[Chronique] NARJAHANAM “Undama That’hur Al Shams Mn Al Gharb”عندما تظهر الشمس من الغرب

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Avant de vous parler de l’album, j’aimerais faire une rapide présentation du groupe car il est très peu connu. Narjahanam (qui signifie « le feu de l’enfer ») est un groupe originaire du royaume de Bahreïn (situé près de la côte ouest du Golfe persique ). Ce groupe a un style Death/Black oriental et a déjà deux albums à son actif. Il est composé seulement de deux membres mais qui font un travail remarquable ! Le chant est en arabe, les paroles traitent de l’histoire orientale, des guerres, de religion.

Je vais donc vous parler de leurs premier album intitulé « Undama That’hur Al Shams Mn Al Gharb » (si quelqu’un parle arabe, j’aimerais beaucoup qu’on me traduise). Cet album contient 9 pistes absolument géniales.

Dans cet opus on retrouve une ambiance sombre, avec des intro qui peuvent évoquer du Black ambiant mais avec le coté oriental. D’ailleurs ce coté est très présent dans tout l’album par divers procédés musicaux : tout d’abord, on retrouve la gamme orientale partout, on est très éloigné du système tonal occidental, mais également par la présence de percussions traditionnelles, flûtes et autres instruments, des effets de cordes effectués par ordi/synthé mais qui rendent pas mal.

Cet album présente une ambiance assez lourde, sobre, entrecoupée de passages très mélodiques qui nous évoquent vraiment l’Orient. On a donc un contraste vraiment intéressant.

On peut trouver des intros ou passages calmes basés sur l’instrumentation traditionnelle avec une voix difforme qui évoque (selon moi) comme des incantations de démons orientaux. On a un aspect très mélodique avec des soli de guitare ou de flûte ou de synthé qui évoquent des cordes, ou bien alors avec ces ambiances ethniques aux violents accents ajoutés par les guitares.

L’aspect agressif se fait avec la voix, la guitare rythmique, la basse (qui est discrète, dommage) et la batterie. Le seul regret, c’est que ce n’est pas une véritable batterie qui joue mais l’un des membres qui a utilisé un logiciel. Cependant je trouve que cela reste assez discret (excepté sur certains passages), il faut quand même être bien attentif pour s’en rendre compte.

Les titres ne se déroulent pas dans une forme nette comme à l’accoutumée, on a parfois des ponts qui surprennent et on a tendance à se perdre dans l’ambiance générale du morceau sans avoir trop de repaires exceptés les ostinatis (cellules qui se répètent) harmoniques et/ou rythmiques. Le chant est brutal comme on aime, en arabe ce qui n’est pas très fréquent et rajoute à l’originalité. J’aurais bien aimé savoir parler arabe pour mieux comprendre les paroles.

Conclusion : Cet album du groupe underground de Bahreïn est vraiment génial, personnellement je suis conquise par leur travail. Ayons une pensée pour ces groupes pour qui il est difficile de pratiquer cette musique si vibrante dans leur pays d’origine. Si vous avez envie de voyager, cet album le fera pour vous !

Mention spéciale au titre « Al Jihad » qui est mon favori.

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A propos Tikal
Etudiante en musicologie, fan de musique et musicienne.

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