[Chronique] Sirenia – Ridles, Ruins & Revelations

Ridles, Ruins, & Revelations – 2020

 

Sirenia sortira le 12 février prochain, Riddle, Ruins, & Revelations, son dixième album, fêtant ainsi ses vingt ans de carrière. Morten Veland ayant suivi assez bien le rythme d’un album tout les deux ans. C’est d’ailleurs lui qui a composé, enregistré, mixé, et produit ce nouvel opus.
Ce nouvel album, sortant comme beaucoup d’autres pendant une période d’impossibilité de tournée, il n’en sera que plus jugé sur sa qualité et ne pourra se défendre sur scène.

Addictions N° 1, premier single de cet opus, ouvre l’album. Il donne le ton avec un synthé au son electronic. Sirenia se modernise et les chœurs du refrain restent facilement en tête ! Je reste cependant mitigé sur ce premier titre.

Towards an early Grave nous laisse entendre de loin des chœurs grégoriens  dès les premières notes, avant qu’Emmanuelle Zoldan ne pousse la voix.
Ici, comme sur le premier titre, la mélodie du chant sur le refrain accroche plutôt bien, mais le reste du titre n’est pas aussi percutant. Morten ne fera sur ce titre qu’une moindre apparition sur le pont en milieu de titre.

Into Infinity, s’ouvre avec toujours ces sonorités electronic, qui apportent un relief nouveau au groupe, sans pour autant être excessif. C’est encore une fois sur le refrain que le titre accroche le plus, et c’est pour le moment le meilleur titre de ce début d’album.

Passings Seasons est le premier coup de cœur de cet album, avec une rythmique guitare, chant fonctionnant à merveille. Il est crescendo, faisant monter l’envie et l’impatience d’en entendre plus. Le refrain permettra à Emmanuelle Zoldan de déployer toute ses capacités vocales, qui n’ont plus rien à prouver, après deux albums chez Sirenia. Quelques brides de chant Grégorien en début et lors du pont musical apportent la cerise sur le gâteau.

We come to Ruins, deuxième extrait de cet album, offre toujours ce mélange électro / guitare qui se marie plutôt bien. Morten Veland nous fera le plaisir d’être plus présent sur les couplets de ce titre. Petit solo de synthé, le pont musical assez novateur pour Sirenia pour le coup. C’est un bon titre, mais n’est pas le plus remarquable de l’album.

Downwards Spiral reste un bon titre, dans la continuité de l’album, et sur lequel on retrouvera Joakim Næss pour le désormais classique duo de l’album depuis.

Beneath the Midnight Sun se démarquera par son refrain assez rythmé sur la ligne de chant accompagnée par le synthé. Le pont musical est aussi très intéressant par son solo de guitare.

The Timeless Waning et December Snow seront dans la même veine que le reste de l’album, sans pour autant en être des coups de cœur ou remarquables. Ces deux titres auront la particularité d’apporter certains couplets en français, ce qui semble être une nouvelle marque de fabrique depuis l’arrivée d’Emmanuelle dans le groupe.

This curse of Mine suivra subira le même traitement que ces deux consœurs auparavant. Bien mais sans exploit ni relief.

Voyage Voyage, reprise du titre mythique de Desirless vient clôturer cet album. L’adaptation fonctionne bien ici, puisque l’album fait la part belle aux sons electro et donne envie de se déhancher (un peu), en se remémorant des souvenirs de notre jeunesse (parce que oui, on a tous un souvenir de Voyage Voyage).

Bilan mitigé. L’album se veut être une évolution vers un son plus moderne tout en gardant les racines de Sirenia. C’est le cas, mais ça ne relève pas le défi d’en faire un excellent album.

Exit les chœurs, hormis quelques chœurs grégoriens par ci-par là.
Il reste assez groovy (dans le sens qu’on a envie de se dandiner par moment), par les sons electronic, mais pas forcément à la hauteur des groupes en ayant fait leur marque de fabrique tel qu’Amaranthe et Beyond the Black, pour ne citer qu’eux dans le genre.
Exit également la balade de fin, déjà absente sur l’opus précédent. Morten Veland a-t-il atteint son apogée avec Aeon’s Embrace sur Dim Days of Dolor ? (qui est vraisemblablement la plus belle balade de Sirenia)
Ridles, Ruins & Revelations est un bon album qui s’apprécie, et qui a le mérite pour le vingtième anniversaire du groupe d’apporter un peu de frais.
Cependant, il ne surpassera pas le précédent, Astral Arcane Aoens, et sera toujours à des millénaires de At Sixes and Sevens, considéré comme beaucoup le meilleur album, suivit de Perils of the Deep Blue.

J’ai pour autant largement apprécié cet album, il n’est restera pas moins le moins des avec Emmanuelle Zoldan selon moi. La limite de tout faire seul (composition, arrangement, mixage et production) est peut-être déjà trop atteinte et dont un regard extérieur ferait sans aucun doute un renouveau dans le son du groupe.

Top Titre : Passing Seasons / Into Infinity / Voyage Voyage.

Credit Photo : Richelle ter Heege

 

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