[Chronique] JOHN L – Bring me Home

Bernard-Henri Leviathan

Bernard-Henri Leviathan

Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon !

Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,…et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux!

Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal“Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc.

Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire
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Bring Me Home

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Note : 8/10

 

Quand on voit l’ensemble des projets dans lesquels s’investit John L, jeune guitariste belge, on n’a peu de mal à avoir la puce à l’oreille quant à ce qu’il va se passer en enfournant son premier album, faisant suite à un EP éponyme, dans le lecteur.

Imaginez un mec qu’on voit passer sous différentes couvertures: SABOTAGE (tribute to BLACK SABBATH), SCORPION (tribute to… SCORPIONS), puis dernièrement AZYLYA (Metal symphonique), ça donne une idée des goûts du monsieur. Et les choses sont plutôt bien faîtes car quand il nous arrive avec son propre groupe, son bébé, ses chansons à lui et nous balance « Bring Me Home », quelques visions viennent se loger à l’esprit :

Intérieur tête de Bernard-Henri Leviathan, au milieu du bazar habituel :

Pif !

Paf !

Pouf !

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Black Sabbath, 1970: Geezer Butler, Tony Iommi, Bill Ward, Ozzy Osbourne in , (Photo by Chris Walter/WireImage)

Je me revois, gamin, le zizi tout imberbe, hurlant « Big City Nights» dans le bain (oui, Blackdog, ça a changé tout ça et j’anticipe ta note de relecteur!)(Nota de Blackdog : oui maintenant tu as le crane qui va avec le reste.) ou découvrant les sillons miraculeux de « Taken By Force ».

JOHN L, efficace trio venu de Liège, nous offre du classique. Une collec de douze chansons à ranger entre votre vinyle de « Blackout » et celui de « Paranoid » et… c’est bien parce qu’on ne peut pas ranger un disque entre plus de deux autres que je ne vous propose pas aussi, au hasard, « Bark At The Moon ».

Visions précises donc par le concours de plusieurs composantes. Tout d’abord, le timbre vocal de John est très typé et un brin nasillard. Voilà qui ne trompe pas, on croirait entendre Klaus Meine dans les envolées ou Ozzy aux instants les plus graves. Si l’on conçoit par ailleurs, l’influence très Randy Rhoads/Jake E Lee du guitariste, l’approche du riff en palm-mute très « Paranoid » de « S.A.B.A.M. » (Bloody Sabam?) ou encore les ballades typiques des Allemands que sont « Holy Mary » et « Moonlight », on est dans les clous.

Alors bien sûr, ne restreignons pas non plus le groupe à ces références, il a le droit de voler de ses propres ailes.

Depuis sa création en 2012, Michel Pesch (basse) et Jean-Yves Mollica (batterie et compère dans AZYLYA) complètent la formation. Alors qu’un mix assez sage, sobre en arrangements mais direct et bien équilibré place facilement le premier dans ses harmonisations et contrepoints, le second appuie par sa frappe et l’exercice de la double pédale les attaques plus Metal de certains morceaux (l’orientalisant « Seth », « S.A.B.A.M. », « Bad Pleasure », « Dead Rapist » et « Sweet Girl » à l’intro et à la progression d’accords typées MAIDEN).

S’il y a une manière toujours assez similaire, et avec parfois quelques longueurs, d’appréhender les compositions tout au long de l’album, celles-ci sont souvent axées autour d’un refrain facilement mémorisable et d’interventions fréquentes de la guitare soliste. Tapping, harmoniques, sweeping, legato ou simples lignes mélodiques, les enseignements des illustres guitaristes des 70-80 sont revisités, ce qui n’empêche pas parfois le placement d’un doigté purement bluesy.

Et alors qu’on se démène avec ces images en tête, des growls sur « Seth » créent la surprise! Et on se rappelle que John est également vocaliste pour une formation à la EPICA, la boucle est bouclée. Sur « The Very Last Time », qui pourrait prendre des airs de single par son accroche, c’est une voix scandée de manière légèrement « Hardcore » qui viendra surprendre à son tour, puis les « Hey! Hey! Hey! » Metal, bien qu’un peu monotone, de « Dead Rapist ». Voilà une piste qui serait intéressante à creuser pour la suite, tant l’étonnement que déclenchent ces sorties du cadre est positif.

« Bring Me Home » ne révolutionnera pas le genre, non, mais laissons la révolution aux bolcheviks. Il restera un album dont l’écoute est très agréable, avec des subtilités non négligeables, quelques failles mais un style bien assumé. Vous étiez au Dortmund Festival en 83? Vous aurez de beaux souvenirs ici. Pour les autres, allez prendre un dernier verre avec JOHN L après un de ses lives, avant qu’il ne vous raccompagne chez vous dans l’autoradio. Le classique, ça paye toujours!

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A propos Bernard-Henri Leviathan
Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon ! Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,… et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux! Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal “Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc. Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire

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