[Chronique] ARKONA – Vozrozhdeniye (2016) Remake ? Reboot ?

Herbert Al West - Réanimateur Recalé

Herbert Al West - Réanimateur Recalé

Grand amateur de films d'horreur et de musiques de films, j'ai découvert le monde du metal par ce biais là. D'abord de façon presque subliminale en découvrant, jeune adolescent impressionnable, le clip d'Alice Cooper réalisé pour Vendredi 13, Chapitre VI (la chanson He's Back, The Man Behind The Mask). Mais c'est surtout le visionnage du film Shocker (Wes Craven, 1989) et sa formidable bande son qui me firent basculer du côté obscur. J'ai donc commencé par Alice Cooper, Kiss, Megadeth, Bonfire et pas mal d'autres. Mes goûts en matière de metal sont très variés, selon l'humeur, allant de l'AOR au Death Metal en passant par beaucoup de Heavy classique, du Thrash et du Prog, sans oublier le Metal Sympho. Les albums que j'ai le plus usé sur ma platine sont incontestablement : Rust in Peace, de Megadeth, Painkiller, de Judas Priest, Seventh Son of a Seventh Son, d'Iron Maiden, Antichrist Superstar, de Marilyn Manson, Great Escape, de Seventh Wonder, The Divine Wings of Tragedy, de Symphony X, In Their Darkened Shrines, de Nile, Victory Songs, d'Ensiferum, 1614, d'Opera Diabolicus, At The Edge of Time, de Blind Guardian, Herzeleid, de Rammstein, Opus Eponymous, de Ghost, Seasons in the Abyss, de Slayer, Hell Destroyer, de Cage, Bent out of Shape, de Rainbow, Legendary Tales, de Rhapsody, Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth, Battle Magic, de Bal-Sagoth, A Retrospective, d'Empyrium, The Fourth Legacy, de Kamelot, Horrorscope, d'Overkill, Panzer Division Marduk/Nightwing, de Marduk, et l'intégrale de Dio, d'Alice Cooper et d'Iced Earth ! Je déteste voir de brillants projets sombrer dans l'oubli et le split pur et simple, comme par exemple le sublime Slaves for Life d'Amaseffer, qui restera à mon avis fils unique à tout jamais. J'ai tenu un blog orienté metal, mais aussi BOF et films tout court. Mais il me manquait pour m'épanouir de rejoindre cette bande de fous que forment les Seigneurs du Chaos !
Ah oui, et comme vous l'avez remarqué, j'adore écrire long...
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Vozrozhdenie ! Huitième effort des russes d’Arkona ! C’est tout du moins ainsi que j’ai perçu la chose en apprenant la sortie de ce nouvel album à la pochette qui ravirait Alexandre Nevski ! Et puis je me suis dit que ce nom, Vozrozhdenie, me disait quelque chose… Zut, mais c’était celui du premier effort de la bande à Masha, sorti en 2004 !

Et à y regarder de plus près, effectivement, ce « Renaissance » (traduction en français) est bel et bien un ré-enregistrement de celui par lequel tout commença. Masha et ses sbires ont-ils été frappés du syndrome de Georges Lucas, consistant à reprendre sans arrêt son matériau d’origine pour y rajouter ce que la technologie de l’époque ne pouvait se permettre ? Embrouille avec un label forçant une sortie non désirée ? Honte de ce premier effort au vu de la brillante discographie qui suivit ? Je ne sais que vous répondre.

Le collectionneur au porte-monnaie non regardant sera comblé par cet étrange objet, lui donnant l’opportunité de posséder deux versions, deux points de vue au style très différent sans pour autant dénaturer l’ensemble. Quoique… En 2016, on remplace les claviers cheaps par de véritables flûtes et pipeaux. Pour le côté folklo, c’est vrai que ça donne plus de gueule à la chose, comme sur Solntsevorot, morceau qui sort grandi par l’exercice. D’un autre côté, on perd l’essentiel de ce que possédait l’original, à savoir ce côté bricolé qui teintait le tout d’une ambiance atmosphérique unique abandonnée par la suite. C’est perceptible dès l’introductif Kolyada, qui en perd son caractère brumeux, presque inquiétant. Le morceau reste beau mais… différent… comme une amie pas vue depuis longtemps, que tu trouvais canon, et qui finalement s’est terriblement affadie après douze ans, même avec renfort de botox et collagène, SURTOUT à cause de ça !

Le chant rageur de Masha paraît moins agressif, plus lissé, ses couches de voix nettement superposées, empilées de façon trop artificielle. Les classiques que sont Pod MeshamiBrate Slavyane et Chornyye Vorony n’en sortent pas grandis, voire même y perdent en spontanéité. L’intro de Maslenitsa est toujours aussi foutraque, brouillonne, même si les instruments folkloriques et la mise en avant des guitares rajoutent un net plus à ce morceau plutôt festif.

Le gommage a touché également les « effets spéciaux » qu’étaient ces petits bruits empruntés à Dame Nature et qui renforçaient jadis son côté atmosphérique : plus de corbeaux croassant, finie la pluie qui tombe, bannie la mer qui gronde.

Reste pour moi cependant le plus beau, qui fait finalement que ce nouvel effort ne restera pas vain : Rus ! Ce superbe morceau y gagne en force et en émotion, la nouvelle production, plus lissée, n’y étant pas étrangère. Les guitares aussi y sont plus marquantes, bénéficiant du son plus étoffé de la chose, et la voix de Masha « Scream » y possède enfin la force d’évocation qu’on lui connait, parvenant à transcender ce qui était déjà pour moi le plus beau morceau d’un premier album de jeunesse vite dépassé par les superbes albums qui allaient suivre.

Une sortie anecdotique donc, bénéficiant évidemment d’un meilleur son, mais ayant choisi de gommer les imperfections qui faisaient justement que ce jalon mineur de la carrière du groupe possédait une saveur délectable. A prendre pour son côté « curiosité ». Pour ma part, j’aurais préféré une version « live » de l’album (c’est tendance) incorporant les nouveautés.

 

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A propos Herbert Al West - Réanimateur Recalé
Grand amateur de films d'horreur et de musiques de films, j'ai découvert le monde du metal par ce biais là. D'abord de façon presque subliminale en découvrant, jeune adolescent impressionnable, le clip d'Alice Cooper réalisé pour Vendredi 13, Chapitre VI (la chanson He's Back, The Man Behind The Mask). Mais c'est surtout le visionnage du film Shocker (Wes Craven, 1989) et sa formidable bande son qui me firent basculer du côté obscur. J'ai donc commencé par Alice Cooper, Kiss, Megadeth, Bonfire et pas mal d'autres. Mes goûts en matière de metal sont très variés, selon l'humeur, allant de l'AOR au Death Metal en passant par beaucoup de Heavy classique, du Thrash et du Prog, sans oublier le Metal Sympho. Les albums que j'ai le plus usé sur ma platine sont incontestablement : Rust in Peace, de Megadeth, Painkiller, de Judas Priest, Seventh Son of a Seventh Son, d'Iron Maiden, Antichrist Superstar, de Marilyn Manson, Great Escape, de Seventh Wonder, The Divine Wings of Tragedy, de Symphony X, In Their Darkened Shrines, de Nile, Victory Songs, d'Ensiferum, 1614, d'Opera Diabolicus, At The Edge of Time, de Blind Guardian, Herzeleid, de Rammstein, Opus Eponymous, de Ghost, Seasons in the Abyss, de Slayer, Hell Destroyer, de Cage, Bent out of Shape, de Rainbow, Legendary Tales, de Rhapsody, Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth, Battle Magic, de Bal-Sagoth, A Retrospective, d'Empyrium, The Fourth Legacy, de Kamelot, Horrorscope, d'Overkill, Panzer Division Marduk/Nightwing, de Marduk, et l'intégrale de Dio, d'Alice Cooper et d'Iced Earth ! Je déteste voir de brillants projets sombrer dans l'oubli et le split pur et simple, comme par exemple le sublime Slaves for Life d'Amaseffer, qui restera à mon avis fils unique à tout jamais. J'ai tenu un blog orienté metal, mais aussi BOF et films tout court. Mais il me manquait pour m'épanouir de rejoindre cette bande de fous que forment les Seigneurs du Chaos ! Ah oui, et comme vous l'avez remarqué, j'adore écrire long...

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