[Chronique] STEREO NASTY – Twisting the Blade

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Après avoir rodé et adoré le premier album des irlandais de Stereo nasty « Nasty by Nature » de 2015, j’avais hâte de voir quelle direction allait prendre le jeune quatuor .

Après plusieurs écoutes, je me faisais finalement la réflexion qu’écouter du Stereo Nasty, c était un peu comme retrouver des vieux copains au Pub. On arrive en terrain conquis, on retrouve ses marques, une basse bien mise en avant, un Heavy old school simple mais efficace et sans avoir besoin de forcer, la magie opère dès les premières minutes. Les copains sont là, accueillants, contents d’être là et surtout prêts à en découdre tout comme nos amis de l’Île d’Émeraude.

L’ambiance monte peu à peu, au rythme des pintes descendues en bonne compagnie, le ton se fait plus haut, le chant gagne en assurance et les oreilles s’échauffent. Le groupe déroule tout son savoir faire comme à son habitude et nous fournit du bon old school comme on aime. L’ensemble est super digeste et cohérent contrairement aux chopines qui descendent à vue d’œil et aux langues qui se délient.

Tel un groupe d’amis de longue date attablé au comptoir, chacun apporte sa pierre à l’édifice, Adrian Foley et Rud Holohan portent la baraque avec un duo guitare rythmique et basse extrêmement solide et efficace. Pendant que le premier nous gratifie de quelques leads bien sentis qui ne tombent jamais dans l’excès ou la démonstration, le deuxième est omniprésent et hante véritablement les morceaux de sa 4 cordes, bien ronde et incisive. Derrière les fûts, ça tombe lourd, vaut mieux porter son casque, on est jamais à l’abri d’un tir fratricide car Fran Moran sait où taper et ça s’entend.

Au chant, Mitch est juste impérial. Véritable maître des lieux, sa voix nous rappelle les heures de gloire de notre cher Blackie Lawless et donne clairement vie aux compositions du combo. Puisque nous en sommes à parler du lien avec notre Crimson Idol favori, on ne peut qu’être impressionné par la qualité de la chanson «Through the Void », véritable bijou de composition alliant passages clean et grosses rythmiques envoûtantes permettant à ce titre de rappeler les pérégrinations d’un certain Jonathan Aaron Steel et c’est clairement un haut fait dont peu de groupes peuvent se vanter.

La prod est vraiment béton et rend bien justice aux accomplissements de chacun, on passe d’un titre bien lourd comme « Haunting the Night » à un classique du Hard « Becoming a Beast » ou à l’entêtant « Near Dark » sans soucis. L’album est concis et ne fait pas de chichis, ça fait plaisir de voir que les Amis Irlandais gardent leur ligne de conduite tout en gagnant des niveaux de professionnalisme.

On sort de ce disque, comme de ce genre de retrouvailles, le sourire aux lèvres, ayant passé un très bon moment de Heavy Metal . Le disque, plutôt diversifié, montre que les quatre frères d’armes ne cessent d’évoluer et de s’améliorer, sortant ici un album solide et efficace.

L’ensemble donne clairement envie de les revoir encore et encore car on sait que même si peu de choses changent, on retrouve la force, les valeurs et la qualité des échanges qui nous unissent et c’est bien là l’essentiel .

Hunter pour LoC

 

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