[Interview] Beyond The Styx

Quelques jours après la sortie de leur 2ème album “STIIGMA”, entretien avec Adrien, batteur du groupe BEYOND THE STYX

Petite question rituelle, peux-tu nous présenter le groupe en quelques phrases ?

On s’appelle BEYOND THE STYX et pour faire simple on s’est formés en 2011 sur les traces d’un ancien groupe. On a 2 albums et 1 EP à notre actif. Notre line-up a un peu évolué au fil du temps suite à des différences de choix artistiques. On a jusque maintenant joué une centaine de dates en France et en Europe.

On va parler un peu de l’album qui vient de sortir, parles moi un peu du processus de création.

Il a été composé en salle de repet’, entre nous, on essayait des choses, des choses qui marchaient d’autres moins, on a su très vite ce qu’on allait garder ou pas, chacun amène quelque chose, ça se fait de façon très démocratique. On est de toute façon, très souvent tous d’accord sur ce qui marche ou pas. Il a vraiment été écrit dans l’optique du live, à la suite de la dernière tournée on avait vraiment envie d’écrire quelque chose de plus Rock’n’Roll, de plus rentre-dedans. Une fois le morceau abouti, on pose les paroles et ça se fait petit à petit dans la salle de repet’.

Tu parles beaucoup de dates de tournée et vous avez déjà joué les premières dates de la tournée de cet album, ça s’est passé comment ?

Très bien, pour l’instant c’est vraiment cool. On a une très bonne réaction du public aussi bien dans le pit pendant le live que dans les échanges après le concert. Tout le monde est unanime, le son est génial, on retrouve l’énergie du CD en live. Et on vend bien lors de ces concerts alors on suppose que ça doit plaire aux gens.

Pour ceux qui ne vous ont pas encore écouté, si tu devais décrire l’album en 3 mots…

Incisif, Valeur, dans le sens où c’est un album qui défend des valeurs et des convictions et Puissant, on a voulu, en toute modestie, faire des choses puissantes en terme de riffs et d’impact.

Pour le titre vous avez choisi “STIIGMA” avec “II”, ça s’explique comment?

A la base STIGMA fait référence aux stigmates, cet album parle des maux que peuvent faire subir les hommes, l’idée que ça marque et que ça reste, on dit que l’on a révolutionné le style mais on a des idées, des choses à dire et on veut que ça marque les gens. et “II” car c’est le 2ème album et on voulait que dans le nom de l’album apparaisse le chiffre 2. On ne voulait pas non plus écrire simplement “Stigma” c’est aussi une question de visibilité. On retrouve aussi l’idée de dualité de la pochette. La femme donne la vie et se donne la mort, on est entre les 2.

A propos de la pochette, on est tout de suite frappé par l’artwork, peux-tu m’en dire un peu plus?

La personne qui a réalisé la pochette s’appelle AMMO, il a réalisé d’autres pochettes de NEUROSIS notamment, il travaille pour MARVEL, pour le HELLFEST, il a un beau CV et quand on a regardé ce qu’il faisiat, son travail nous a beaucoup plu. On l’a contacté, on lui a envoyé des démos pour voir de quoi il était question musicalement et ça lui a parlé. C’est quelqu’un qui travaille “à l’ancienne” c’est un vrai dessin, pas de photoshop. Il nous envoyait des photos avec son téléphone et on a pu suivre la création de la pochette au fur et  à mesure ! On lui avait donné l’idée de la femme qui se transperçait. On a laissé carte blanche au graphiste et à quelques détails près la pochette finale est quasiment le 1er jet de AMMO.

Vous avez également sorti l’album au format cassette. A l’heure où tout le monde parle de la mort de la musique sous son format physique, vous, vous faites machine arrière…

Effectivement, on ne peut pas passer à côté du numérique, tout le monde écoute de la musique en numérique, moi le premier j’ai un abonnement Spotify, les CD prennent de la place alors il y a un côté pratique indéniable. Mais d’un autre côté, on est tous de la génération a avoir connu le format physique de la musique. C’est important pour nous parce qu’avoir un produit entre les mains ça change beaucoup les choses. J”aime cette idée. Donc en effet, il y a le CD en digipack, il est également disponible en vinyl, qui est un format encore plus ancien! Là c’était plutôt un choix pour le son qui est différent sur le vinyl que sur album, un peu plus “gras”. Pour la cassette, c’est un label indonésien qui nous a contacté DURAMA RECORDS, qui ne fait que de la cassette, il nous l’a proposé, on s’est dit que ce serait cool. Il le distribue en Indonésie et va nous envoyer des copies que l’on pourra vendre sur la route. Pour l’instant elle n’est dispo qu’en prévente.

On reste dans le monde digital, quel est votre point de vue sur les réseaux sociaux?

C’est concrétement quelque chose qu’il ne faut pas négliger, beaucoup de gens se référent à ces réseaux sociaux, en terme d’image on ne peut pas passer à côté. On est présent sur la plupart d’entre eux, c’est important en terme de comm, d’image et d’échange aussi. Ca ne nous empeche pas d’envoyer des affiches de tournée aux organisateurs de dates. Ce n’est pas quelque chose de négatif mais par contre, très chronophage.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour 2018 ?

Que les concerts se passent bien, qu’on continue de booker, qu’on rencontre des gens cool, qu’on fasse de la musique et d’ici la semaine prochaine on se lance dans la composition d’un nouvel album en paralelle de la tournée.

Je n’ai plus de question, je te laisse le mot de la fin

Pour ceux qui n’ont pas encore écouté l’album, sachez qu’il est possible de l’écouter gratuitement et légalement, il est aussi possible de l’acheter partout grâce à SEASON OF MIST. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’on fait, n’hésitez pas à jeter une oreille et venir nous parler sur les réseaux sociaux.

Merci pour cette interview et bon courage pour la tournée!

Merci à toi, salut!

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