[Chronique] DEEP PURPLE – The official Deep Purple (overseas) live series “Paris 1975”

 

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Il y a peu, j’ai eu le plaisir d’introduire cette série de lives de DEEP PURPLE et, notamment, le « Copenhagen 72 »

Aujourd’hui, nous nous intéressons à un autre live loin d’être inintéressant dans la carrière du groupe.

1975, nous sommes en plein dans la courte mais intense période du mark III de DEEP PURPLE. Les plus jeunes me demanderont « c’est quoi ça ? », je leur répondrai « assieds-toi, petit con, je t’explique ».

DEEP PURPLE est un groupe ultra prolifique qui a la particularité d’avoir eu à changer des membres clefs de son line-up à plusieurs reprises.

La plupart des groupes meurent dans ces circonstances mais là où ce groupe est insupportablement particulier c’est que des demi-dieux ont remplacé des demi-dieux de matière quasi systématique.

Et là, non seulement un extraordinaire bassiste en a remplacé un autre mais un génialissime vocaliste a succédé à un autre, en un temps record.

1973 est l’année de sortie de l’album « Who Do We Think We Are », dernier sorti avec le chanteur Ian Gillan. Les tensions dans un groupe épuisé par le rythme des tournées et la pression mise par le label pour précipiter la sortie de l’album le font se scinder en deux.

1974, Blackmore, Lord et Paice recrutent Glenn Hugues à la basse et David Coverdale au micro.

Le premier vient de TRAPEZE, un groupe de hard rock qui a regorgé de membres qui sont devenus des figures du metal.

Coverdale, lui, est alors encore inconnu mais pas pour très longtemps.

C’est cette formation que l’on nommera mark III et qui animera le groupe de mi-1973 à mi-1975. Deux années mais aussi deux albums et deux œuvres majeures du hard rock.

Le groupe ne perd pas de temps et sort l’album culte « Burn » cette même année et enchaine avec l’album non moins culte«  Stormbringer ». Ces deux albums sont fondamentalement imprégnés de l’influence des nouveaux membres. Glenn Hugues est un extraordinaire compositeur et est capable de grosses lignes d’improvisations en live. David Coverdale est, lui, capable de développer une voix grave et rocailleuse et de passer à des aigus stridents mais maitrisés sans transition.

On pourra reprocher à ce musicien son goût pour le commercial mais il reste incontestablement un des meilleurs vocalistes ayant officié dans le hard rock.

Le live, dont il est aujourd’hui question, correspond à la tournée du « Stormbringer World Tour » dont l’enregistrement le plus connu jusqu’à maintenant (puisque distribué) est le « California Jamming » de 1974.

Quel est l’intérêt de posséder ce « Paris 1975 » en plus, me demanderez-vous ?

Il y en a en fait plusieurs, tout d’abord, les set- lists.

« Paris 1975 » contient dix titres, le « California » en contient six, cinq sont communs. Autrement dit, ce ne sont pas les mêmes du tout.

Second intérêt, cette période du groupe est marquée par une propension énorme au jam et à l’improvisation, certains morceaux voient leur longueur tripler par rapport au studio et les versions varient quasiment au jour le jour.

On pourra remarquer d’ailleurs quelques éléments anecdotiques comme le pain magistral dans l’intro du sublime « Mistreated » à un moment où cela parait impossible d’en mettre un (morceau qui dure ici plus de 12 mn), ou encore l’énorme clin d’œil de Lord à l’ « Odyssée de l’espace » en introduction de « Space Truckin’ ». Il y a plein d’autres petits clins d’œil et de petites choses à chercher mais si je vous disais tout, ce ne serait pas drôle.

Après cela, Rictchie Blackmore mettant les voiles, le groupe recrutera Tommy Bolin (guitare et chant) et sortira un album plus particulier «Come Taste The Band « , unique représentant du Mark IV, que Coverdale ne défendra pas, il quitte le groupe et commencera une carrière solo qui mènera à la création du célèbre WHITESNAKE.

Tommy Bolin décédera en 1976, marquant la fin d’une période faste pour DEEP PURPLE.

On appréciera de pouvoir comparer l’interprétation des titres mythiques du groupe chantés par Coverdale (« Smoke On The Water », « Highway Star »), la modernité de titres comme « Stormbringer » qui constituent l’essence de ce que sera WHITESNAKE.

On profitera aussi de la rareté de certains titres comme « Lady Double Dealer ».

L’artwork de cette série de live n’est pas vraiment extraordinaire mais, en revanche, des bonus intéressants sont inclus, quelques explications supplémentaires sur ce live et surtout une interview en bonus audio de Coverdale, Hugues et Paice.

Tracklist :

Burn
Stormbringer
The gypsy
Lady double dealer
Mistreated
Smoke on the water
You fool no one
Space Truckin’
Highway star

Je n’ai pas donné de note lors de ma première chronique du live de 1972, cela n’avait pas de sens, cela n’en a pas non plus pour celui-ci, allez donc noter la légende…

 

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