[Chronique] NIGHTRANGER – High Road (2014)

Wicasa Wakan
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Label : Frontiers Records
Note : 9/10

Adulé par les uns, détesté par les autres, le Hard FM est un genre qui n’a jamais laissé indifférent… Il était tombé en désuétude dans les années ’90, pour devenir pratiquement underground, un comble pour un genre que l’on avait un peu vite qualifié de commercial !

Bien qu’on ne donnait pas cher de sa peau dans les années 80 alors qu’il était au sommet de sa gloire car trop à la mode, ce style a pourtant su résister aux affres du temps et est toujours bien vivant, revigoré qu’il est par de nombreuses jeunes formations, pour la plupart venues du froid, mais ceci fera l’objet d’une prochaine chronique !

Le monument du genre qui nous intéresse ici, nous vient tout droit des plaines de l’oncle Sam et n’est pas né de la dernière (danse de la ?) pluie. NIGHT RANGER, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, patrouille depuis déjà un bon moment puisque le lancement du vaisseau amiral fut orchestré en 1982 avec « Dawn Patrol » ! Composé à l’origine de Jack Blades (basse/chant), Kelly Keagy (Batterie/chant), Jeff Watson & Brad Gillis, tout droit sorti de chez Ozzy Osbourne, (guitares) et Alan Fitzgerald (claviers), ne subsistent aujourd’hui que Blades, Keagy & Gillis, le reste du line-up ayant constamment évolué depuis. NIGHT RANGER a connu de nombreux number one hits dans les années si chères à nos Metal hearts, dont le fameux « Sister Christian » repris d’ailleurs majestueusement dans le musical de Broadway, « Rock Of Ages ».

« High Road » est donc le 11ème album studio du combo et abrite en son sein, en plus de nos 3 « mosquiteurs » (encore un jeu de mot qui va faire le buzz !), Joel Hoekstra qui a rejoint le groupe en 2007 à la guitare et qui vient de le quitter pour rejoindre Whitesnake, et Eric Levy (rien à voir avec le français d’Era ou Shakin’Street) aux claviers, arrivé en 2011 pour l’album « Somewhere In California ».
Si le son et la prod’ sont résolument modernes et actuels, dans le bon sens du terme, le style ne fait aucune concession aux origines, et c’est tant mieux ! NIGHT RANGER fait du NIGHT RANGER, et c’est exactement ce qu’on leur demande… Le chant est toujours partagé entre Blades et Keagy, car oui, le groupe à la particularité de compter deux lead vocalistes, la guitare de Brad Gillis, maniaque bien connu du « Floyd Rose », reste fidèle à ses acrobaties guitaristiques, suivi de près par Joel Hoekstra qui a pris la relève du prince du tapping à huit doigts Jeff Watson parti se démancher ailleurs, et les claviers tiennent toujours leur jolie part !
Attention, chez NIGHT RANGER, FM ne veut pas dire niant-niant ou guimauve, ne nous méprenons pas, si les deux morceaux d’ouverture sont un brin enlevés et franchement fun (« High Road », « Knock Knock Never Stop »), ça rock grave aussi (« Rollin’ On », « X Generation », « Hang On »…), et on retrouve également les ballades de circonstances. Contrairement à d’autres groupes considérés plus Hard, je trouve que NIGHT RANGER vieillit bien et tient la dragée haute à pas mal de ses contemporains. Bien que catalogués de Hard FM ou commerciaux, nos amis continuent d’envoyer la terrine avec une banane (si je continue on va pouvoir faire un gloubiboulga !) qui fait défaut à certains, bien que réputés jouer des styles plus dur. Loin de s’encroûter et de se laisser aller, voilà un groupe qui respire le plaisir de faire de la musique, qui le fait bien et nous réjouit les esgourdes !

A acheter d’urgence, mais à ne pas RANGER au placard !

Note de Blackdog : Voici venu le temps des rires et des champs dans Night ranger, c’est tous les jours le printemps.

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