|News] Confinement : Un jour, un album! Semaine 2

Bernard-Henri Leviathan

Après une deuxième semaine à vous accompagner quotidiennement, en vous conseillant un album que l’on considère comme incontournable,  voici le récapitulatif hebdomadaire! De quoi vous faire une bonne compil en attendant demain et nos nouvelles suggestions! Rendez-vous sur nos réseaux sociaux!!

 

Mercredi 25 mars : APOCALYPTICA – “Reflections Revised”, par Freyja

Sorti en 2003, album de référence de mon groupe de référence! Pas facile d’être objective! Mais en toute franchise, Reflections est un excellent album. Laissez vous emporter par les titres entraînant tels que “Somewhere around Nothing” ou encore “Drive” puis, appréciez les morceaux plus posés qui viennent clore l’album comme “Epilogue” ou “Leave Me Alone”. Quatrième album du groupe, il est aussi celui du changement: 1er à intégrer la batterie en tant qu’instrument à part entière, même si il faudra attendre 2005 pour que les Finlandais installent officiellement Mikko Siren derrière les fûts (où il siège toujours aujourd’hui). C’est aussi le premier album 100% compositions originales. Exit les albums de reprises de METALLICA ou SEPULTURA, ici, seule une collaboration (en bonus track de cette édition Revised) avec NINA HAGEN nous offre une reprise du “Seemann” de RAMMSTEIN qu’on aime ou qu’on déteste. C’est aussi le dernier album entièrement instrumental – hormis ce titre avec HAGEN- avant l’arrivée de la déferlante de collaboration en tout genre et le retour aux sources que le groupe nous a offert avec Cell-0. En bref, si vous ne connaissez pas le groupe ou que vous ne vous y êtes jamais vraiment penché, c’est celui par lequel je vous conseille de commencer ! Bonne écoute !

 

Jeudi 26 mars : SAXON – “Wheels Of Steel”, par ThrashManiac

En 1980, la Nouvelle Vague du Heavy Metal Britannique (N.W.O.B.H.M) bat son plein en Angleterre, tandis qu’en cette même année, le Hard Rock n’a pas encore bouleversé ma vie de petit garçon qui écoutait des génériques de dessins animés… Quelques années plus tard, je découvre cet album par l’intermédiaire de mon grand frère, qui m’a fait découvrir, avec AC/DC, tout un monde dont j’ignorais l’existence!!! Après avoir sorti leur premier album en 1979, les Anglais de SAXON vont sortir l’un des classiques de cette même N.W.O.B.H.M!!! Produit par Peter HINTON, l’album débute par des bruits de motos avant que les guitares de Paul QUINN et Graham OLIVER n’arrivent. C’est ainsi que débute le désormais classique “Motorcycle Man”! Cet album ne contient aucun titre de remplissage, même le plus calme “Suzie Hold On” passe tout seul! La section rythmique, Pete GILL (batterie) et Steve DAWSON (basse), est impeccable tandis que Biff BYFORD nous raconte des histoires de motos, voitures et autres gangs de rue, ceci pendant un peu plus de 38 minutes. La production, j’y reviens, est très bonne pour l’époque. Musicalement on ressent encore des influences Hard Rock notamment dans les riffs qui font plus penser à AC/DC qu’à JUDAS PRIEST. Les refrains sont facilement mémorisables, comme sur “Wheels Of Steel” ou “747 (Strangers in the Night)”. Les titres varient entre du mid tempo et des rythmes plus rapides comme sur “Motorcycle Man” ou “Freeway Mad”, sans oublier “Machine Gun”!! “Wheels of Steel “est encore à ce jour l’un de mes albums favoris et le restera pour longtemps!!!

 

Vendredi 27 mars : VIRGO (Matos/Paeth), par Bernard-Henri Leviathan

Pour celles et ceux qui me connaissent un tant soit peu, aucun mystère sur le fait que je suis un fan inconditionnel de feu-maître Andre Matos et de sa voix des plus belles de toute l’histoire de la musique (non, Madame, je n’exagère pas !). C’est donc tout naturellement que je me tourne vers l’une de ses productions à redécouvrir aujourd’hui. Bien que sa discographie soit extrêmement fournie, de VIPER (dès 1985 avec un Andre alors âgé de 14 ans, recruté pour sa ressemblance avec Bruce Dickinson… et pourtant déjà capable de prouesses vocales) à « The Turn of the Lights » (album solo de 2012 qui restera alors l’ultime disque), il apparaissait comme évident de me tourner vers le « Holy Land » d’ANGRA (1996), véritable pièce maîtresse d’une carrière et chef d’œuvre incontestable. C’est pour cela que mon choix se porte sur…. VIRGO. Pourquoi ? Parce que justement lorsqu’on parle d’Andre, vient essentiellement à l’esprit le groupe sus-cité, ou éventuellement SHA(A)MAN mais rarement cette échappée avec son ami Sascha Paeth. Et pourtant, voilà un disque bien singulier qui mérite d’être dépoussiéré. C’est en 2001, juste avant la rupture fracassante au sein d’ANGRA, que sort ce disque et tout sonne de manière cathartique. Empreint de beaucoup de douceur, alternant rock, inspiration classique, bluesy, soul, folk, voire même gospel, hard tout au plus mais assurément pas metal, VIRGO est une belle bouffée d’oxygène, un poème en musique, un voyage, une paisible route de vacances. Il met en exergue un Andre particulièrement créatif et libéré, au point culminant de sa sensibilité, avec ses doutes mais également son apaisement. Et pour mettre en valeur tout cela, il s’entoure d’artistes hautement confirmés. La force de ce disque est peut-être de pouvoir offrir un éventail varié de chansons intelligemment passe-partout, pouvant plaire à un public très large spécialisé ou non. Et en cette période troublée, voilà peut-être de quoi apporter air pur et repos à l’âme. Neuf mois après sa mort, cette voix céleste prend encore davantage de sens. Prenez donc une pause avec le positivisme de « Discovery », le rock communicatif de « Blowing Away », la « disco » ambiante de « Street Of Babylon »…. et puis « Carolina the foooooouuuurth » !!! Pardon, j’ai dérapé, on y reviendra quand même toujours.

 

Samedi 28 mars  : LORD OF THE TRAMPS – “To The Bone”, par Wicasa Wakan

Aujourd’hui l’album du jour sera un EP… Et quel EP! Comme quoi, il n’y a pas besoin de beaucoup s’étaler pour envoyer la purée.
Purée de châtaignes sans aucun doute ! Et en ces temps d’enfermement, quoi de mieux que de s’échapper musicalement pour l’île enchanteresse de beauté. Certes, la Corse est surtout connue pour sa charcuterie et ses cochons noirs, pour le brucchio, ses côtes sublimes posant comme une dentelle sur la Méditerranée, Napoléon, Yvan Colona, Corsica Nation, les bombes artisanales et autres joyeusetés explosives, mais qui eut cru que, son Metal l’eut été tout autant ! Car pour être explosif, en v’là de la bombe en v’là ! De quoi justement se ramasser quelques châtaignes… Ici point de fioritures, rien que du droit au but. 4 compos imparables agrémentées d’une cover en mode uppercut du “Heartbreaker” de Pat Benatar, le tout envoyé par un vocaliste à ranger entre Dee Snider et Ronnie James Dio, excusez du peu, des guitares puissantes et ciselées et une section rythmique en mode baston ! Cette galette a vu le jour il y déjà quelques mois et un album complet devrait poindre bientôt. Je vous invite donc à patienter en découvrant LORD OF THE TRAMPS si ce n’est pas encore fait. Et PAF !!!

 

Dimanche 29 mars : DARKTHRONE – “Old Star”, par Ceridwen

Direction une nouvelle fois la Norvège avec Darkthrone et “Old Star”, sorti en 2019. Officiant depuis 1986, on ne les présente plus.
Cet album rejoint leurs premiers sans pour autant être une copie conforme. Les deux compères s’en sont partagé la composition, trois titres chacun. Une chose est sûre, Darkthrone a toujours fait ce qu’il avait envie de faire. Que l’on aime ou pas, je crois qu’ils s’en foutent un peu. 😏😏
Pour ma part, j’aime beaucoup cet album, ceux où ils ont changé de style, les anciens… Bref, j’adhère !
Bonne écoute et comme dirait l’autre….reste chez toi !!

 

 

Lundi 30 mars : LEAVES’ EYES – “Lovelorn”, par Aniron

Plus de 15 ans après, cet album est toujours un classique du metal à chant féminin selon moi. La première galette de LEAVES’EYES est constitué de 10 titres très punchy, mettant en valeur Liv Kristine, dont la grossesse a été plutôt bénéfique côté vocal, et des compositions principalement proposé par le bassiste, Christ Lukhaup. Ce premier opus traite d’une histoire d’amour entre une femme, un homme, … et une sirène! Le thème de l’océan étant très cher à Liv Kristine. Petit bémol, la ballade “For Amelie”, qui selon moi ne s’incorpore que peu avec le reste, mais l’ensemble étant très bon, on laissera passer. Cet album montre également le talent de Liv Kristine à la suite de son éviction de THEATRE OF TRAGEDY (qui d’ailleurs ne s’est pas vraiment relevé à la suite de ça – question de point de vue). Vous verrez, vous en redemanderez!

 

Et en bonus cette semaine, on vous met un petit top “reprises Pop” proposé par Freyja pour agrémenter votre loooooong week-end!

Gardez courage!!

 

Share This:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *