[News] Un jour, un album – thème : année de naissance!

Bernard-Henri Leviathan

Quoi de mieux qu’utiliser le prétexte d’albums sortis pendant nos années de naissance pour revenir aux fondamentaux. C’est le thème qui aura été choisi cette semaine pour nourrir la rubrique « Un jour, un album »…. Parce que vos chroniqueurs sont plus (très) ou moins vieux, voici un beau voyage dans l’histoire de la musique Rock!

 

Mercredi 20 mai : Année 1988 – HELLOWEEN – « Keeper Of The Seven Keys Part 2 », par Freyja

En ce qui me concerne, pas facile de trouver un album de 1988 puisque je n’écoute que des groupes et albums sortis depuis le milieu des années 90 (Nota : Bouuuuh! Sectaire!!!). Mais sortir de sa zone de confort c’est pas mal aussi donc je me suis mise à fouiner dans les sorties de cette année 88. J’ai finalement jeté mon dévolu sur le « Keeper of the Seven Keys pt 2 » de HELLOWEEN. J’apprécie assez le groupe même si je dois avouer que la période Kiske n’est pas ma préférée. Difficile tout de même de rester indifférent.e aux grands hits que composent cet album comme « Eagle Fly Free », « Dr Stein » ou encore « I want Out »!

 

 

 

Jeudi 21 mai: Année 1981 – CIRITH UNGOL – « Frost And Fire », par Bernard-Henri Leviathan

Outre le fait que 1981 soit l’année de naissance de Bernard-Henri Leviathan, 1981 c’est aussi l’entrée de plein fouet dans une ère de transition. Alors que le monde commençait à s’habituer à Ozzy sans SABBATH (Ozzy qui, en 1981 toujours, sortait son deuxième chef d’œuvre « Diary Of A Madman »), le Hard-Rock classique des années 70 cédait la place au pur Heavy Metal à travers quelques actes de naissance déjà sortis, comptant IRON MAIDEN parmi les fers de lance (dont le puissant « Killers » sorti en… ah bah tiens, 1981 !) et marquant à jamais l’histoire du genre. La déferlante qui occupe les magazines vient essentiellement de l’Angleterre alors qu’outre-Atlantique, une scène plus tapageuse fait le concours de la plus haute tignasse (VAN HALEN, TWISTED SISTER, MÖTLEY CRÜE, etc). Cependant, derrière, quelques obscurs noms tentent de sortir de l’ombre pour apporter une vision moins clinquante. CIRITH UNGOL est de ceux-ci. « Frost And Fire », l’album choisi pour illustrer mon année de naissance est le premier acte de ce groupe n’ayant eu la carrière espérée mais ayant entretenu au fil des décennies un statut culte. Parfaitement inscrit dans la démarche de transition décrite plus haut, ce disque pose des directions Heavy Metal, voir Epic Doom dont il sera l’un des pionniers, sur des fondations encore très Hard Rock. Encore assez balbutiant, « Frost And Fire » est un album très artisanal, assez mal produit, aux instruments pas toujours bien calés, dans lequel la voix de Tim Baker se montre parfois irritante, mais qui respire une profonde authenticité, celle qui manquait peut-être à la Mainstage Heavy américaine de l’époque. Avec ce nom tout droit sorti du coupe-gorge le plus maudit du Mordor, cette illustration de Michael Whelan empruntée au « Stormbringer » de Michael Moorcock, ses textes sombres et fantastiques, CIRITH UNGOL défriche une conception Dark et Evil du Heavy Metal que bon nombre de groupes empruntera par la suite. En environ 30 minutes, de l’ouverture très Heavy « Frost And Fire » à la clôture instrumentale « Maybe That’s Why », en passant par le très progressif « What Does It Take » ou le rock déjanté de « Better Off Dead », ce disque arrive à présenter un visage très varié. Séparé depuis 1992, CIRITH UNGOL annonce sa reformation en 2016 et un nouvel album a récemment vu le jour…. Mais ça, ce sera l’objet d’un prochain article !

 

Vendredi 22 mai : Année 1971 – BLACK SABBATH – « Master Of Reality », par Thrashmaniac

Cette semaine, nous devons vous parler d’un album datant de notre année de naissance, donc je vous emmène en 1971 avec un excellent album de Heavy Metal: « Master Of Reality » le troisième album de BLACK SABBATH!!! J’avais le choix entre « Fireball » de DEEP PURPLE ou « IV » de LED ZEPPELIN, mais j’ai choisi le BLACK SABBATH car il contient quelques classiques comme « Sweat Leaf », « Children Of The Grave », « Lord Of This World » et « Into The Void ». Contrairement à ses collègues, BLACK SABBATH nous sortait des riffs plus Heavy les uns que les autres, sur la plupart des titres d’ailleurs, hormis les interludes « Embryo' » et « Orchid », ainsi que sur « Solitude » qui rappelle « Planet Caravan » de l’album « Paranoid ». Techniquement, je n’ai pas pu acheter l’album original, j’avais moins d’1 an…mais « Master Of Reality » est un classique de Heavy Metal des 70’s!!!

 

 

Samedi 23 mai : Année 1967 (Aïe) – JIMI HENDRIX – « Are You Experienced » & « Axis : Bold As Love », par Wicasa Wakan

Quand vous êtes né en 1967 et qu’on vous colle comme thème de la semaine votre année de naissance, il devient bien évidemment compliqué de parler à proprement parler de Hard Rock… Les bases du genre ont, certes, commencé à émerger de-ci, de-là au travers d' »Helter Skelter » des Beatles, de titres de Cream ou des Yardbirds, mais il n’est pas encore érigé au rang de genre à part entière. Par contre l’année 67, outre l’évènement Ô combien important de ma naissance qui bien sûr va changer la face du monde à tout jamais, regorge de pépites, rangées au panthéon du Rock ou même de la musique en général. Et comment ne pas s’attarder sur celui qui, s’il n’a pas non plus à proprement parler, inventé le Hard Rock, en a posé éternellement quelques codes incontournables, à commencer par l’utilisation du son distordu ou overdrivé en faisant saturer les amplis, et l’avènement du postulat de guitar hero si cher à nos coeurs d’Hard ‘ti chauds !!! Jimi Hendrix, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, nous gratifie cette année là de 2 albums qui feront sa légende. Oui, à l’époque il n’était pas rare que les artistes sortent plusieurs albums par an, certains enregistrés en moins d’une semaine, on est loin des 2, 3, 5 ou même 10 ans d’écart entre deux albums, que l’on peut voir parfois à notre époque… Histoire de vous situer l’importance de ces deux albums incontournables, « Are You Experienced » est riche de « Foxey Lady, « Red House », « Hey Joe », « Purple Haze », « The Wind Cries Mary » ou encore « Voodoo Chile », rien que ça! Alors que « Axis: Bold As Love » s’enorgueillit d’accueillir en son sein « Spanish Castle Magic » et le plus beau morceau de la création, le sublimissime « Little Wing » !!! Si vous n’êtes pas « experienced » avec Jimi, voilà deux monuments parfait pour le découvrir…

 

Dimanche 24 mai : Année 1983 – ACCEPT – « Balls To The Wall, par Ceridwen

1983….quelle belle année ! Non pas parce que je suis née (quoique…) mais elle fut riche musicalement parlant ! De très bonnes sorties ont eu lieu cette année là, à en faire tremper la barbe de notre BHL dans sa soupe (Nota : Miam, je le garde pour le petit creux de la nuit!) ! Le choix a été plutôt difficile et il s’est porté sur les Allemands d’Accept avec « Balls To The Wall ». Sorti en décembre 1983, cet album va leur permettre de percer au niveau mondial et de faire leurs premiers concerts aux États-Unis en première partie de KISS. S’en suivront d’autres ouvertures pour de grandes pointures puis leurs propres têtes d’affiche outre Atlantique. Les critiques de l’époque ont été quasi unanimes. Rien dans l’album n’était original et pourtant, ils le trouvaient excellent, puissant, avec du caractère. Il est vrai qu’il est difficile de s’ôter les paroles de la tête après l’avoir écouté. On se prend très vite au jeu. Il est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs albums du groupe. Quel est votre avis à ce sujet ?

 

Lundi 25 mai : Année 1988 – ENYA – « Watermark », par Aniron qui sort des sentiers battus

La thématique de la semaine n’était pas une tâche aisée pour moi, puisque les premiers albums de metal présents dans ma discothèque n’arrivent qu’à partir de la fin 90 (Nota : on les reconnait les sectaires de 88). Je me suis bien sûr mis en quête de trouver un album qui me correspondrait, mais au final, j’ai choisi de prendre des risques et de surprendre nos chers lectauditeurs. Enya, beaucoup parmi vous connaissent déjà. Mais pour ceux qui ne connaîtraient pas, courrez écouter! Que dire sur « Watermak », mis à part que c’est le deuxième album d’Enya, qu’aujourd’hui c’est un classique, qu’il a ce son typique des années 80 mais qu’il en reste indémodable. De cet album, seront tirés 4 singles (« Orinoco Flow » et « Evening Falls » en 1988, « Storms in Africa » en 1989, puis « Exile » en 1991). C’est sûr que chez Enya, avec un new-age irlandais, on est loin de ce qu’on peut proposer habituellement chez Lords of Chaos. Mais il est bon parfois de reposer les oreilles, d’apprécier une musique pure et envoûtante.

 

Mardi 26 mai : Année 1969 (hummmm) : DEEP PURPLE & LED ZEPPLIN « II », par Metalmama

Album de mon année de naissance…. ou pas 😂😂 « Deep Purple’ est le troisième album studio du groupe britannique DEEP PURPLE, sorti en juin 1969 aux États-Unis et en novembre de la même année au Royaume-Uni. L’édition originale américaine est assez rare, le label Tetragrammaton ayant fait faillite pendant sa commercialisation.

Et parce que 1 c’est juste pas possible pour cette année là…. « Led Zeppelin II » est le deuxième album de Led Zeppelin, sorti le 22 octobre 1969. Ce disque est parfois surnommé « Brown Bomber » (« bombardier marron ») en référence à la couleur dominante de sa pochette. Précurseur du heavy metal et du hard rock, « Led Zeppelin II » inspire toute une nouvelle génération rock dont Aerosmith, Van Halen ou Guns N’Roses. Les titres les plus populaires de cet album sont « Heartbreaker », « Living Loving Maid » et « Whole Lotta Love ». C’est cette dernière chanson qui est commercialement le plus gros succès de Led Zeppelin.

RENDEZ-VOUS demain pour un nouveau thème tout fou-fou!!!

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