[Chronique] Split TENTATION / IRON SLAUGHT – 665 : Les Hordes Metalliques

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Las de ce morose début d’année, des dernières sorties métalliques plébiscitant un énième sous clone de Maiden ou encore du climat social actuel nous rappelant que si nous descendons tous du singe, certains ont dû louper des branches, réjouis-toi camarade ! le Hard est là pour toi !

Ce n’est ni plus ni moins que les frères de guerre catalans de Tentation et les guerriers bigourdans d’Iron Slaught qui ont décidé de s’allier pour faire rugir ta chaîne hifi et faire fondre ce petit cœur qui bat sous ton perfecto !

Au programme un Split de 9 morceaux pour 39 minutes fleurant bon la passion, le old school et surtout le heavy metal.

Ce sont les Torreillans de Tentation qui ouvrent les hostilités avec le titre « Illusion » qui pose directement les premiers jalons de ce qui s’annoncera comme un sans-faute pour la première partie de ce split. La première chose qui saute aux oreilles à l’écoute de ce nouvel effort c’est la prod qui s’affine sortie après sortie et qui rend vraiment hommage aux compositions du quatuor pyrénéen.

Loin de singer le Heavy français des années 80, Tentation est un hommage pertinent et actuel à tout ce que nous aimons dans cette période. En effet, les différents titres s’enchaînent de manière logique et cohérente tout en nous laissant en tête de très bons refrains et un riffing efficace et puissant.

Pat, de plus en plus à l’aise au chant, nous sort de superbes parties vocales tout en distillant avec parcimonie, mais toujours avec goût, les montées d’aigus si caractéristiques au style eighties.

Mention spéciale au morceau « Souviens toi » qui nous avait déjà transporté lors du Live au Rising Fest plus tôt l’année dernière et qui n’aurait pas dénoté dans un set des légendaires Blaspheme et consorts. Cerise sur le gâteau, le groupe nous gratifie comme à son habitude d’un très bon cover, après un Double Bang tonitruant venant de leur EP de 2015, c’est cette fois Ponce Pilate et son sulfureux « Les anges de Balthazar » qui est remis au goût du jour à la sauce Tentation pour notre plus grand plaisir.

Après le sans faute de Tentation c’est aux Tarbais d’Iron Slaught de venir combler nos cages à miel avec leur Heavy metal teinté de Speed épique comme on l’aime.

Là encore, la qualité est au rendez-vous et, à travers seulement 4 titres dont un cover et une intro, le power trio nous prouve une fois de plus sa valeur et son talent de composition.

Après leur excellent « Crusading Metal Mercenaries » de 2015, j’étais curieux de voir comment allait évoluer le groupe et surtout de voir comment la musique plus guerrière du trio allait s’accommoder du côté plus mélodique et Hard Rock de Tentation. Et finalement, tout se passe formidablement bien, l’intro « Knights arrival » nous plonge directement dans l’ambiance belliqueuse du groupe et ne jure absolument pas avec les titres précédents. L’aventure des Hordes metalliques prend alors un tournant plus homérique et on se retrouve au cœur de la bataille.

« Code of Steel » joue sur les codes habituels du combo et nous gifle en plein visage avec sa rythmique entraînante et son chant hargneux ne se relâchant que pour parsemer ses refrains d’aigus dévastateurs et épiques.

La suite est un véritable coup de poker du groupe avec un chef d’œuvre instrumental de plus de 6 minutes 30, « Bigorra », qui nous transporte dans des contrées lointaines où la vie humaine n’est qu’un détail insignifiant et où le seul vacarme ambiant est celui du fer croisé avec l’assaillant lors de guerres centenaires pour de légendaires reliques malfaisantes.

Le split se clôture sur une excellente reprise du titre « Screams from the Grave » du groupe Abattoir où le chant flirte parfois avec des intonations très Acceptiennes/Udesques pour le plaisir de nos esgourdes qui n’en attendaient finalement pas tant.

Le split sortira sur le label « La Fin Du Monde » pour la version CD alors que le vinyle sortira pour sa part sur Impious Desecration Records. A noter le travail remarquable et remarqué de l’excellent Mario Gomez sur la pochette du split qui fait doucement mais sûrement sa place dans le paysage visuel metallique. Je vous laisse d’ailleurs avec ce magnifique artwork et la reprise d’Abattoir par Iron Slaught !

 

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