[Chronique] DEEP PURPLE – Infinite

Il est assez rare que l’on se penche sur les sorties internationales des groupes légendaires comme Deep Purple au sein de Lords Of Chaos. Pourtant cet album fait figure d’exception.

D’une part car celui-ci pourrait bien être le dernier de leur carrière, rappelons que l’actuelle tournée se nomme ‘The Long Goodbye » mais aussi parce qu’à notre grande surprise, ce dernier est beaucoup plus intéressant qu’il n’y parait. On ajoutera à cela qu’il s’agit d’un 20ème album d’un groupe fondé il y a exactement 50 ans…

Bien entendu, exit les folles envolées lyriques de Ian Gillan, on le sait depuis longtemps elles ne sont plus dans ses possibilités. Pourtant le chanteur s’en sort en se tournant vers un chant plus posé, lorgnant bien plus souvent vers le blues moderne.

Don Airey s’exprime pour la première fois à mon sens. Bien qu’il fasse toujours du « son Purple », il se dédouane volontiers  de son prédécesseur. Glover et Paice sont toujours impeccables comme au premier jour. Le seul défaut, ou disons inintérêt, pour moi proviendra comme toujours du jeu de Morse auquel je n’ai jamais été sensible, accordons lui qu’il est passé après les plus grands.

L’intérêt de cet album ne réside pas dans la prouesse bien évidemment, si ce n’est celle d’être toujours capable de calibrer un morceau sans défauts, sans longueurs mais il se trouve très clairement dans un retour à l’approche Prog et non Rock du groupe, un titre comme « Hip Boots » synthétisera toute cette idée.

On notera une petite reprise en guise de clôture d’album avec une réinterprétation du « Roadhouse Blues » des Doors. Un titre plein de symboles, un retour à l’année de sa sortie, 1970, qui marque la première phase de consécration de Deep Purple et un titre qui évoque l’infinité de la route « Let it roll baby, let it roll… »

Il y a avec cet album un sentiment particulier, peut-être personnel, l’impression de voir un groupe mythique qui m’accompagne depuis les débuts partir très discrètement, sans le dire, à l’opposé de ces groupes qui sont déjà parti dix fois. Il me plait donc de rappeler aux plus jeunes d’entre-vous que Deep Purple c’est ça, ou encore ça et bien plus encore….

Bernard-Henri Leviathan : Mon pote Blackdog me dit : « vas-y, tu peux rajouter ta bafouille »… Mais comment voulez-vous? Il a piqué toutes mes idées!  Néanmoins, si d’aventure il m’arrivait de crever ces prochaines semaines, je me verrais bien avec une petite diffusion de « All I Got Is You » aux funérailles. Il y a tout dedans. De la sérénité, de la sincérité, de la magie, du psychédélisme et plein d’autres choses parfaites pour faire le bilan et se casser de ce monde! Rien que pour ce titre, l’album vaut déjà le détour. Pour les autres, Blackdog a tout dit. Mais ne les lui passez pas à son enterrement. Il ne veut pas d’enterrement Blackdog. Quand il mourra, il veut juste être mangé par ses chiens, comme ça ils garderont toujours un peu de leur maître avec eux et ils feront caca avec le reste. Ça fera pousser de belles plantes et Blackdog continuera de coloniser le monde par la force de son esprit qui coulera dans la sève. C’est un true, Blackdog. Un mec qui a été élevé au Deep Purple!

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1 Commentaire le [Chronique] DEEP PURPLE – Infinite

  1. Mêmes sentiments
    Tout est dit

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