[Interview] Forest In Blood

Les coreux parisiens de FOREST IN BLOOD, ont sorti leur nouvel album « Haut et Court » le 31 octobre dernier. Rencontre avec Hervé (Guitare)…

Merci beaucoup de nous accorder un peu de ton temps! Je commencerai par la question traditionnelle, est ce que tu peux te présenter toi ainsi que le groupe?

Je suis donc Hervé, dans FOREST IN BLOOD depuis les années 2000, le groupe existe lui depuis 1998. Formé par Elie et Barth, chanteur et guitariste. Le groupe reste du vieux thrash, inspiré par SLAYER, TESTAMENT, SEPULTURA et plus récemment ce qu’on écoute c’est le Hard Core nouvelle génération comme PARKWAY DRIVE par exemple. Il ne faut pas oublier, celui que j’appelerai notre 6ème membre, Alec, qui s’occupe de tout ce qui concerne la comm, le visuel, la promo etc

C’est justement intéressant que tu parles de SLAYER en tant qu’influence du groupe, puisque dans plusieurs des chroniques que j’ai lu en préparant cette interview vous êtes comparés avec SLAYER et j’aurai voulu avoir ton point de vue sur cette comparaison

Ça nous fait très plaisir, on le revendique clairement, alors c’est clair que l’on n’a pas les pantalons en cuirs et les clous ni une chaine de 200kilos à la cuisse mais on aime cette ambiance musicale, c’est tranché, agressif mais en même temps il y a de la clarté et on est très fiers d’être comparés à eux.

Et du coup, si tu devais décrire ta musique à quelqu’un qui n’écoute pas du tout de Hard Core, voire même, pas du tout de metal, comment tu le ferais en quelques mots?

Je dirai que c’est une grosse base de batterie pas très rapide mais qu’on essaye de faire gronder avec des guitares saturées qui vont reprendre des parties très rapides et un peu plus lentes. On essaye de jouer sur des structures de morceaux qui ne sont pas linéaires avec des changements de rythmes et une grosse voix, la voix d’Elie, très speed sur les couplets et qui, sur les refrains sont travaillés de plus en plus fédérateurs.

Si on revient plus en détails sur l’album, peux tu me parler de sa composition et son enregistrement, il est sorti très rapidement après le précédent.

On a travaillé comme sur le précédent. On a voulu le composer très rapidement, on ne s’est pas beaucoup vus, on a fait beaucoup en petit comité puisqu’on a tous des vies un peu compliquées entre la vie de famille, le travail etc. Mais aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies c’est plus facile et l’album était composé en 2 mois environ. Par contre ce qu’on voulait faire cette fois c’est passé beaucoup plus de temps en studio afin de pouvoir plus affiner le travail, le chant entre autres choses ce qui nous a pris également environ 2 mois.

Sur cet album, il y a des titres anglophones et francophones, est ce que vous abordez ces titres différemment? 

En ce qui concerne le traitement des textes reste le même mais pour ce qui est du chant, c’est la première fois que Elie chante en français. C’est aussi dû au fait que nous avons sur cet album Nico de THE ARRS en guest et que lui, a toujours chanté en français, on en a parlé et ils ont travaillé ensemble sur un texte en français. L’influence sur les textes reste similaire à l’état d’esprit que l’on voulait faire passer.

A propos de l’état d’esprit des textes, si aujourd’hui vous vouliez faire passer un message, lequel ce serait?

Il n’y a pas vraiment de message, il y a ce concept de la piraterie que l’on avait développé sur le précédent album, l’idée de liberté de l’oppression, de la loyauté vis a vis des gens, d’un groupe, ce sont des valeurs qui nous rassemblent. Partir en tournée c’est un peu comme partir en mer, cette idée de navigateurs des terres. Il y a cette idée, d’engagement de valeurs, de fraternité. Et quand on regarde le monde actuel on se dit que ces valeurs en lesquelles on croit sont un peu mises à défaut et c’est un peu étrange…

Et justement, aujourd’hui, j’imagine que le live, les tournées, c’est un point d’interrogation pour vous, est ce que vous avez envisagé par exemple des lives en streaming ou d’autres alternatives?

On n’y a pas vraiment pensé, je crois qu’on est à peu près tous d’accord sur ce sujet. On n’a pas forcément envie de jouer devant une caméra, il y a déjà des clips, différentes vidéos en ligne. Je préfère attendre que ça reprenne. On a eu énormément de dates annulées mais je pense que le mieux c’est d’attendre. Mais on a quand même voulu sortir ce disque, les retours sont plutôt bons et quand on partira en tournée ça lui donnera une 2ème vie.

D’ailleurs tu parles de clips, il y a déjà une vidéo qui est sortie pour promouvoir cet album, est ce qu’il y en aura d’autres?

Oui, il y a un 2ème clip qui devrait sortir mi-décembre, qu’on a heureusement tourné avant le confinement. Ce sera un clip assez étrange, dans l’esprit du visuel de l’album et ça aussi c’est une première pour nous mais je n’en dis pas plus…

Tu mentionnes beaucoup de premières fois pour cet album, est ce que c’est un tournant dans votre histoire?

Peut être, je pense qu’il faut savoir se renouveler, essayer de nouvelles choses, prendre des risques. On se pose beaucoup de questions et on a aussi envie de s’amuser.

Je n’ai plus de question, je te laisse le mot de la fin…

Merci à tous, aux gens comme toi, qui partagent, grâce à qui, même en plein confinement, la sortie d’un album peut avoir un écho. Cette cohésion, ce partage des valeurs, la fraternité, de la scène, du metal, ça reprend notre idée de la piraterie, peu importe ce qui se passe on partage tous les mêmes valeurs.

Merci à toi et bonne continuation! 

 

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