[Chronique] UNTIL DEAD- Sombres Douleurs…

Bernard-Henri Leviathan

Bernard-Henri Leviathan

Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon !

Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,…et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux!

Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal“Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc.

Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire
Bernard-Henri Leviathan

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Note : 8,5/10

De nos boueuses campagnes à l’hiver trainant où, le temps d’une errance, le pas lourd du désespoir vient craquer quelques brindilles et feuilles mortes sur l’humus d’une forêt reculée des Hauts-de-France, 4 hommes en noir se dressent et nous délivrent la bande-son idéale, la bande-son pour… vos Sombres Douleurs !

J’ai découvert UNTIL DEAD, groupe audomarois dont l’acte de naissance remonte à 2014, lors d’un concert sur Dunkerque… souvenez-vous, j’en avais décrit la prestation ici-même. J’avais déjà beaucoup apprécié la formule dépouillée et respectueuse des racines du Dark/Black Metal : quelques beaux accords, une batterie frénétique remplissant l’espace sonore et une voix lacérant le noir de la nuit.

Depuis, UNTIL DEAD a dévoilé la facette studio de son travail au travers de cet EP, et ce que l’on peut dire c’est que ce disque, très bien produit, offre un avenir extrêmement prometteur  au groupe!

Les 5 titres que composent « Sombres Douleurs… » offrent un bel aperçu de la vivacité du combo. Parfois minimalistes dans l’écriture, ils concourent à toute cette ambiance relative aux premiers BATHORY, DARKTHRONE, voire certaines productions de YOUR SHAPELESS BEAUTY et toute cette scène naissante qui faisait alors découvrir au monde la noirceur d’une rare profondeur.

Les riffs sont souvent composés de progressions d’accords typiques du style sur lesquelles la batterie vient broder des arabesques de descentes de tomes. La basse a également ses espaces de communication au sein d’interludes lui étant réservés. Le travail sur la diversité des voix, bien sûr presque exclusivement extrêmes mais également en doublage démoniaque de tonalités ou encore en chœurs clairs, apportent des aspects tantôt rugueux et rageurs, tantôt fantomatiques ou sépulcraux. Les textes proférés – comme les titres l’indiquent – en français illustrent parfaitement les ambiances musicales et permettent de pénétrer plus justement les atmosphères.

« Les Profondeurs De Mon Âme », « Renaissance », « Les Portes De La Réalité », « Sacrifice » et « Until Dead ». La diversité s’installe au fil de ces pistes, alternant la furie des blasts, les parties plus Doom et les assauts guerriers, ceux-là même issus de la culture viking des grands ancêtres du Metal noir.

Le seul point dommageable que je retiendrai des différentes écoutes de cet EP sera focalisé sur « Les Portes de la Réalité ». En effet, ce titre en grande partie instrumental débute de belle manière avec ses arpèges clairs lancinants mais donne pourtant un goût d’inachevé. La suite d’accords un peu simpliste, présentée sous diverses variations rythmiques et déroulée sur près de 9 minutes, est un peu rébarbative. C’est essentiellement la batterie qui porte le titre mais il y manque une donnée telle qu’un instrument soliste pour en faire un véritable instrumental. C’est d’autant plus dommage que le fade out final se fait alors même qu’un lead de guitare semble commencer. Un peu de chant placé en dernière partie ressaisit cependant le morceau, qui tient davantage lieu, au milieu des 4 autres, de pause avant de faire à nouveau éclater la rage déchirante !

Côté mise en son, on est face à une affaire de famille puisque le CD a été enregistré au studio de SPIRIT et mixé/masterisé au studio BGS de Laurent de GANG pour un rendu très clair, très organique. Le kick est percutant, le son des instruments est net et bien restitué. Il y a un travail à saluer car le tout est très bien équilibré, ce qui n’est pas toujours évident dans ce style.

En définitive, UNTIL DEAD nous dévoile un très bon premier essai, sombre mais dont une certaine chaleur se dégage… certainement celle du brasier de l’enfer sur lequel le groupe pose son séant. Cet EP ne me laisse vraiment pas indifférent et il mérite votre attention. Ne vous l’avais-je pas dit en janvier, à l’époque du « TOP albums 2017 de la rédaction » ? « […] Un premier EP prometteur dont je ne tarderai pas à vous parler. ». J’ai tardé… mais c’est fait !

Et si vous n’êtes pas encore convaincu.es, plongez-vous donc dans cet Hiver funèbre, inédit et donnant une idée du groupe avec un autre type de prise de son.

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A propos Bernard-Henri Leviathan
Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon ! Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,… et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux! Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal “Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc. Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire

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