[Chronique] 6:33 – Deadly Scenes

Ian Kill Munster
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Mais que s’est-il donc passé à 6:33 ? Une catastrophe naturelle, un événement géopolitique  extraordinaire, l’arrivée d’un nouveau Messie (non pas le footballeur, mais plutôt celui qui marche sur  l’eau, vous voyez !), ou alors une découverte fabuleuse ????  Eh bien, pour moi, «6:33» a vraiment été  une découverte fabuleuse, pas avec cet album, non, non, déjà avec l’excellent «The Stench From The  Swelling – A true story» et leur collaboration avec «Arno Strobl». J’avais été mis K.O. d’entrée avec  ce  Metal fusion original, non ouï depuis bien longtemps,….’Jadis’ comme on disait.

J’avais alors  retrouvé la même jouissance qu’en 1989 lors de la sortie de l’OVNI «The Real Thing» de «FAITH NO  MORE», car la même folie se retrouve dans ces 2 groupes, cette envie de mélanger le Metal avec un tas d’autres genres sans que cela nuise à l’efficacité de leur musique.

Dès le début de l’album, on sent que l’on va vivre une expérience inhabituelle et unique, déjà avec l’ambiance du début de «Hellalujah» et son cœur negro-spiritual. Puis le délire commence, l’influence de «FAITH NO MORE» est tout de suite palpable, ainsi que les autres méfaits «pattonesques», sans oublier quelques touches de «DEVIN TOWNSEND». Ce 1er titre nous met de suite dans l’ambiance, le mot Fusion prend ici tous son sens.

Ce «Deadly Scenes» regorge donc, pêle-mêle, de gros riffs, de cœurs féminins, de passages ‘Big band’ années 50, d’autres passages plus Jazz, de sons de cloche, de cris,….… j’en passe et des meilleurs, mais le tout est si bien exécuté qu’à la fin j’avais les yeux (et les oreilles) grands ouverts et je me suis dit : «Whaouuuuu ! Bordel de mer**, c’est ‘géantastiquement wonderful’ » (It’s wonderful, it’s wonderful, it’s wonderful, Good luck my babe, It’s wonderful, it’s wonderful, it’s wonderful, I dream of you, Chips, chips, du-du-du-du-du…..).

Alors, ceux qui avaient déjà fortement accroché au précédent opus (et non, aux puces) du groupe seront ici en terrain connu, mais l’expérience a toutefois été poussée encore un peu plus loin. Je ne sais d’ailleurs pas si on pourrait aller encore plus loin sans justement tomber dans le chaos sonore, le n’importe quoi. La production est vraiment top, tous les petits détails, les sons, les instruments sont perceptibles.

«Rorschach», au chant, est tout bonnement parfait, «Niko» (guitare) et «S.A.D» (basse) font un travail énorme pour justement donner aux titres le côté Metal, groove et pêchu, tandis que «Howahkan Ituha» et « «Hashtag» s’amusent comme des petits fous avec leurs machines, en nous sortant toutes sortes de sons et d’ambiances. Les nombreuses parties chantées féminines apportent vraiment un plus aux différents titres.

Certains refrains vous obséderont tandis que vous trouverez d’autres parties plutôt envoûtantes.  Parfois, au cours de l’écoute, on a l’impression d’être passé au morceau suivant, mais en fait que nenni, c’est toujours le même, mais avec un rythme différent ou une ambiance différente, voire un bon gros délire.

La durée des chansons est assez longue, 6 titres sur 9 font plus de 5mn 30 (avec une pointe à 13mn 30 pour le titre «Deadly Scenes»). Il y a également beaucoup d’atmosphères cinématographiques (genre ambiance de films de «Tim Burton» ou vieux films d’horreur de série B). Certaines chansons sont ‘completely crazy’ et il faut une sacrée dose de génie pour composer ce genre de musique, car ce qui pourrait paraître comme un joyeux foutoir est sacrément bien organisé. On pourrait également penser que cela lasserait vite mais ce n’est nullement le cas, au contraire, on en redemande (r’mettez moi z’en une louche, siouplait !). Même après plusieurs écoutes, on découvre de nouvelles choses, des sons que l’on n’avait pas perçus jusqu’alors.

Bien sûr il faut éviter d’écouter cet album en bricolant, par exemple, votre cerveau ne tiendrait pas le coup.  Plus je l’écoute et plus je me dis que ce pourrait être une super bande originale pour une comédie musicale dans le genre du «Rocky Horror Picture Show» fricotant avec «Beetlejuice». Je serais d’ailleurs curieux d’assister à un de leurs concerts afin de voir comment ils arrivent à retranscrire tout ce qu’il y a sur l’opus.  Le seul petit point noir (même s’il y a ‘Biactol’), mais vraiment tout petit, c’est le titre «Deadly Scenes», pas qu’il soit mauvais, loin de là mais, pour moi, il est un peu trop long (comme quoi : « plus c’est long, plus c’est bon » n’est pas totalement exact).

Un grand bravo aussi pour la pochette qui retranscrit assez bien leur folie, car pas de doute, je vous le dis : ils sont fous, crazy, loco, narr, Сумасшедший et je pense qu’entre chaque prise de son pendant l’enregistrement, ainsi qu’entre chaque date de concert, ils doivent regagner un asile regroupant les fous les plus dangereux de la planète, j’en mettrais ma main à couper (ou plutôt la main d’un pote).

En tout cas, moi je dis : ‘chef d’œuvre’ !

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