[Chronique] DRAKKAR – Diabolical Empathy

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Drakkar, le mythique groupe de Heavy Speed Metal Belge des années 80, est bel et bien de retour !

Depuis leur reformation de 1999, le combo n’a cessé de nous offrir des prestations live de hautes volées parsemées d’albums de plus en plus inspirés (X rated reloaded en 2012 puis Once upon in Time in Hell en 2014) . Que dire du chemin que les vétérans ont parcouru depuis 1983 ?

Ce groupe a depuis ses débuts montré une volonté d’acier de prouver que le Plat Pays était également une Terre de Metal et que ses défenseurs comptaient bien montrer les crocs !

Au programme un voyage historique au cœur des heures les plus sombres de la Terre et des esprits les plus ténébreux.

On ressent à chaque instant du disque une volonté cathartique d’exposer au grand jour le mal absolu, de le disséquer et d’en extraire toute sa substance . Voyage au cœur de la Bête ? Absolument !

L’ambiance de ce disque est aussi bien prenante que pesante, on côtoie de fil en aiguille la démence, la paranoïa, la violence mais aussi dans une certaine mesure l’espoir, la résignation et la mélancolie.

Au travers de ses 13 titres, Diabolical Empathy réussit à construire une atmosphère sans pareil, un chemin brumeux au travers des abîmes d’une multitude d’esprits torturés.

Après une intro cryptique et angoissante (The Arrival) fleurant bon l’influence de Mercyful Fate, on est accueilli directement par « Rose Hall’s Great House » posant les jalons de ce que va être cette aventure. Au programme, des rythmiques assassines parfaitement maîtrisées, le tout encadré par une batterie virtuose et meurtrière servant à offrir en pâture l’auditeur à la voix possédée et démoniaque de Leny. Que dire de ce dernier ? Un monstre de puissance de bout en bout, alternant refrains entêtants et mélodies inspirées, il incarne littéralement l’âme de cet album et mène ce macabre orchestre à un niveau d’intensité rarement égalé.

On ne ressort pas de l’écoute de cet album intact, chaque seconde est pensée pour installer un climat particulier et incandescent. Chaque chanson amène sa pierre à l’autel maléfique qu’est Diabolical Empathy. Mention spéciale à « Stigmata » et « Plague or Cholera » qui sont de réelles claques dans la gueule montrant avec ferveur que le groupe a bien élevé son jeu et compte bien rappeler qui sont les patrons !

Le duo Richy et Pat fait des merveilles, tandis que le premier est irréprochable et puissant dans ses rythmiques, le deuxième se permet de magnifiques envolées de Lead notamment sur « Stigmata » et « Evil Below ». Côté basse, « Jesus » Humungus est venu prêter main forte au combo belge après le départ de Tytus ayant préféré se concentrer sur ses activités d’ingé son. Son jeu vient apporter cette touche de noirceur particulière et efficace permettant, si besoin était, d’étoffer le bunker que constitue la section rythmique de Drakkar.

De son côté Adrien sublime chaque chanson, sa double pédale et sa maîtrise sont juste bluffants et on ne pourra que féliciter tous les efforts de ce fou furieux qui n’a eu de cesse de s’améliorer dans l’espoir d’intégrer la formation.

Il convient également de revenir avant de se quitter sur un véritable bijou proposé sur ce, déjà culte, Diabolical Empathy, j’ai nommé « Stay with Me ». Cette power ballad est une tuerie ! Elle vient démontrer tout le talent du groupe à se réinventer et à exceller là où on ne l’attend pas. Incroyablement secondé par Julie Colin d’Ethernity, Leny explore ici une nouvelle facette de sa voix. Loin de son côté mi King Diamond mi Udo auquel il nous a habitué, il repousse ici ses propres limites et vient littéralement nous donner des frissons sur une ballade qu’il aurait pu facilement partager avec Miss Doro Pesch tant la qualité est au rendez vous.

Bref vous l’aurez compris, l’album, mixé et masterisé par François Dediste du Ear we go Studio va, à n’en point douter, devenir une pierre angulaire de la discographie de Drakkar et même sans exagérer s’imposer comme un monument du Heavy Metal Belge .

Je vous laisse avec le premier Single, c est à dire la chanson « Hitchhicking of Pain »

Hunter pour LoC

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1 Commentaire le [Chronique] DRAKKAR – Diabolical Empathy

  1. Super, Hunter. Super !!!

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