[Chronique] SIRENIA – Arcane Astral Aeons

Aniron
Aniron

Les derniers articles par Aniron (tout voir)

Sirenia
Arcane Astral Aeons, 2018

Sirenia revient avec un tout nouvel album, avant d’entamer une tournée Européenne.
Deuxième album avec la Mezzo Soprano Emmanuelle Zoldan, qui faisait cependant déjà parti du chœur de Sirenia depuis 2004, et présente sur l’EP Sirenian Shores en Duo avec Morten sur la cover de Leonard Cohen : First we take Manhattan.

C’est avec plaisir que je découvre ce nouvel album. Pour moi l’arrivée d’Emmanuelle dans le groupe ne pouvait qu’être une bonne chose. Bien que Dim Days of Dolor pouvait en laisser certains sceptiques musicalement et vocalement (Emmanuelle ayant intégré Sirenia alors qu’il ne restait plus que les parties vocales à enregistrer, et un timing très serré), ce nouvel album montre toutes les capacités vocales d’Emmanuelle, alternant chant classique et voix plus pop.
Connaissant le parcours d’Emmanuelle, et surtout certaines personnes avec qui elle a pu collaborer dans le classique (ayant travaillé avec ces mêmes personnes sur d’autres projets), je sais de fait, que c’est une chanteuse très talentueuse, et cela se ressent très sincèrement sur ce nouvel album.

Musicalement, l’album est un mix des trois précédents (Perils of the deep blue, The Seventh Life Path, Dim Days of Dolor), en ne gardant que les bons éléments. Rien d’innovant en soit dans cet album, Sirenia ne renouvellera pas le Metal Symphonique avec ce nouvel album, mais je ne pense sincèrement pas que c’est ce que nous attendons du groupe. Arcane Astral Aeons, peut cependant être difficile à accrocher dès les premières écoutes. Persistez, vous en serez ravis ! C’est également le retour des growls de Morten, absent sur l’album précédent, ce qui avait pu être dénigré.

In Styx Embrace annonce la couleur directe de l’album, mélangeant chant lyrique, riffs lourd et chœurs, rappelant les album Perils of the Deep Blue ainsi que The Seventh Life Path.
Les deux singles, Into The Night et Love Like Cyanide, s’enchainent. Bien qu’ils ne m’aient pas spécialement accroché lorsqu’ils sont sortis, je les apprécie beaucoup plus à présent avec plusieurs écoutes et avec le recul.

L’album se poursuit jusqu’à Asphyxia, qui aurait également fait un très bon premier single. Sirenia ne sortant plus de single après la sortie de l’album, il y a peu de chance que celui-ci en ait l’honneur. J’espère cependant pouvoir le retrouver sur la date parisienne en novembre.

On notera par ailleurs la présence plus prononcée du français sur cette album (dont un titre totalement en français, Nos Heures Sombres, et qui n’est même pas un bonus-track), et l’absence de ballade sur cet album. Morten déjoue ainsi l’habitude prise depuis 5 albums, de clôturer avec une ballade (dont certaines furent traduites en différentes langues). Glowing Embers clôture ainsi l’album en toute beauté, à la hauteur des 11 autres titres.

Pour conclure, cet album est une plaisante découverte. Bien entendu, les fans de la première heure, affirmant que le seul bon album est leur premier (At Sixes and Sevens), n’y trouveront peut-être pas leur compte, mais Arcane Astral Aeons, est la suite logique a ce qu’a pu produire Sirenia depuis 2013.

Top 3 : Asphyxia, The Voyage, Glowing Embers

Sirenia sera de passage en France les 5 et 6 novembre prochains à la Boule Noire (Paris), et au Ferailleur (Nantes).

Facebook

Site Officiel

Share This:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*