[Chronique] LASCAR – Absence

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Note : 8/10

 

Bernard-Henri Leviathan : « C’est un bon vivant! » qu’il disait notre Hunter… « Un de ceux qui ne crache pas sur une bonne paire de roberts, un baril de mousse et un jeu de mots douteux! ». Et c’est vrai que je l’ai déjà vu gueuler « Blitzkrieg Bop! » – whisky à la main et t-shirt WASP sur le dos – dans les bas fonds du Nord de la France, un soir de pure débauche… Ça ne trompe pas! Mais savait-il seulement où il posait ses valises en nous soumettant cette bonne chronique de LASCAR? Pauvre homme…. Le voici engagé dans un enfer où il ne faudra compter ni sur Freyja, ni sur Ceridwen, encore moins sur RGeneral pour montrer une once de nichon… Néanmoins, nous sommes fiers de vous présenter le Duc Burgonde pour sa première chronique chez Lords Of Chaos Webzine! Merci pour les applaudissements, ‘ y aura une quête à la fin!

 

Pour cette première chronique, on ne va pas prendre le temps de beurrer les tartines et on va directement s’attaquer à LASCAR. Alors LASCAR, c’est un projet de Post Black Metal Atmosphérique chilien réalisé entièrement par un seul homme : Gabriel Hugo. Le «groupe» a sorti deux démo tirées à 50 exemplaires en 2014 et 2015 contenant les trois mêmes chansons. Mais nous allons surtout nous intéresser au premier album, «Absence», sorti en 2016, qui comprend 4 titres pour une durée d’environ 35 minutes.

Le but de cet album est de créer une musique qui se vit, qui t’entoure, qui te transcende. On crée des émotions primaires pour revenir à un état naturel mais pas pour autant primitif. C’est raffiné tout en étant chaotique et inaudible pour celui qui cherche à l’écouter comme le dernier Céline Dion pour mieux le beugler sous sa douche. Chaque morceau est très varié, on va y trouver à chaque fois entre 4 et 6 parties alternant entre des arpèges de guitare acoustique, du gros black qui tache, des nappes de synthé déprimantes, des râles vocaux etc… et tout ça s’entremêle créant cet effet de confusion sublime. D’ailleurs, je parle de râles vocaux car ici le chant est appréhendé comme un instrument comme un autre, ajoutant sa dose d’angoisse. Ça ne servirait à rien de détailler chacun des titres car ils forment un tout. L’album aurait très bien pu n’avoir qu’un titre ou en avoir le double que ça n’aurait rien changé.

Quelques mots également concernant la pochette de l’album qui est quand même très belle (j’adore les animaux morts !). Il s’agit en réalité d’un tableau intitulé «Sterbender Hirsch» (le cerf mourant) de l’artiste autrichien Karl Wilhelm Diefenbach. Et cet artiste n’a certainement pas été choisi par hasard par notre ami chilien Gabriel puisque Diefenbach est un des fondateurs du mouvement naturiste (qui n’est pas seulement le fait de se balader avec les parties au vent) et a créé une communauté utopiste prônant l’harmonie entre l’homme et la nature. LASCAR choisit donc d’illustrer sa musique par un tableau représentant la beauté dans la mort animale, l’harmonie naturelle de Diefenbach et un logo très typé Black Metal. Le mieux pour se faire idée c’est encore de l’écouter, de préférence plusieurs fois parce que c’est pas toujours très simple d’accès, seul et avec un casque et en forêt à l’occasion d’une balade dominicale ou allant cueillir vos champignons !

Et si ça vous a plu, LASCAR vient de mettre en ligne sur Youtube «Tender Glow», un extrait de leur prochain album «Saudade» qui sortira le 15 septembre 2017.

BHL : Le Duc va passer avec son béret, n’hésitez pas à laisser un petit biffeton! Merci bien!

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1 Commentaire le [Chronique] LASCAR – Absence

  1. Bravo. Duc. Très bon texte. Ça le fait. Félicitations pour ta 1re review.

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