[Interview] TURBOBOBCAT

Salut à tous ! Je vous ai récemment parlé de ce jeune et talentueux groupe nous venant de Sicile, dans ma précédente chronique de leur premier EP “Pentastar Rocket Ride”. Aujourd’hui, j’ai rendez-vous à leur table avec un bon Nero d’Avola et autres spécialités siciliennes, pour de plus amples explications…

Bonjour Pietro, Federico, Davide et Martino  !

Quand est né TURBOBOBCAT ?

Le groupe est né en juillet 2016 quand Pietro “Pyt” Leanza (batteur) est revenu de ses études universitaires à Londres. Federico Fano “Indelicato” (chant et guitare rythmique), Davide “Mr White” Guardo (guitare) et Martino “Mr Firebird” Razza (bassiste) avaient déjà mis un pied dans une formation précédente, puis le groupe s’est réellement consolidé au retour du batteur “Pyt”.

Quand la crise métallique vous a-t-elle prise ?

Federico, Davide et Pietro ont commencé à jouer ensemble il y a 9 ans, en 2008, unis par leur passion commune, du Heavy Metal classique et des groupes comme Judas Priest, Grave Digger et Iced Earth. Le groupe sonnait bien, avec originalité et a cessé en 2012, au départ de Pietro pour Londres.

Quelles sont vos principales inspirations musicales ?

Nos principales influences sont purement issues du Heavy Metal. Fano et Martino écoutaient depuis plusieurs années du Stoner, et avaient aussi des influences comme Orange Goblin, Nebula et Fu Manchu. On a fait une sorte de mélange de tout ça avec pour base principale Judast Priest, Motörhead et Black Sabbath.

Chaque membre du groupe apporte un esprit et un style différents qui influent d’une manière plus ou moins évidente sur notre style de son général.

Dans quels pays, villes souhaiteriez-vous jouer ?

Au vu du succès de notre premier EP, dans des pays comme le Brésil, la France et la Grèce. Nous aimerions beaucoup effectuer une tournée dans ces différentes contrées. Bien entendu, des pays comme l’Autriche, l’Allemagne et l’Espagne nous permettraient, par leur proximité, de créer aussi un suivi de fans fidèles. Quant à l’Angleterre et la Scandinavie, ça reste ambitieux et nous chercherons à faire fructifier nos contacts dans ces pays pour nous y produire dans le futur.

Comment qualifiez-vous votre genre ? Avez-vous un message à faire passer ? Une philosophie ?

Nous nous identifions à travers le Heavy Metal, le Stoner Rock et Stoner Metal, ces genres-là sont en adéquation avec nos textes. Cependant, on ne manquera pas d’explorer d’autres genres comme le Doom et bien d’autres, car nous ne voulons pas nous limiter dans notre son et sa possible évolution.

Quant à la philosophie du groupe, pour nous, il est primordial de laisser aller notre imagination et notre créativité, sans freiner nos idées musicales et notre potentiel. Nous n’avons aucun message politique ou social. Même si certains groupes le font, pour nous ce n’est pas une mission destinée à un musicien, mais cela n’engage que nous. L’humour, pour nous, est fondamental et se fonde sur nos inspirations, comme les comics, les films vintages, des histoires de la vie quotidienne, tout ce qui a un fond humoristique, grotesque, paradoxal, fantastique, irréel, psychédélique, absurde. A cet effet, nos textes sont imagés par des personnages et ambiances issus du fruit de nos délires et fantaisies. La musique sert à la raconter… en nous servant de notre son bien “heavyness”, groovy et de son impact.

En ce moment, notre principale occupation est de continuer à jouer comme nous le souhaitons, dans la sérénité et l’amitié. Au delà d’un groupe, nous sommes des amis qui jouons ensemble.

Comment se porte le Metal en Italie et en Sicile ? Y a t-il suffisamment d’endroits, clubs locaux pour jouer ?

En Italie, il y a une scène assez importante et dédiée spécialement au Metal en général, même si on ne peut rivaliser avec l’Allemagne, la Suisse le Royaume-Uni, et d’autres pays.

En Sicile, on ne peut pas en dire autant, il y a des centaines et centaines de groupes, mais il manque les lieux, les structures et évènements pour pouvoir promouvoir ce type de musique. Inévitablement, tout reste confiné et inconnu, la seule possibilité est de mettre sa musique en ligne…. Voilà pourquoi nous espérons qu’avec de la chance tout cela commence à bouger et que cette situation va s’arranger au mieux ; un peu comme le succès de la Grèce avec le Desertfest Athens.

A quels festivals souhaiteriez-vous participer ?

Ceux qui nous brancheraient bien sont le Lake on Fire, le Stonerfall, le Freak Valley, le Cheapstock, le Desertfest Athens, l’Electric Valley, l’Into the Void, l’Insomnia, les festivals européens.

Nous voulons faire connaître notre son par le biais d’une tournée, car dans un contexte underground comme le Stoner, se produire en live est fondamental, pas uniquement pour l’aspect financier mais l’immense satisfaction d’une futur notoriété qui nous apporterait encore plus d’inspiration et de motivation.

Merci d’avoir consacré un peu de votre temps et longue route à vous!

 

 

 

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