[News] Confinement : Un jour, un album ! Semaine 5

Bernard-Henri Leviathan

Cinquième semaine ! On tient le bon bout!

De notre côté, on a retrouvé notre Wicasa Wakan qui ne s’était donc a priori pas noyé dans la cuvette de ses toilettes. Et il revient avec une selection du samedi moins douteuse que la semaine dernière! Ouf! C’est pas qu’on est sectaire mais tout de même…

Petit retour donc sur cette semaine avant d’en entamer une autre dès demain! (Oui parce que, si au bout de 5 semaines vous n’aviez pas encore compris, chez nous, les semaines commencent le mercredi!).

 

Mercredi 15 avril : AVANTASIA – « Age Of Babylon », par Freyja

Deuxième volet de la trilogie « The Scarecrow », cet album est à mon goût un peu trop mis de côté (on déplore par exemple de ne trouver aucun de ses titres sur les tournées du groupe) et pourtant la tracklist de « Angel of Babylon » recèle quelques pépites. Certains titres étant mes préférés de la formation: « Journey to Arcadia », s’il ne fallait en citer qu’un, mais aussi la ballade rock « Blowing out the flame » ou l’étonnant « Death is just a feeling » avec un Jon Oliva dans son élément. L’album s’apprécie dans son entièreté et si tous les morceaux dégagent une ambiance différente, ils s’imbriquent les uns dans les autres comme les roues d’un même engrenage (Note du relecteur : ‘Tain c’est beau ce que tu dis… c’en serait presque sexuel!)
Si vous ne le connaissez pas, ou l’avez oublié, c’est le moment ou jamais de vous y évader… (Note du relecteur : ‘Tain c’est beau ce que tu dis… c’en serait presque sex… ah non pas là!)

 

Jeudi 16 avril : TYPE O NEGATIVE – « Dead Again », par Bernard-Henri Léviathan

Étrange coïncidence, alors que mon album de la semaine était prêt, de me rendre compte que l’on fêtait il y a 2 jours les 10 ans de la mort de Peter Steele. Cet article sera donc en hommage à cet homme de talent, à la personnalité complexe, torturée et insondable, dont l’empreinte restera marquante. Qui peut en effet se targuer d’avoir créé un groupe au visuel si familier, à la musique rock si personnelle, hors-norme et difficilement classable, juxtaposant Metal Gothique (dont il reste un des fers de lance), Doom, Hardcore, Thrash, Dark Metal, à partir d’influences telles que les BEATLES, les DOORS et surtout BLACK SABBATH ?? Mon instinct premier était de me jeter sur l’évidente et superbe poésie automnale d’« October Rust » ou l’ancrage cultissime de « Bloody Kisses ». J’aurais également pu me tourner vers le Doom titanesque et malheureusement prophétique de « World Coming Down », l’énergie retrouvée de « Life Is Killing Me » (mon dieu, cette reprise d’ « Angry Inch » !), ou le marteau pilon insolent des 2 premiers opus. Au final, je vous livre un « Dead Again » pour illustrer cette contribution hebdomadaire, et ceci pour 3 raisons : 1. Il s’agit d’un album qui synthétise tout à fait l’ensemble des directions du groupe. Allez réécouter « September Sun » ou « The Profit Of Doom » par exemple ! Ainsi, on retrouve l’amas de larsens apocalyptiques reconnaissables dès les premières coulées, les ambiances de cathédrale, des atmosphères romantiques, une fureur des premiers temps pleinement retrouvée, des refrains pop, un humour douteux, et cette voix !! Alternant profondeur abyssale, douceur feutrée et grognements sauvages, cette voix-là aura fait bien des émules ! 2. Eux comme nous, étions loin d’imaginer, en 2007, qu’il s’agirait là de leur chant du cygne, 3 ans avant la perte tragique du leader charismatique. 3. Malgré le fait que ce disque soit moins rigoureux dans le choix artistique que ces prédécesseurs, un peu long aussi… ben… je l’aime tout simplement. Et puis, les longueurs, quand on a su qu’on n’aurait plus de successeur, on s’en est bien accommodés ! Voilà en tout cas un groupe qui manque péniblement au paysage metallique actuel ! De mon côté, je garde ce beau souvenir du géant vert au regard sombre, sur la scène du Graspop 2007, bouteille de rouge à la main comme on empoigne une maigre canette de bière… ça c’était une personnalité !

 

Vendredi 17 avril : IRON MAIDEN – « Live After Death », par Thrashmaniac

Cet album est sorti en 1985 et a été enregistré lors du World Slavery Tour qui défendait l’album « Powerslave » sorti en 1984! Le groupe se composait de Steve HARRIS à la basse, Bruce DICKINSON au chant, Dave MURRAY et Adrian SMITH aux guitares et de Nicko MCBRAIN à la batterie. Doté d’une magnifique illustration de Derek RIGGS, leur dessinateur attitré à l’époque, cet album ne pouvait qu’attirer mon attention de jeune Hardos ! Ce live est rempli de titres tous plus excellents les uns que les autres, avec une très bonne production de Martin BIRCH, des musiciens d’un niveau technique très élevé et d’un chanteur charismatique à la voix excellente !!! Le disque nous propose un résumé des concerts donnés à la Long Beach Arena de Los Angeles qui se déroulait du 14 au 17 Mars 1985, et d’un autre résumé des concerts donnés à l’Hammersmith Odeon de Londres du 8 au 12 Octobre 1984. Lorsque j’ai acheté le LP je l’ai écouté en boucle en contemplant admiratif cette excellente pochette. Encore plus quand j’ai su, plus tard, que j’allais voir IRON MAIDEN lors de la tournée de l’album qui allait suivre : « Somewhere in Time » en 1986!!! « Live After Death » est un album qui fait partie des albums live à posséder impérativement, tout comme les « Made in Japan », Tokyo Tapes », ou « Unleashed in the East » tout simplement !!!

 

Samedi 18 avril : GARY MOORE – « Wild Frontier », par Wicasa Wakan

Avant d’entamer une carrière blues qui lui vaudra d’enfin entrer au panthéon des stars de la guitare – même si, pour moi, il l’était déjà – Gary Moore a eu une carrière Hard Rock, bien fournie, qui l’a mené de SKID ROW (rien à voir avec nos amis Américains), à THIN LIZZY avant de voler de ses propres ailes. C’est donc à sa carrière Hard Rock solo que je vous convie maintenant, avec un album qui sera l’avant dernier de cette période Ô combien pyroguitaristique ! Curieusement, cet album ne comporte pas de batteur et est donc entièrement joué par des machines, accompagnées par le solide Bob Daisley à la basse et le flamboyant Neil Carter aux claviers. Côté morceaux, on retiendra principalement le très irlandais « Over The Hills And Far Away », qui connaîtra une inattendue 2ème carrière grâce à la reprise de NIGHTWISH, le non moins celtique « Wild Frontier », le sublime instrumental « The Loner » qui nous plonge dans une ambiance à la « Parisienne Walkways » et le fracassant « Thunder Rising ». Inutile de m’étaler sur les compétences de notre balafré favori, ici, Gary est partout et nous offre ses tripes, ses émotions, son âme, son terroir et sa technique toujours au service de ses compos, son chant étant également à la hauteur de nos attentes. Bref, on en prend plein le cornet, et c’est pour ça qu’on l’aime ! La tournée qui s’en suivit fut sûrement une des plus spectaculaires de la carrière du guitariste, le « Live in Stockholm » sorti en vidéo en est un très beau témoignage, même si selon les dires même de Bob Daisley, elle fût un désastre financier… Je vous propose donc de revisiter ou de découvrir cet excellent « Wild Frontier » de Gary Moore, un album qui continue de tourner sur ma platine aussi souvent que possible !

 

Dimanche 19 avril : BAD WOLVES – « NA.T.I.O.N. », par Ceridwen

Aujourd’hui, direction les US avec BAD WOLVES et leur album « N.A.T.I.O.N. » Le groupe a été propulsé sur le devant de la scène avec leur cover de « Zombie » de THE CRANBERRIES. Ils devaient l’enregistrer en duo avec Dolores mais malheureusement, elle s’est éteinte juste avant. Ils ont quand même sorti la reprise pour lui rendre hommage et ce fut un énorme carton. Après un premier album, « Disobey », sorti en mai 2018, ils nous ont offert « N.A.T.I.O.N. » en octobre 2019. On peut donc dire que le groupe est plutôt productif entre studio et tournées. Gros riffs, refrains accrocheurs dont on se souvient facilement, la musique des Américains et bien calibrée et elle sait faire son effet !

 

 

 

Lundi 20 avril : MORTEMIA – « Misere Mortem », par Aniron

Unique album de la formation à ce jour, « Misere Mortem » se résume à n’être que du Morten Veland. Après avoir écrit pour TRISTANIA, puis SIRENIA, il s’est lancé dans un projet solo (si on admet que SIRENIA est un groupe et pas juste un projet solo et des membres de tournées). En soi, l’album est assez classique dans sa composition. Mais il n’en reste pas moins un de mes préférés de chez Veland. Si vous êtes déjà connaisseur de ce qu’a pu faire SIRENIA, vous ne serez pas perdu, et si vous n’aimez pas le chant féminin, cet album est pour vous!
Bisous bisous!

 

 

 

A demain si vous le voulez bien, je suis sûr que Freyja est déjà en train de penser à vous (c’en serait presque sexuel… je peux, là?)

 

 

 

 

Share This:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *