[News] 31 Janvier 2017, décès de JOHN WETTON

Herbert Al West - Réanimateur Recalé

Herbert Al West - Réanimateur Recalé

Grand amateur de films d'horreur et de musiques de films, j'ai découvert le monde du metal par ce biais là. D'abord de façon presque subliminale en découvrant, jeune adolescent impressionnable, le clip d'Alice Cooper réalisé pour Vendredi 13, Chapitre VI (la chanson He's Back, The Man Behind The Mask). Mais c'est surtout le visionnage du film Shocker (Wes Craven, 1989) et sa formidable bande son qui me firent basculer du côté obscur. J'ai donc commencé par Alice Cooper, Kiss, Megadeth, Bonfire et pas mal d'autres. Mes goûts en matière de metal sont très variés, selon l'humeur, allant de l'AOR au Death Metal en passant par beaucoup de Heavy classique, du Thrash et du Prog, sans oublier le Metal Sympho. Les albums que j'ai le plus usé sur ma platine sont incontestablement : Rust in Peace, de Megadeth, Painkiller, de Judas Priest, Seventh Son of a Seventh Son, d'Iron Maiden, Antichrist Superstar, de Marilyn Manson, Great Escape, de Seventh Wonder, The Divine Wings of Tragedy, de Symphony X, In Their Darkened Shrines, de Nile, Victory Songs, d'Ensiferum, 1614, d'Opera Diabolicus, At The Edge of Time, de Blind Guardian, Herzeleid, de Rammstein, Opus Eponymous, de Ghost, Seasons in the Abyss, de Slayer, Hell Destroyer, de Cage, Bent out of Shape, de Rainbow, Legendary Tales, de Rhapsody, Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth, Battle Magic, de Bal-Sagoth, A Retrospective, d'Empyrium, The Fourth Legacy, de Kamelot, Horrorscope, d'Overkill, Panzer Division Marduk/Nightwing, de Marduk, et l'intégrale de Dio, d'Alice Cooper et d'Iced Earth ! Je déteste voir de brillants projets sombrer dans l'oubli et le split pur et simple, comme par exemple le sublime Slaves for Life d'Amaseffer, qui restera à mon avis fils unique à tout jamais. J'ai tenu un blog orienté metal, mais aussi BOF et films tout court. Mais il me manquait pour m'épanouir de rejoindre cette bande de fous que forment les Seigneurs du Chaos !
Ah oui, et comme vous l'avez remarqué, j'adore écrire long...
Herbert Al West - Réanimateur Recalé

La poisse. Les années passent et effacent de la mémoire des artistes de talent, c’est ainsi. Et quand la mort vient à s’emparer d’eux, un grand vide se creuse, comme la mer se retirant et laissant sur le jusant d’étranges reliquats du passé, coquillages aux formes étranges, algues luisantes ou méduses semblant venues d’autres planètes. Les rois de la pop et du rock ont droit à une large couverture médiatique lors de ces tristes événements, Mickaël Jackson, David Bowie, Prince, mais d’autres partent avec moins de fracas, moins d’éclat, leur talent n’étant point remis en cause mais leur heure de gloire étant tout simplement… passée. Comme si la mort aurait dû frapper plus tôt. La “pudeur” avec laquelle ces artistes s’en vont, terme préférable a celui pourtant plus juste “d’oubli”, a pour moi quelque chose de profondément gênant. C’est ainsi qu’il m’aura fallu plus d’un mois avant d’apprendre le décès de l’une de mes voix préférées, celle de John Wetton, fauché à 67 ans par un damné cancer.

John Wetton, bassiste et chanteur de talent, compositeur surdoué qui marqua tous les groupes avec lesquels il travailla. Et des groupes et artistes de talents, il en côtoya ! Citons les plus connus : King Crimson, Uriah Heep, UK, Roxy Music, Wishbone Ash, sans oublier ses multiples projets solo. Mais pour moi, Wetton, c’était LA voix d’Asia, groupe de rock progressif, certes plus abordable et mainstream que King Crimson, mais qui sut, dès son premier album éponyme, imposer une sophistication frôlant la perfection avec un art consommé des mélodies. Heat of the Moment, Only Time Will Tell, comment résister à ces titres appartenant à l’histoire de la musique ? La mélancolie qui suintait de ces compositions était le reflet de cette vie agitée qui faillit souvent faire chavirer l’artiste : les femmes, l’alcool, ses deux éternels démons et sujets de tant de belles chansons. Il faut souffrir pour mieux créer, mieux s’exprimer.

En cette heure de deuil, je veux garder une image de l’artiste : celle du Phoenix, montré en Une de cet article, symbole de l’éternel retour et immortalisant son retour au sein d’Asia en 2008, après 18 ans d’absence. Et s’il ne me fallait garder qu’un album de ce grand homme parti par la porte du fond, ce serait sans hésiter Astra, troisième livraison du groupe et véritable chef d’oeuvre intemporel lui permettant de tutoyer sans rougir le Genesis d’Invisible Touch (pourtant l’un de mes albums favoris !), sorti en 1986, soit un an après celui d’Asia.

Je laisse les mots de la fin à Wetton, avec le superbe Rock and Roll Dream, morceau le plus ambitieux de la galette susnommée. Bye l’artiste, et à tout jamais dans nos coeurs !

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A propos Herbert Al West - Réanimateur Recalé
Grand amateur de films d'horreur et de musiques de films, j'ai découvert le monde du metal par ce biais là. D'abord de façon presque subliminale en découvrant, jeune adolescent impressionnable, le clip d'Alice Cooper réalisé pour Vendredi 13, Chapitre VI (la chanson He's Back, The Man Behind The Mask). Mais c'est surtout le visionnage du film Shocker (Wes Craven, 1989) et sa formidable bande son qui me firent basculer du côté obscur. J'ai donc commencé par Alice Cooper, Kiss, Megadeth, Bonfire et pas mal d'autres. Mes goûts en matière de metal sont très variés, selon l'humeur, allant de l'AOR au Death Metal en passant par beaucoup de Heavy classique, du Thrash et du Prog, sans oublier le Metal Sympho. Les albums que j'ai le plus usé sur ma platine sont incontestablement : Rust in Peace, de Megadeth, Painkiller, de Judas Priest, Seventh Son of a Seventh Son, d'Iron Maiden, Antichrist Superstar, de Marilyn Manson, Great Escape, de Seventh Wonder, The Divine Wings of Tragedy, de Symphony X, In Their Darkened Shrines, de Nile, Victory Songs, d'Ensiferum, 1614, d'Opera Diabolicus, At The Edge of Time, de Blind Guardian, Herzeleid, de Rammstein, Opus Eponymous, de Ghost, Seasons in the Abyss, de Slayer, Hell Destroyer, de Cage, Bent out of Shape, de Rainbow, Legendary Tales, de Rhapsody, Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth, Battle Magic, de Bal-Sagoth, A Retrospective, d'Empyrium, The Fourth Legacy, de Kamelot, Horrorscope, d'Overkill, Panzer Division Marduk/Nightwing, de Marduk, et l'intégrale de Dio, d'Alice Cooper et d'Iced Earth ! Je déteste voir de brillants projets sombrer dans l'oubli et le split pur et simple, comme par exemple le sublime Slaves for Life d'Amaseffer, qui restera à mon avis fils unique à tout jamais. J'ai tenu un blog orienté metal, mais aussi BOF et films tout court. Mais il me manquait pour m'épanouir de rejoindre cette bande de fous que forment les Seigneurs du Chaos ! Ah oui, et comme vous l'avez remarqué, j'adore écrire long...

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