[report] Delain – Le Cabaret Sauvage, Paris

Delain,
Masters of Destiny Tour
Le Cabaret Sauvage, 6 Décembre 2019

Etoile montante du Metal Symphonique depuis une quinzaine d’années, Delain est reparti en tournée en prélude au successeur de Moonbathers sorti à l’été 2016.

Cette tournée est proposée avec Arkona en première partie. Je ne suis pas spécialement fan du groupe. Les ayant déjà vu une ou deux fois auparavant, je n’en ai jamais gardé un souvenir suprême et je n’ai pas spécialement envie de me pencher sur leur discographie à l’avenir.  Pour cette première partie le timing est respecté et le concert commencera bel et bien à 19.30. Il n’y a pas grande foule  sous le chapiteau du Cabaret Sauvage, mais étant en plein dans le premier week-end de contestation de la part de la RATP contre la réforme des retraites, il est fort possible que beaucoup aient mis plus de temps pour rejoindre le fin fond du Parc de la Villette, où se situe la salle.

Delain enchainera après Arkona. Deuxième point positif à souligner : une tournée avec une unique première partie. Bien trop de tournées se font à 3 voir 4 groupes parfois. Je n’apprécie que très peu de voir 3 ou 4 groupes d’affilés en dehors d’un festival. Cela réduit le temps de set de chacun, et l’opener souffre bien souvent d’une ouverture des portes trop tôt pour que bon nombre de personnes puissent les écouter. Et bien souvent c’est ce qui permet de faire une première partie : faire découvrir sa musique, son univers.

Je suis donc très satisfait de pouvoir enchaîner direct avec Delain après un petit changement de plateau d’une trentaine de minutes.

 

 

 

Je n’attendais absolument rien de ce concert de Delain. Je suis le groupe depuis leurs début (j’ai même assisté à leur premier concert en France en 2007 en ouverture de Within Temptation à Lille dans le cadre des Paradis Artificiels). J’ai toute la discographie et j’apprécie sincèrement le travail musical. C’est ma came, comme on pourrait dire. Mais cela fait plusieurs années que je ne suis des masses emballé par Delain en live. J’ai commencé par ne pas apprécier l’évolution scénique de Charlotte Wessels dès la tournée soutenant We Are The Others, lié à un manque cruel artistique dans le choix des titres proposés au fil des tournées, jusqu’au Danse Macabre tour en featuring avec Marco Hietala, que j’ai trouvé vraiment intéressant. Tournée qui ne supportait pas d’album en particulier, et qui laissait donc la place à autre chose que les traditionnelles tournées promouvant un album. Et ce n’est pas la présence de Marco Hietala sur scène qui m’a le plus enchantée (je l’ai d’ailleurs trouvé assez mauvais sur la date parisienne). Mais le concept. Et la set-list. Et une Charlotte Wessels plus posée. Peut-être dû au fait que c’était la première date de cette mini-tournée ?

Toujours est-il que le concert au Cabaret Sauvage n’a pas suivi le regain d’intérêt en live pour ce groupe que j’avais eu en 2018.

Premièrement je n’ai pas compris le principe de sortir un EP en 2019 avec 4 très très bons nouveaux titres, d’appeler la tournée d’après le single de cet EP, et de ne jouer QUE ce titre, laissant les 3 autres de coté.

Deuxièmement je n’ai pas compris le choix d’ouvrir avec deux titres consécutifs (Invidia et April Rain), du moins bon album de ce groupe ? D’accord, ils ont eu envie de ne pas reprendre le même Titre opening que les précédentes tournées, c’est un point à souligner, mais il y a tout de même plus intéressant que ces deux titres là pour débuter un concert. Je n’étais donc pas du tout dans le « Mood » dès le départ.

Troisièmement il faudra attendre le cinquième titre pour entendre enfin un inédit (Burning Bridges), qui reste cependant une superbe surprise live et ce nouveau style de composition très « aérien » leur sied très bien.

Quatrièment, l’idée de faire un titre spécial pour cette dernière date est fort fort sympathiqe. Mais choisir Scarlet, et en plus la placer dans le premier tiers du concert est une erreur monumentale. De plus, moi qui connaissais un peu la set-list, je savais que The Hurricane (qui est un de mes titres préférés du groupe) devait être joué à la place. Ma déception face à cela était immense !

Heureusement The Hurricane fut tout de même joué derrière, ce qui aida à faire passer la pilule.

L’enchainement qui suivra avec Masters of Destiny, Let’s Dance, One Second et Combustion introduit plus en détail le futur opus du Groupe. Malheureusement l’interprétation de Masters of Destiny n’a pas été à la hauteur de mes attentes (dû probablement à une voix plus fatigué en fin de tournée), Let’s Dance est à oublier avant même la sortie de l’album. One Second est très sympathique en live et Combustion est également à oublier, ressemblant bien trop à une composition d’hard-rock des années 70 qui ne leur va absolument pas.

Détail intéressant sur ces nouveaux titres, le guitariste, Timo, montre enfin l’étendue de ses talents vocaux et il est regrettable qu’il ne les utilise pas plus.

Les huit derniers titres seront tout aussi moins intéressants que le début. Bien que j’apprécie Hands of Gold (sur laquelle George Oosthoek a rejoint le groupe sur Scène) et Not Enough, je pense qu’elle pourrait être bien mise de côté pendant un moment.

Je ne comprendrais toujours pas pourquoi Don’t Let go a réussi à se faire un chemin jusqu’à une setlist depuis sa naissance. The Gathering est certes un hymne, mais hymne dont je n’en peux plus. De même que We Are the Others. La seule exception restera Pristine que j’apprécie réellement toujours en live. Fire with Fire me laissant complétement indifférent à chaque fois.

Le concert terminé, salut et bisous bisous au public je suis très très mitigé, pour ne pas dire un peu déçu. Nous discutons un peu avant de partir, et le groupe décide de revenir sur scène, au bout de 5 min. Et puis ils décident d’en faire une autre. Le public est aux anges, qui fait ça aujourd’hui ?

Malheureusement la joie de mon coté ne dure pas longtemps, puisque c’est Get the Devil out of me qui sera choisi. J’apprécie le titre, mais pour finir un concert c’est un peu moyen. Mais on se dit que c’est exceptionnel. Et bien pas tant que çà, puisque sur la fin du titre, des cotillons seront propulsés sur la foule. Tout l’effet de surprise et d’exceptionnel s’évanouit. Ce qui ressemblait à une demande du public d’avoir un autre titre supplémentaire, se transforme juste en rappel qui était prévu de base. Et c’est assez amer…

Cette fois le groupe a bel et bien fini son set. Nous quittons le Cabaret Sauvage pour aller prendre nos menus mac-donald traditionnels post-concert avec Freya (Eudus, notre troisième compère nous abandonne pour aller assister au Playback concert d’Era à Lille).

Au final ce concert aurait été tout autant plaisant à voir assis autour d’une table, une bière dans la main (mais la bière était bien trop chère…).

On reviendra les voir. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être l’espoir d’avoir à nouveau une belle surprise en live !

 

Set-List :
Invidia
April Rain
The Glory and the Scum
Suckerpunch
Burning Bridges
Scarlet (avec Eliane Enemaat au violoncelle)
The Hurricane
Masters of Destiny
Let’s Dance
One Second
Combustion
Hands of Gold (avec George Oosthoek)
Not Enough
Don’t Let Go
The Gathering
Fire with Fire
Pristine (avec George Oosthoek)
We Are the Olthers

Get the Devil out of Me.

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