[Live-Report] Betraying The Martyrs + Dead Side + Sensorial Damage au Molotov-Marseille, le 27/09/2015

Dimanche 27 septembre, c’était au Molotov à Marseille que ça se passait pour tout coreux qui se respecte. Go Music France nous avait concocté une sympathique affiche avec Betraying The Martyrs, Dead Side et Sensorial Damage. Un concert 100% Hardcore ou presque donc. Avec une scène 100% française ou presque. N’étant pas réellement une aficionada du genre, force est quand même d’avouer qu’en live, il prend toute sa dimension. En d’autres termes : ça tabasse grave ! Et comme le metalcore me parle bien plus, je me dis : « Pourquoi pas ? ». Et puis bon, il faut bien représenter Lords Of Chaos Webzine à Marseille ! Bordel !

Vers 20h30 la soirée commence avec Sensorial Damage, formation poitevine qui officie dans le hardcore (non?! Sans blague ? Du harcore à une soirée hardcore ?), et à qui incombe la lourde tâche d’ouvrir le bal devant un public quelque peu bovin et qui n’est surtout pas encore au complet. Il faut peut-être remettre les choses en contexte : on est dimanche, certains n’ont peut-être pas terminé leur sieste ? Ou viennent juste de se lever ? Qu’importe, ce n’est pas ça qui fait peur aux Poitevins. Menés par un Antoine qui en veut avec un chant qui tabasse, et qui de plus est porté par des riffs super bien foutus et des breaks qui font mal au cou, les mecs s’approprient peu à peu le public avec leur énergie qui se voudrait débordante mais quelque peu bridée par la taille la scène. Quelques pogos fleurissent et c’est déjà la fin. En tous cas leur set est rôdé et efficace.

Malgré tout le dynamisme qu’a déployé Sensorial Damage, on sent que le public sait pour quoi, et surtout pour qui, il est là. D’ailleurs, les voilà. Comment ça les voilà ? A peine le temps d’aller se ré-oxygéner dehors à grandes bouffées de clope et voilà que Betraying The Martyrs monte sur scène. Changement de running-order donc. Les parisiens expliqueront plus tard qu’ils étaient très pressés ce soir-là. Mouais.

C’est là que commencera la fessée. Betraying The Martyrs nous distille son metalcore avec énergie et bonne humeur. Sur scène, c’est super efficace. Le charisme et les growls d’Aaron Matts imposent le respect. La section rythmique est hyper carrée et puissante, le batteur est un monstre, ça tape très fort, mais tout en souplesse. Le contraste avec les leads mélodiques de Lucas, et le côté aérien du keyboard et du chant clair de Victor renforcent les breaks et les moshs et font littéralement exploser les relances IN DA FACE. Le tout est porté par un son excellent. Le niveau des Français est bien au-dessus de beaucoup de groupes que j’ai pu voir. Bref, on joue dans une autre cour. Tout y est, en terme de visuel, de présence et de scénique, ça défonce. Leur strobo défonce aussi pas mal les yeux d’ailleurs, j’ai mis presque deux morceaux à voir les zicos (mais non, je ne suis pas marseillaise !).
A six, on aurait pu se dire que le groupe souffrirait de la taille relativement réduite de la scène, et à mon avis ce fût le cas, mais il n’en transparaîtra rien malgré quelques poings passés à travers le faux plafond. Les gars ne se brident pas pour autant, tournent leur mal en dérision, et même le public en rigole. Professionnel. Dans la salle c’est la folie, ça pogotte, ça slamme, on est témoins de figures acrobatiques dont seuls les coreux ont le secret, et on aura même droit à un wall of death. Ce qui est drôle avec les fans de BTM c’est que je les entends partout clamer haut et fort que « non ! Betraying The Martyrs a pondu beaucoup d’autres pépites que LET IT GO! ». Pourtant, c’est bien en chœur que je les entends la réclamer en rappel, il était apparemment hors de question de laisser partir le groupe sans y avoir eu droit. Et c’est également bien en chœur que je les entends chanter le refrain de la Reine des Neiges. Sacrés metalleux, décidément incorrigibles. Les parisiens n’auront joué que 45min et c’est non sans déception que nous les regardons partir en restant un peu sur notre faim. Petit bémol de la soirée.

Lors du changement de plateau, j’avoue que je plaignais déjà le groupe suivant, DEAD SIDE, car il n’était pas mince affaire que de passer après BTM. D’autant qu’un dimanche soir, les déserteurs (je le savais d’avance) allaient être nombreux. Les mecs débutent leur set devant pas mal de personnes. Aussi je décide d’arpenter la salle de long en large et de soutenir les montiliens (habitants de Montélimar pour les incultes), qui ont les couilles de porter leurs textes en français. Une des particularités du Molotov c’est d’avoir un fumoir intérieur vitré qui ferme le côté de la scène, elle n’est donc pas très grande, mais panoramique. Je n’en perds donc pas une miette. Et je vois des mecs qui ont la niaque malgré une salle qui se vide à vue d’œil. En plus de ça, imaginez le topo, on vient de voir un groupe de 5 et un groupe de 6 musiciens avec une scène blindée de matos. On se retrouve avec une scène vide et les DEAD SIDE qui ne sont que 4. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dur et pas cool pour eux mais bon, en tant que support band ils n’ont pas trop le choix… On y peut rien. Pour continuer ma soirée en mode découverte, je profite du concert. D’autant qu’il s’agit d’un de leur dernier avec le chanteur Mike qui, en bon frontman, motive le public de son chant enragé et hargneux. La rythmique tient bien la route, le batteur frappe carré. Mais malgré tout, passer après un rouleau compresseur tel que Betraying The Martyrs, et en plus à une seule guitare, n’aide pas DEAD SIDE, et le son qu’on le veuille ou non sonne automatiquement beaucoup moins fat. Pas assez fat. Et même s’ils n’y sont pour rien, cela se ressent. En tous cas BIG UP à eux car le défi était de taille. DEAD SIDE clôt donc cette soirée hardcore/metalcore proposée par GO MUSIC France. On en retiendra beaucoup de très bon et de belles découvertes pour la fan de Hardcore qui sommeille en moi. Une chose est sûre, son efficacité en live n’est plus à prouver, et c’est même là son fond de commerce. Pas de surprise pour le public marseillais qui a encore un peu de mal à se lâcher en concert quand il ne connaît pas les groupes. En tout cas, BELLE CLAQUE !

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