[Chronique] OMISSION – The Unholiest Of Them

Bernard-Henri Leviathan

Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon !

Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,…et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux!

Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal“Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc.

Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire
Bernard-Henri Leviathan

Les derniers articles par Bernard-Henri Leviathan (tout voir)

Rating:

534943Site Officiel

Facebook

Note : 7/10

OMISSION, 2ème de la sortie groupée de fin 2015 pour le label EMANES METAL RECORDS. Alors forcément, même si le style des thrasheux espagnols est diamétralement opposé à celui de THE BOTTLE DOOM LAZY BAND précédemment chroniqué par mes soins, passer après ce dernier n’est pas une mince affaire.

Cela dit, retrouver OMISSION est un petit plaisir personnel tant le précédent et déjà troisième album (“Pioneers Of The Storm” sorti en 213 entre bon nombre de splits et compilations) avait fait son effet par la découverte d’un style occulte, avec zéro compromis et d’une pochette sans pincettes, ni gants, assez dérangeante dans les références qu’elle affichait.  Pas forcément un gros chef d’oeuvre, mais un talonnage de derrière qui réveillait les sphincters.

Nous arrive donc “The Unholiest Of Them”, titre sans équivoque et sans surprise non plus, “Unholy” étant bien certainement le mot préféré du groupe… enfin, de Patillas (Chant, guitare) car on comprend vite, avec tous ces changements de line-up depuis les débuts du groupe en 2002, qu’OMISSION est l’oeuvre d’un seul homme qui s’entoure.

Une introduction annonce la tempête par des arpèges de guitare claire sur lesquels se posent des voix fantomatiques pour une ambiance totale King Diamond et la déferlante s’abat. Elle ne s’arrêtera que pour la simple raison que le disque est fini!

Avec un son puissant et pas propre sur soi, une basse et toms basse bien claquants, le groupe… trio… duo…, on ne sait plus bien, assène les 9 titres selon une recette à base de tabassage et de tabassage et parfois, mais c’est rare, de choses un peu plus subtiles comme cet interlude mélodique et acoustique en voix clair sur “What Kind Of Person Do You Think I Am”, morceau de bravoure clôturant le disque.

Si vous suivez la carrière d’OMISSION, il ne vous faudra pas tellement plus de 2 minutes pour vous rendre compte que rien n’a changé. Dans le cas contraire, vous découvrirez un Speed Metal, un Thrash primal et carnassier venant puiser quelques inspirations dans le Black, notamment dans le raclement de gorge caractéristique, quelques progressions d’accords ou ce tout particulier sentiment de grand froid à la manière d’EMPEROR ou mieux IMMORTAL sur le culte “Battles In The North”, crée par les guitares particulièrement ici sur les interludes de “The Black Flame Shall Burn”. Pour le reste, c’est du côté du Thrash typiquement germano-ricain qu’il faut tabler. Du brut, quoi!

Pour citer Arno Strobl, grand philosophe de ce monde, à propos d’un cas similaire : “c’est de la viande et des patates, la base!” … Mais quelque part c’est aussi un peu ça le problème chez OMISSION : la musique est proposée de manière un peu trop rythmique et binaire, à l’image de l’instrumental “Thrash Metal Traller”avec sa succession de riffs manquant d’un petit fil rouge mélodique pour enlever le titre. Elle manque de légères finauderies sur la durée, d’aération, de variété simplement et se montre, de ce fait, assez prévisible.

Il y a bien une approche plus guerrière débouchant sur un riff lorgnant du côté de MOTÖRHEAD au sein de “Spiral Of Self Destruction”, l’entrée de “Eve Of An End” plus mortuaire, cet interlude acoustique déjà évoqué au sein du plus mid tempo et traditionnel “What Kind Of Person…” mais le groupe pourrait certainement encore creuser ses ambiances, comme ce 10ème titre, non annoncé sur le boîtier, donné en guise de cadeau surprise, présentant un discours de mauvaise augure sur fond de claviers dérangeants à l’atmosphère très “Orange Mécanique”…. ou de vieux film porno-satanique selon mon pote Michel!

A l’image donc de son sobre visuel, OMISSION reste un petit coup de tonnerre qui craque, une détonation qui fait trembler la maison, qui donne ce qu’il faut de pensées misanthropes cathartiques pour ne pas être loin de ses godasses au milieu d’un monde qui, de toute façon, devient un peu plus de merde tous les jours mais un disque dans lequel il ne faut pas trop chercher autre chose… mais ça, je ne suis pas certain que Patillas en ait de toute façon grand chose à faire de cet autre chose!

No compromise les mecs!

Share This:

1 commentaire sur “[Chronique] OMISSION – The Unholiest Of Them”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *