance un hardcore hargneux et bien violent auquel le public ne résiste pas.

stinky

Après un changement de plateau option « allez prendre une bière il fait très chaud maintenant » ce sont les Lillois de MISERY qui montent sur scène pour cet avant dernier concert de la soirée.
Misery propose un metal moderne mêlant une violence core et des parties très mélodiques, j’ai presque envie de dire romantique sous certains aspects, le tout sous une esthétique un peu indus. Ne vous trompez pas, quand je dis romantique, le groupe joue aussi beaucoup de la provocation aussi bien gestuelle que dans les interventions de leur emblématique chanteur masqué.

Ce set est une des réussites de la soirée dont on peut dire maintenant que l’affiche, elle-même, est une pleine réussite puisque c’est au tour de THE ARRS de clôturer cette édition du fest.

On enlève préalablement les barrières de sécurité pour ce show qui fait l’objet,  ce soir, d’une captation vidéo.
THE ARRS n’a plus rien à prouver. Comme ses compères de Alea Jacta Est la veille, ils cassent simplement la maison. Si la scène du PYHC est évidemment plus petite que celle du Hellfest, le groupe délivre un set sans faille qui fait le bonheur de son public.

Comme toute édition du PYHC qui se respecte, tout le monde, groupes, organisateurs et public, se retrouve dans le hall ou devant le bar extérieur (nouveauté de cette année) pour terminer cette soirée ensemble car, comme l’a fait remarquer Philippe de THE ARRS lorsqu’il était sur scène : « Je vois que c’est l’esprit famille ici, c’est cool ! »

Merci à Fred Bikerkiss Photography et Thierry Toinot pour leurs aimables prêts photographiques.

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