[Chronique] EXISTANCE – Steel Alive

Bernard-Henri Leviathan

Bernard-Henri Leviathan

Chroniques, live reports, interviews, piraterie psychique… et danses de salon !

Styles de prédilection : Heavy, Speed, Black et Proto-black, Avant-garde, Doom, Thrash,…et plus ça sonne vieux, plus c’est savoureux!

Albums cultes: Angra “Holy Land”, Helloween “Walls Of Jericho”, Megadeth (… n’importe quel album entre “Killing Is My Business…” et “Cryptic Writings”), Death “Sound Of Perseverance”, Black Sabbath “Black Sabbath”, Ghost “Opus Eponymous”, Therion “Theli”, Mercyful Fate “Melissa”, Immortal“Battles In The North”, WASP “The Crimson Idol”, Yngwie J. Malmsteen “ Trilogy”, Notre Dame « Nightmare Before Christmas », Arcturus « La Masquerade Infernale », etc.

Devise : « Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire » - Baudelaire
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Steel-Alive

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Note : 8/10

Tout commence par quelques notes de clavier dans lesquelles résonnent encore les affres des années 80, période hautement décadente de l’histoire marquée par le ridicule qui ne tue point mais ne rend pas forcément plus fort pour certains, la source intarissable de souvenirs émus pour d’autres ou encore l’idéal où tout est or, à reconquérir chaque jour que les dieux veulent bien nous laisser, pour les derniers !

Tout commence par quelques notes de clavier et nous faisons la rencontre de quatre tout jeunes loups émergeants de la scène française, quatre tout jeunes loups venus de Clermont pour qui les années 80 prennent indéniablement des airs de miracle. Fraîchement signé sur le légendaire Mausoleum Records, le groupe nous sort « Steel Alive », son premier véritable album après 2 démos. Alors bien sûr, avec un nom tel que celui-ci, je vous déconseille de prendre les paris, vous n’aurez pas affaire à du Grind. Avec EXISTANCE, c’est du Heavy Metal pur jus que vous viendrez chercher. Vous aurez parfois l’impression d’entendre un Best-Of de ces années avec des titres très inspirées par les grands que sont JUDAS PRIEST, SAXON, ACCEPT, MSG, etc. Et si l’on a le fond avec le jeu de guitare doublé, triplé, les patterns de batterie dynamiques, le chant à la souplesse lyrique, la basse tantôt appuyant la rythmique tantôt usant du contre-point, on dispose également de la forme : tenues, attitude, coiffures… même les titres de chansons (« Steel Alive », « Prisoner », « The Siren », « Slaughter », etc) ou encore le visuel de l’album, tout en symbole sauvage, rappelant le « The Razor’s Edge » d’AC/DC. Tout y est ! Bien sûr, il n’est pas question d’originalité mais si vous cherchez un état d’esprit, ces gars-là l’ont saisi.

Tout commence par quelques notes de claviers puis les hymnes s’enchaînent. « Legends Never Die », « Dead Or Alive », « Slaughter » (titre tenant le rôle de single dont est tiré le clip de l’album) pour n’en citer que quelques-uns sont de belles réussites portées par des refrains enlevés et une belle exécution mélodique. Les interventions solistes sont brillantes. Jusque dans le feeling et l’attaque des cordes, on sent que l’apprentissage s’est fait à coup de partitions d’Adrian Smith/ Dave Murray (écoutez moi ce solo sur « Slaughter » ou cette harmonisation sur « Steel Alive »), Kirk Hammet, Michael Schenker, par exemple. Les riffs acérés, et à l’arrière goût Hard, sont issus de l’école traditionaliste.

Alors que « The Siren » me fera penser, non sans étonnement, à l’écriture Rock de PLACEBO sur le couplet, la production moderne, la voix de Julian Izard (oui, il y a bien une histoire de famille avec H-BOMB mais laissons-le voler de ses propres ailes) et les passages les plus rapides de l’album me renverront également à la vague allemande de l’ère HELLOWEEN/GAMMA RAY, du premier PRIMAL FEAR ou encore des premiers EDGUY. Sur « Dead Or Alive », les modulations vocales, avec grain et rondeur, donnent une intonation arrière façon Ralph Scheepers ou encore Michael Kiske. Entre cris sur-aigu et graves amples rappelant le timbre bas de Rob Halford sur des albums tels que « Sin After Sin » (le riff allant de paire), cette voix semble extensible et jamais mise en difficulté par des contours délimités.

L’écriture est bonne cependant on pourrait lui reprocher un manque de variété au fur et à mesure des titres. Une fois le produit bien accueilli, on va le suivre jusqu’au bout et il manquerait simplement d’une rupture, d’une surprise pour relancer l’adhésion totale de l’auditeur sur la durée. Il y a bien « Burning Angel » et ses airs de ballade en juste milieu d’album mais, un peu plus faible, il ne sera pas suffisant pour créer cette rupture. Je ne saurais donc que conseiller au groupe de tenter, tout en gardant leur démarche et leur patte, de sortir un peu du carcan strict de leurs influences pour apporter une once de variété à leur prochaine production.

Après ces 11 titres, il est évident que ces jeunes gens ont tout du potentiel des grands et, pour les avoir déjà vus, le professionnalisme qu’on entend sur album ne se délite pas sur scène. Surveillez vos salles, le groupe déjà bien lancé passera certainement d’ici peu à quelques kilomètres de chez vous, un belle occasion de vous faire revivre vos folles jeunes années ou alors de découvrir, un brin suspect, celles de vos parents. Toute une attitude, je vous dis !

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