[Chronique] DARKENHÖLD – Castellum

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darkenhold

Note : 8/10

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Les membres de DARKENHÖLD ont la nostalgie du passé c’est le moins que l’on puisse dire ! D’une part parce que leur concept tourne autour des temps anciens, de l’époque médiévale où la grandeur d’un royaume n’avait d’égal que la splendeur son château. D’autre part parce que la musique proposée par les provençaux est clairement encrée dans le paysage Black Metal des années 90. C’est en tout cas dans cet état d’esprit que s’inscrit le troisième album de la formation : Castellum.

Voyons si cet opus mérite ce long voyage vers le temps anciens…

Niveau influences le groupe évoque quelques grands noms ayant apporté leur pierre à l’édifice de l’Art Noir : EMPEROR, ANCIENT, DIMMU BORGIR ou encore SATYRICON. Pour moi l’influence la plus marquante est celle de la bande à Shagrath. On retrouve vraiment l’ambiance des premiers albums de la formation de par la présence assez marquée de claviers sous plusieurs formes (ambiances, piano, …) jusque dans le timbre de voix ou encore le phrasé et la mélodie du chant.

L’album démarre fort avec l’excellent « Strongholds Eternal Rivalry ». Le groupe a vraiment mis le paquet sur ce morceau. On y trouve la quasi totalité de ce que DARKENHÖLD propose dans sa musique : des blasts beats, de belles mélodies aux guitares saturées ou électroacoustiques, le partage du chant anglais et français, des claviers rappelant fortement les groupes scandinaves, une basse très technique et bien présente. Cette dernière m’a tout de suite fait penser à HEGEMON, un autre groupe français malheureusement un peu moins présent aujourd’hui…

L’album s’écoute avec grand plaisir. Les compositions sont bonnes et piochent par-ci par-là dans ce qui se fait de mieux dans le style. « Majestic Dusk Over The Sentinels » avec ses claviers volontairement retro mais excellents à la DIMMU BORGIR période For All Tid / Stormblast. « Le Souffle Des Vieilles Pierres » avec ses guitares électroacoustiques rappelant THE OLD MAN’S CHILD sur Born Of The Flickering. « L’incandescence Souterraine » se fait beaucoup plus brute, presque tribale avec une batterie que n’aurait pas reniée SATYRICON. Les magnifiques mélodies de guitares faisant leur apparition en seconde partie de morceau… « Mountains Wayfaring Call » se hisse également au niveau des compositions de leurs compatriotes HEGEMON.

Bien sûr le groupe n’évitera pas quelques écueils comme quelques riffs rappelant trop clairement ceux de leurs illustres ainés scandinaves (sur « The Bulwarks Warlords » par exemple) ou quelques soucis au mix où les voix françaises parlées ou simplement chuchotées le sont parfois un peu trop… La musique proposée n’étant pas toujours très originale, on se rend compte évidemment des influences du groupe mais sans que cela tourne véritablement au plagia. Globalement la qualité est bel est bien au rendez-vous. L’alternance du chant en anglais/français est judicieusement employée et le chant Black en français est loin de toute caricature. Le premier morceau de l’album devrait à lui seul vous emballer tellement la composition, les arrangements et les plans proposés sont excellents. Au final DARKENHÖLD parvient à nous emmener dans ce voyage temporel grâce à ces 8 titres (+2 instru) de Black Metal médiéval de très bonne facture. Le groupe parvient à digérer tout ce qui a pu se faire dans le milieu des années 90 (attention tout de même aux aigreurs d’estomac !) et le retranscris à sa sauce. Pari réussi pour les provençaux qui parviennent à se hisser aux côtés de ces groupes qui font la fierté du Black Metal hexagonal toutes déclinaisons confondues (BELENOS, BLUT AUS NORD, DIAMOND EYED PRINCESS, DEATHSPELL OMEGA, NOCTIS…)

Il ne me reste plus qu’à leur souhaiter un avenir radieux dans le passé !

Tracklisting

1 – Strongholds Eternal Rivalry
2 – Le Castellas du Moine Brigand
3 – Majestic Dusk Over the Sentinels
4 – Glorious Horns
5 – Feodus Obitus
6 – Le Souffle des Vieilles Pierres
7 – L’Incandescence Souterraine
8 – Mountains Wayfaring Call
9 – The Bulwarks Warlords
10 – Medium Aevum

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