[News] « Un jour, un album » – thème : Liberté!

Bernard-Henri Leviathan
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Le déconfinement a commencé, et avec lui s’est envolé un peu de l’âme de notre rubrique qui vous a accompagné.es pendant toute cette étrange période… Et pourtant! Nous avons aimé vous faire partager nos albums préférés alors pourquoi s’arrêter? Chaque semaine, nous vous proposerons un thème et des albums en rapport, pour insuffler une énergie nouvelle à la rubrique « Un jour, un album »! Pour cette semaine, celui de la « Liberté » nous semblait opportun! Liberté, un concept fondateur qui revêt des interprétations parfois très… personnelles dans l’équipe!

 

Mercredi 13 mai : FREEDOM CALL – « Legend Of The Shadowking », par Freyja

Et moi, Freyja, qui inaugure cette nouvelle formule, c’est l’appel de la liberté qui m’a fait de l’oeil…
Sorti en 2010, j’en adore tous les titres dont beaucoup sont devenus des incontournables du groupe. L’album n’a pas révolutionné la musique du groupe mais lui apporte une petite touche de modernité. Mes deux pistes préférées sont sans doute la première et la dernière de la tracklist : « Out of the Ruins » et « A Perfect Day », tellement rafraîchissantes!
Comment mieux commencer cette semaine qu’avec un peu de « Happy metal »?

 

 

 

 

Jeudi 14 mai : THE CNK – « L’Hymne A La Joie », par Bernard-Henri Leviathan

Pour illustrer le thème de la semaine, il y avait bien entendu, et notamment en grand fan d’Andre Matos, des albums immédiats : « Time To be Free » du Andre Matos Band ou encore « Freedom Call » d’ANGRA qui aurait fait une suite logique au choix de Freyja hier, de par sa paternité au groupe du même nom. L’évidence et l’explicite étaient trop forts. La liberté est un concept subjectif, à l’équilibre fragile, aux limites ténues…. c’est pour ces raisons que je vous parle aujourd’hui de THE CNK ! Entre le totalitarisme provocateur et dénonciateur de sa démarche, la caricature de la botte qui marche sur vos droits, le paradoxe de la parole sans barrière, le constat de l’illusion libertaire… et l’ « Hymne à la Joie », titre un brin décalé donné à cet album, vous avez largement de quoi faire votre propre interprétation du rapport entre le choix de ce disque et le thème de la semaine. THE CNK aime jouer avec les références cinématographiques, littéraires, musicales et esthétiques. « L’Hymne à la Joie » est un disque de Metal martial dans un esprit LAIBACH, mariant indus et emprunts aux grands compositeurs. C’est ainsi que les titres sont parsemés de Beethoven (forcément…), de Prokofiev, de Verdi, de Wagner aussi dans l’ambiance impériale, et tout ceci au milieu de rythmes dictatoriaux et des growls de Rose Hreidmarr, le Monsieur raffiné du Metal extrême français (ANOREXIA NERVOSA, GLACIATION, CRACK OV DAWN, etc.). Commencez par « Cosa Nostra Klub » et « The Martialist » et laissez-vous happer par le reste. L’album suivant, « Révionnisme », proposant un ensemble d’étonnantes (détonantes) reprises et voyant le groupe s’adjoindre les services de Monsieur Snowy Shaw, est également un objet délicat de transformation musicale à (re)découvrir absolument ! Et quand je vois la dédicace de Mr Sylvicious (batterie) sur mon exemplaire de « L’Hymne à la Joie » : « Ramène ta femme backstage ! » … il y a des libertés que certains prennent qui mériteraient bien d’être écrasées à coups de godasse ! Allez, chantons la joie!

 

Vendredi 15 mai : MACHINE HEAD – « Burn The Eyes », par Thrashmaniac

Nous sommes en 1994, le Thrash Metal a perdu en popularité dû à une déferlante de groupes dits « grunge » en provenance de Seattle! Tandis que certains groupes continueront leur carrière dans le même style, comme OVERKILL, SODOM ou TANKARD, d’autres changeront plus ou moins ou encore se sépareront, comme VIO-LENCE par exemple. VIO-LENCE, dont le guitariste Robb FLYNN va partir pour monter son propre groupe MACHINE HEAD!!! Il sera accompagné de Logan MADER à la guitare, Adam DUCE à la basse et Chris KONTOS à la batterie. En 1994, les Texans de PANTERA sont déjà là avec leur propre style dérivé du Thrash Metal, style que l’on nommera « Power Metal » et plus tard « Groove Metal ». MACHINE HEAD suit de près avec leur explosif premier album « Burn My Eyes »! Pour clarifier les choses, j’ai choisi cet album à cause des paroles du refrain de « Davidian », je cite: « Let Freedom Ring With A Shotgun Blast »!!! Avec cet album, MACHINE HEAD nous propose un Metal plus moderne avec des influences extérieures comme du Hardcore ou même du Hip Hop notamment dans les lignes vocales de Robb, mais on trouve quelques traces de Thrash sur les titres les plus rapides comme « Blood For Blood », « A Nation On Fire », « Block » mais avec un accordage de guitare plus grave et une production de qualité signée Vincent WOJNO. On retrouve également de très bonnes parties leads effectuées par Robb et Logan, parfois mélodiques, parfois moins… »Burn My Eyes » a marqué cette année 1994 en révélant MACHINE HEAD au monde entier. Pour la suite de leur discographie, il y aura des hauts et des bas, mais ce premier album reste culte!!! « LET FREEDOM RING WITH A SHOTGUN BLAST!!!!!! »

 

Samedi 16 mai :

 

 

Dimanche 17 mai : PENSEES NOCTURNES – « Grotesque », dimanche le jour du Seign… Euh… De Ceridwen

Aujourd’hui, on met le mot « liberté » à toutes les sauces. Musicalement parlant, Vaerohn incarne bien cette notion avec « Pensées Nocturnes ». Black déglingué agrémenté de musique classique, blues etc.. de toutes sortes d’instruments et j’en passe…. On pourrait trouver ça Grotesque et décousu, mais il n’en n’est rien. J’ai eu la chance d’apprécier le tout en live et ça vaut le détour. Il s’exprime selon ses envies ! Mais n’est-ce pas là une des formes du mot liberté ?
Bonne écoute ou ré-écoute !

 

 

 

 

Lundi 18 mai : DIABOLUS IN MUSICA – « Argia », par Aniron

Vaste sujet! Il ne m’aura pas été aisé de trouver un album pour cette semaine. En cherchant dans ma discothèque, je suis tombé sur « Argia » de DIABOLUS IN MUSICA, qui m’a tapé dans l’œil pour cette semaine. Cet album n’a pourtant pas pour thématique la liberté (du moins, pas que je sache). Sorti en avril 2014, cet album débute avec une belle introduction comme sait les faire le groupe, intitulée « Et Resurrexit (Libera Me) ». Et s’enchaînent « From the Embers », « Inner Force », et « Furia de Libertad ». Je ne sais pas vous, mais ça me parle beaucoup de liberté tout ça. Le titre de « From the Embers » présage une renaissance, une nouvelle vie. « Inner Force », quant à lui, ramène à retrouver sa propre force pour se libérer (?). Et « Furia de Libertad » parle de lui-même. L’album se conclut par « Horizons », qui laisse imaginer une projection lointaine, une liberté de voir aussi loin que possible. Enfin, la pochette montre bien une protagoniste se libérant de ses chaînes vers la liberté. Au final, en plus d’être un très très bon album de Metal Symphonique, « Argia » colle plutôt bien avec cette thématique qu’est la liberté. Et puis si on replace l’album dans son contexte, il est le troisième opus du groupe et assoit ses membres à la table des seigneurs, au royaume du Metal Symphonique.

 

Mardi 19 mai : KORN – « Korn », par Metalmama

KORN ou la liberté de créer son espace! Si il y a un album de KORN qu’il faut avoir c’est bien lui. Le groupe commence sa carrière avec du très lourd, cet album éponyme est surement la plus grande réussite de leur carrière. Les titres sont uniques, le groupe propose un metal violent, un son de batterie et de basse hors du commun. KORN trouve son propre style et montre les capacités des musiciens. Avec un chanteur, Jonathan Davis, qui nous fait part de son enfance plus que difficile. Enfin, à l’époque on savait juste qu’un groupe au nom étrange avait sorti un album aussi étrange que lui : rythmiques dissonantes et pourtant groovy endiablées, chant ne ressemblant à rien de connu, jeu de batterie désarticulé et virtuose, approche de la basse inédite, penchants très perceptibles pour le hip-hop et la soul… Et pourtant tout ça était indéniablement du metal. La rupture venait de l’ambiance et des thèmes eux-mêmes : à la haine du Thrash et l’épique du Heavy, KORN oppose une ambiance d’hôpital psychiatrique qui tire ses racines dans le mal-être exprimé par le grunge. « Shoots And Ladders » reste en ce sens une chanson emblématique : quel groupe de metal avait auparavant pris une mélodie de comptine pour enfant comme base pour en faire quelque chose de terriblement glauque et dérangeant? Quel chanteur de metal avait à ce point laissé la rage et la confusion prendre le pas sur sa technique vocale? Aucun… KORN fait partie de ces groupes qui sont aimés ou détestés, parce qu’ils ont profondément changé le paysage musical à une certaine époque, et surtout parce qu’ils ont écrit et interprété une bonne poignée des riffs les plus efficaces de sa décennie. Les sept premiers morceaux de ce disque sont devenus des tubes. Sept tubes, actuellement connus par cœur par les fans et véritables hymnes : « Blind », le morceau ultime, alliant crasse et fragilité ; « Ball Tongue », alliant crasse et rage… Cet album est le mélange parfait entre fragilité, rage, instabilité et malsanité. C’est avec cet album que KORN se fit connaître, qu’il combla un nombre incalculable de jeunes paumés, qu’il crééa un nouveau genre musical par la même occasion, et qu’il signa l’un des classiques du Metal moderne.

 

 

Et demain: nouvelle semaine, nouveau thème… que nous vous laisserons découvrir sur nos réseaux sociaux!!

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