[Chronique] BLOOD FEAST – The Future State Of The Wicked

Mike Elektrökuthör

Archéologue du Metal (Thrash Old School en particulier) à la recherche de la petite pépite méconnue ou mésestimée. Les 80's/90's regorgent de groupes comme ça et c'est mon devoir de les trouver, les écouter et partager mon avis sur ma découverte.
Mike Elektrökuthör
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Comme je l’avais mentionné dans une des mes anciennes chroniques (j’ai oublié laquelle, désolé…), BLOOD FEAST est de retour pour le meilleur (des tournées un peu partout) et surtout pour le pire (un nouvel album)…

Pourquoi est-ce si dramatique ? Parce que, si vous avez lu ma chro’ de « Kill For Pleasure », vous savez que le groupe ne brillait que grâce à son chanteur Gary Markovitch qui n’est pas de la partie sur cette nouvelle offrande. D’ailleurs, il ne reste qu’Adam Tranquilli (Guitare) du line up d’origine, les autres membres sont tous issus de diverses formations dont j’avoue ne jamais avoir entendu parler…
Du coup, c’est un tout nouveau groupe que nous avons là (CJ Scioscia à la 2ème guitare, Joe Moore derrière les fûts, Tom Lorenzo à la basse et Chris Natalini au chant).

La question qui est sur toutes les lèvres : est-ce que ce nouveau line up permet à BLOOD FEAST de briller plus que par le passé ??
Bien sûr que non… « The Future State Of The Wicked » est un album fade et sans saveur. Ça se contente de bourriner (comme avant) mais en moins bien, ça meuble en collant des solos nuls de partout et le pire du pire, ça reste la voix de ce pauvre Natalini… C’est terrible à quel point elle est insupportable. On croirait le caniche du voisin qui ne peut pas s’empêcher d’aboyer comme un con lors de sa promenade pipi le dimanche matin à 7h… Ce gros point noir entache sérieusement l’album car le chant est bien mis en avant et comme on entend que ça, ça gâche vraiment tout le reste qui n’est déjà pas vraiment passionnant.

Car, oui, ce n’est pas bien folichon ce qui se passe sur ce disque, ça tourne en rond, c’est répétitif à souhait et on a l’impression de toujours écouter le même titre. Du coup, le disque semble durer des plombes alors qu’il ne dépasse pas les 45 minutes règlementaires. L’écoute en devient pénible et éprouvante, on en ressort groggy et épuisé… C’est bien simple, je n’ai jamais réussi à l’écouter d’une traite.

Des points positifs ?? Oui, les 2 premiers morceaux sont assez sympas si on fait abstraction du chant. « I.N.R.I. » possède une bonne ligne de guitare solo et la rythmique de « Off With Their Heads » n’est pas trop mal. On peut éventuellement noter le côté catchy de « Brethren » et les changements de tempos de « Last Rites » qui sont plutôt appréciables mais ça reste assez anecdotique.

En somme, je ne suis même pas déçu de ce retour raté car c’était prévisible. On ne fait pas d’un âne un cheval de course mais on saluera l’effort qui a été fait sur la production qui, pour une fois, n’est pas trop dégueu même si la voix est trop en avant. Ça sonne naturel tout en sonnant un peu « dépassé » et j’aime beaucoup ce style de prod’.
Encore un album d’un groupe sur le retour à ranger à côté des  «come back » inutiles qui ternissent l’image des groupes concernés.

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