[Chronique] THE LOSTS – No God, No Devil – EP

Blackdog

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Fétichiste des cheveux chez Lords Of Chaos Webzine
Je ne fais pas ce que je veux avec mes cheveux et c'est frustrant.
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Amis Heavy Metalleux de la vieille école, THE LOSTS s’adressent à vous au travers de ce premier EP, vous ne devinez pas à quel point.

Je ne vais pas vous donner de nom de groupes en référence de leur musique mais plutôt deux années : 1982 et 1988.
Je me dois cette précision par égard au travail de restaurateur d’art effectué par THE LOSTS.
Vous trouverez peut être cette démarche bon enfant mais je vous l’affirme toute légitime.
1982 comme la sortie de « Coda », chant du cygne de LED ZEPPELIN et fin définitive d’une époque.
1988 où le « Seventh son of a seventh son » d’IRON MAIDEN et le « And justice for all » de METALLICA entameront l’ère de la guerre du Thrash contre le Heavy.

Tout le propos de cet EP se trouve là, entre ces deux dates, dans la volonté de réunir chaque accord emblématique du style, de le retranscrire avec la précision métronomique et technique de tout Hardos se respectant à cette époque.
Hors de question de mettre une note à côté, hors de question de changer de gamme de manière impromptue, hors de question d’avoir un brin de voix de travers, perte de justesse punissable de la damnation éternelle.
Pour cause, la prise doit être parfaite, fût-elle jouée cent fois pour y parvenir car on ne changera rien, on ne corrigera pas le moindre défaut au moyen de quelque outil informatique que ce soit.
Je vous l’ai dit, nous avons affaire à des conservateurs de musée qui ont décidé de faire inscrire le Heavy Metal original aux monuments historiques, de le faire classer au patrimoine de l’humanité.
Je vous le dis amis hardos, vous entendrez sur cet EP le moindre résonnement de cymbale, la peau des fûts se retendre, la moindre ondulation de corde, la plus infime reprise de souffle.
Une prise de son cent pour cent naturelle, absolument fidèle à l’esprit garage des productions de l’époque où vous aviez l’impression que les groupes jouaient dans votre salon.
C’est toute la volonté palpable de THE LOSTS.

Pour quel résultat me demanderez-vous ?
Pour vous présenter tout un univers et toute une volonté dans le peu de temps qu’offre un EP.
Une introduction narrée vous construira le décor dans lequel ces égarés de l’humanité devront tenter de la rallier.
Le premier titre « Kingdom of the Losts » vous offrira donc le voyage dans le temps que je viens de vous promettre et une entrée dans le vif du sujet.
La voix est un peu limite vis-à-vis du phrasé assez complexe choisi pour ce morceau mais je vous l’ai dit, que du vrai, pas de triche pour lisser ça.
Second titre « Mister Fake », morceau plus classique de la heavy metal school et poli à la laine de fer triple zéro, vous montrera que les limites n’étaient pas atteintes.
Le troisième morceau « The headless cross » ne fera que conforter l’impression du précédent.
A ce moment-là, la recette a marché, vous êtes pris comme un flan au frigo et la seule envie qui vous vient lorsque l’outro narrative vient c’est de retourner au début.

Seul défaut donc de cet EP, non pas la production qui surprendra certains, mais ce n’est pas à vous qu’on parle, nous sommes entre puristes, mais sa trop courte durée pour juger pleinement du potentiel de THE LOSTS.

Le repas s’est arrêté aux amuse-gueules, revenez !

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